Réserve
naturelle en Indonésie : le parc marin de
Wakatobi
Il y a quelques années, L’Indonésie
a décidé que Wakatobi deviendrait
un parc marin national.
Cette réserve naturelle englobe un groupe
d’îles qui font partie de l’archipel
de Tukang Besi. Cet archipel se situe au sud-est
de la péninsule de Sulawesi.
Les quatre îles principales sont Wangi-wangi,
Kaledupa, Tomia et Binongko.
Ces petites îles bordées de récifs
renferment de véritables merveilles. Les
amoureux des fonds sous-marins peuvent y découvrir
de multiples espèces aux couleurs chatoyantes.
La faune marine
La faune et la flore de ces îles sont particulièrement
riches. Le versant récifal de Kaledupa est peuplé
d’un nombre impressionnant d’anémones de
mer et de superbes poissons clowns qui vivent en symbiose.
Mais, on peut également croiser des espèces
de tailles importantes comme le Napoléon géant
de près de 2 m de long.
Avec un peu de patience, vous pouvez admirer des orques ou
des requins baleine. Le requin corail est un des habitant
permanent de ces eaux. Il ne menace en rien la sécurité
des plongeurs.
Pour ce nourrir, ce requin fait le mort ; les petits poissons
des récifs, trompés par sa ruse, ne lui échappent
pas.
Ce requin se caractérise par l’extrémité
supérieure de ses nageoires dorsales et caudale blanche.
Mais, il ne faut pas le confondre avec le requin à
pointes blanches.
Le Requin corail
Avec ses 2 m de long, il se glisse sans problème entre
les fentes et les crevasses du récif. Il peut rester
tout à fait immobile, posé sur le fond.
Ce requin est surtout actif la nuit. Il n’est pas dangereux
pour l’homme.
La tortue verte et la tortue à écailles se
rencontrent souvent dans ses eaux. La tortue verte qui est
une tortue marine doit son nom à la teinte verdâtre
de sa graisse et non à la couleur de ses écailles.
Maladroite sur terre quand elle revient sur les plages pour
pondre, elle est d’une grâce féerique dans
l’eau.
La tortue à écailles est plus petite que la
tortue verte bien qu’en vieillissant, elle lui ressemble
beaucoup. On la surnomme également tortue imbriquée.
Ce nom lui vient des écailles de la dossière
qui sont imbriquées les unes sous les autres, comme
les ardoises d’un toit.
Bien que la raie manta soit un poisson des grands fonds,
on peut la croiser près des sites de plongée,
non loin du rivage.
C’est une créature à l’élégance
impressionnante. Elle se nourrit de plancton et doit nager
constamment en faisant onduler avec grâce ses nageoires
pectorales.
Malgré sa taille énorme et sa bouche démesurée,
le « diable de mer », son surnom, se nourrit de
petits organismes marins.
Elle ne représente donc aucun danger pour nous.
On prétend que ce sont « ses cornes »
qui encadrent sa bouche, qui lui on valut son surnom. En fait,
de nombreuses légendes courent à son sujet.
Les marins ont longtemps cru qu’elle pouvait entraîner
les navires au fond de l’océan. Aux îles
Tuamotu, on raconte qu’elle empêche les pêcheurs
de nacre de remonter à la surface en s’étalant
au-dessus d’eux.
Kaledupa à marée
basse
Si un tel accident s’est déjà produit,
c’est vraiment le fait du hasard car la raie manta est
totalement inoffensive.
Il est vrai que son envergure de 7 m pour un poids d’environ
2 tonnes en fait l’un des poissons les plus gros des
océans.
Une éponge taureau entourée
d'antheas
Une autre créature également appelée
« diable des mers » mais beaucoup plus petite
peut, elle, par contre provoquer de douloureuses blessures
avec son aiguillon venimeux.
De même, il faut se méfier des poissons de la
famille des Scorpénidés comme la rascasse, également
appelée scorpion de mer. C’est un poisson redoutable
au corps couvert d’épines et de lambeaux de peau.
Ses aiguillons venimeux sont très dangereux. Le venin
est aussi toxique que celui de la vipère. Mais, il
n’est pas mortel.
Il est dangereux pour les plongeurs car il passe inaperçu
sur le récif grâce à son camouflage.
Dans les eaux indonésiennes, si vous êtes en
bateau, vous pouvez observer le dauphin commun ou le dauphin
tacheté.
Mais, parmi les mammifères marins, c’est le
dugong que l’on rencontre près des îles
de Tukang Besi.
Avec le lamantin, le dugong est le seul mammifère marin
à être herbivore. Il vit en petits groupes près
des eaux côtières.
Baptisé « vache de mer » par les pêcheurs,
il se déplace lentement à moins de 10 km/h.
Leurs chants cristallins portent à plusieurs kilomètres
et l’on est toujours émerveillé de voir
des mères tenir leurs petits dans leurs nageoires.
Traqué par les pêcheurs, le dugong est une proie
facile et vulnérable. Il a failli être exterminé.
Aujourd’hui, il est menacé par la pollution et
les filets dans lesquels il périt noyé.
La population de dugongs décline dangereusement car
son taux de reproduction est faible. Son commerce est strictement
réglementé ce qui ne l’empêche pas
d’être sérieusement menacé de disparition.
La faune terrestre
Les associations écologiques s’occupent également
de la protection de la faune terrestre et des oiseaux.
L’île de Buton est particulièrement intéressante
car elle abrite d’importantes espèces d’oiseaux
dont la corneille de Célèbes, le maléo,
le martin chasseur oreillard ou le guêpier de Célèbes.
Guêpier de Célèbes
Plus de 150 espèces ont déjà été
recensées.
Parmi les mammifères, citons également deux
espèces très rares et uniques de Sulawesi :
le tarsier et l’anoa.
L’anoa de Célèbes fait partie des plus
petits bovins du monde avec moins de un mètre au garrot.
Anoa
Le tarsier est un singe primitif, descendant direct des prosimiens.
Il ne pèse pas plus de 130 grammes. Avec ses 12 cm,
il bondit de branche en branche en faisant des bonds de plus
de 2 mètres.
Ses yeux, bien placés sur le devant de la tête,
apprécient parfaitement les distances (vision stéréoscopique).
Tarsier
Au crépuscule, il part à la recherche de criquets,
de lézards, d’oiseaux ou même de serpents.
Ses doigts sont terminés par des pelotes (des ventouses)
très pratiques, pour s’accrocher aux branches.
Grâce à sa queue rugueuse, qui l’aide également
à sa maintenir, il reste agrippé aux arbres
à la verticale, même en plein sommeil.
Renseignements pratiques
Le climat de ces îles est chaud et humide. Les précipitations
sont faibles, surtout de décembre à mars.
La meilleure période pour la plongée se situe
de septembre à décembre.
Vous pourrez y pratiquer la plongée autonome ou en
apnée. Les passionnés d’ornithologie seront
aux anges à Buton.
On peut également participer à des projets de
conservation.
L’hébergement est possible dans des «
éco-lodges » ou hébergement chez l’habitant.