La vitesse de la lumière : une merveilleuse
machine à remonter le temps
La vitesse de la lumière est au centre de nos lois physiques.
La lumière voyage à environ 300 000 km/s.
C’est pour l’homme, une constante qui ne peut être
dépassée.
Voyager à cette vitesse reviendrait à faire 7 fois
et demi le tour de la Terre en une seconde seulement !
Cette notion de « vitesse limitée » de la lumière
est primordiale pour comprendre le mécanisme du
« voyage dans le temps ».

Einstein est le père fondateur
de la théorie de la relativité
Par exemple, le son a une vitesse de 330 m/s dans l’air.
Quand un orage éclate, on voit des éclairs apparaître
suivis à quelques secondes d’un coup de tonnerre.
Si vous comptez le nombre exact de secondes qui sépare l’éclair
du tonnerre, vous pourrez connaître la distance à laquelle
la foudre est tombée (n secondes x 330 m/s).
Supposons maintenant qu’un second coup de tonnerre éclate.
Si ce coup de tonnerre éclate loin de vous, vous l’entendrez
plus tard et vice versa. Ce qui signifie que si il tombe très
près de vous, vous l’entendrez en premier bien que
le second coup de tonnerre se soit produit après le premier.
On peut en conclure que les évènements dépendant
de leur position et de la nôtre dans l’espace.
Voyage dans le temps dans le système solaire
Pour la lumière, le phénomène est identique
que celui du son. Plus un objet est loin et plus sa lumière
va mettre de temps à nous parvenir.
La Lune est située à un peu plus de 300 000 km de
la Terre. Sa lumière nous parvient en un peu plus d’une
seconde.
Chaque fois que vous regardez la Lune, il y a un décalage
d’une seconde entre ce que vous voyez et ce qui existe réellement.
Vous la voyez donc telle qu’elle était une seconde
auparavant.

Le Soleil est plus éloigné puisqu’il se situe
à 150 millions de kilomètres de la Terre. Sa lumière
met 500 s à nous parvenir soit 8 min et 20 s.
Quand une éruption solaire se produit, elle est déjà,
dans la plupart des cas, terminée quand nous l’observons.

Un autre exemple, le big bang. L’expansion de l’univers
est constante. Du fait de cette expansion universelle, plus l’âge
de l’univers grandit, plus l’espace s’étend.
Si l'univers est âgé de 13 milliards d’années,
la distance qui nous sépare du big bang est de 13 milliards
d’années-lumière.
Donc, si nous possédions des instruments qui nous permettent
de voir à 13 milliards d’années-lumière,
nous pourrions, aujourd’hui, assister à la naissance
de l’univers.
Note: l'âge de l'univers est
au centre d'une vaste controverse. Selon le télescope Hubble,
il aurait 12 milliards d'années. Selon le satellite européen
Hipparcos, il aurait 15 milliards d'années.

Fond cosmique pris par Hubble. © Nasa
Distances cosmiques et retour vers le passé
Chaque fois que vous regardez la voûte céleste, certaines
étoiles que vous observez ont déjà disparues.
Une étoile qui est située à 400 années-lumière
est observable telle qu’elle était il y a 400 ans.
La magie opère chaque fois que l’on garde à
l’esprit que l’on voit cette étoile telle qu’elle
était en 1600.
Si cette étoile explose en supernova en 1 800, nous ne le
saurons qu’en 2 200.

Il y a 2 600 ans, la nébuleuse
de la Rosette, distante de 2 600 années-lumière était
ainsi
Notre galaxie a un diamètre d’environ 100 000 années-lumière.
Si nous observons les étoiles les plus lointaines, elles
nous apparaissent en réalité telles qu’elles
étaient au temps de l’homme de Neandertal.
La préhistoire se déroule devant vos yeux.
Contact du 3ème type
Etant donné nos connaissances actuelles, on part du principe
que pour que des extraterrestres arrivent sur Terre, il leur faudrait
voyager plus vite que la lumière.
Est-ce possible ? Nul ne peut le dire.
Par contre, si une civilisation nous observe de la galaxie d’Andromède
qui se situe à 2,2 millions d’années-lumière,
notre lumière leur parvient avec 2,2 millions d’années
de décalage.
Cette civilisation ne verrait donc pas Homo sapiens et sa civilisation
technologique mais notre ancêtre Lucy, la petite australopithèque.
Ils seraient sûrement loin d’imaginer que vous êtes
en train de surfer sur le Web.
Actuellement, les plus puissants télescopes peuvent voir
à plus de 10 milliards d’années-lumière.
Les astronomes voient donc les galaxies il y a 10 milliards d’années,
alors que la Terre et le Soleil ne s’étaient pas encore
formés.

Le plus vieil objet observé:
un pulsar à 11 milliards d'années-lumière
Les télescopes sont bel et bien des machines à remonter
le temps.
Voyager dans le temps demain ?
L’idée de pouvoir voyager dans le temps nous fascine.
Mais ce voyage temporel a-t-il des fondements scientifiques ?
On en revient ici au principe de causalité. En clair, pour
qu’une action ait une fin, il faut qu’elle ait commencée
à un moment donné dans le passé.
C’est ce principe qui a été repris dans bon
nombre de films. Le petit-fils remonte dans le passé. Il
rencontre son grand-père qu’il tue alors que ce dernier
n’a pas encore eu d’enfants. Selon le principe de la
causalité, le petit-fils devrait également disparaître
puisqu’il ne peut plus naître.

La Machine à remonter
le temps, film de George Pal (1959)
En fait, la physique actuelle démontre que nul ne sait ce
qui se passerait dans un tel cas de figure.
En effet, si le petit-fils n’est pas né, comment pourrait-il
revenir dans le passé tuer son grand-père ?
Il en est de même pour le voyage dans le futur. Cela équivaudrait
à ce qu’une lampe s’allume avant qu’on
ait appuyé sur l’interrupteur.
Le tout est de savoir si la chronologie des évènements
peut être modifiée. Il nous faudrait donc abandonner
la notion de « temps absolu ».
L’espace n’aurait donc plus une seule dimension mais
plusieurs, chaque élément ayant son propre espace-temps.
Comme on l’a vu, théoriquement, il faudrait voyager
plus vite que la lumière pour remonter le temps.
A ce jour, ce voyage est impossible.
Par contre, l’astrophysique nous propose la notion de voyage
instantané avec les « trous de ver ».
L’existence d’une passerelle entre un trou noir et une
fontaine blanche n’a jamais été prouvée.
De toutes façons, même si ces trous de ver existaient,
il nous faudrait quand même l’emprunter et parcourir
la distance à une vitesse supérieure à celle
de la lumière.
Autant dire que pour l’instant la notion de voyage temporel
n’a aucun fondement scientifique, ni aucune
réalité tangible.
Cependant, le progrès nous autorise à
rêver. Encore faudrait-il savoir ce que
nous ferions d’une telle possibilité
? Mais, c’est là une autre question.
V.B (02.2005)
Dossier complémentaire
Les
Trous Noirs
Bibliographie
Au coeur des étoiles et galaxies Editions Hachette 2004.
L'Astronomie De La Martinière Jeunesse 2002.
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Astronomie
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