Argentine.
La péninsule de Valdès
Découverte en 1779, la péninsule
de Valdès a été baptisée
ainsi par l’Italien Antonio Malaspina en
l’honneur d’Antonio Valdès. La péninsule de Valdès est composée
d’une succession de golfes, de baies et
de falaises formés de sédiments
marins datant du miocène. |
A la fin du 19e siècle, on exploitait le sel
de Salina Grande. Mais, aujourd’hui, elle compte
à peine 220 habitants qui vivent de l’élevage
du mouton. Ce tourisme grandissant ne semble pas, pour l’instant, perturber l’équilibre naturel.
Exposée aux vents glaciaux de l’Atlantique, la péninsule de Valdès est caractérisée par une végétation basse de la steppe patagonienne désertique. La réserve naturelle de l’Isla de los Pajaros (l’île des oiseaux), créée en 1967, a permis de protéger les aires de nidification des oiseaux marins.
L’accès en est interdit aux touristes
depuis 1975. Cet îlot constitue en effet l’habitat
idéal pour 181 espèces d’oiseaux.
Appartenant au sous-ordre des mysticètes, la baleine franche australe (Eubalaena australis) mesure jusqu’à 18 m de long pour un poids qui peut atteindre 90 tonnes. C’est l’un des mammifères marins les plus menacés de la planète. Sur sa tête, couverte de plaques de kératine, s’ouvrent les deux évents par où elle exhale les souffles de vapeur d’eau caractéristiques.
Le terme « baleine franche » a été donné par leurs exterminateurs. En effet, ce terme ne dévoile que l’extrême facilité avec laquelle les chasseurs pouvaient les approcher et les tuer. En effet, totalement inoffensives, ces baleines ne coulaient pas, une fois mortes ce qui permettait de les dépecer sans problème. Rare et vulnérable, la baleine australe est
aujourd’hui protégée et l’on
en comptabilise entre 2 500 et
500 d’entre elles se reproduisent dans les
eaux du golfe de San José qui échancrent
la péninsule de Valdès.
Sur les côtes de la péninsule, chaque année, le même spectacle se déroule. L’orque, prédateur patient, nous démontre son ingéniosité quand il s’agit de chasser les mammifères tels que le lion de mer. Sa technique de chasse est incroyablement perfectionnée. L’orque patrouille le long de la côte.
Elle se laisse entraîner hors de l’eau par les vagues, mais pas trop pour ne pas s’échouer. Puis, comme un éclair, elle s’empare de sa proie, et retourne avec son butin dans l’eau en profitant du ressac.
L’agression est fulgurante et le timing parfaitement orchestré. Pour bien savourer sa victoire, l’orque ne tue pas immédiatement sa victime mais s’amuse un peu avec en la lançant en l’air comme un ballon.
La colonie de lions de mer assiste alors impuissante à ce jeu cruel.
L’orque, très puissant, peut également
s’attaquer à de plus grosses proies comme
l’éléphant de mer.
Ils s’installent alors au pied des promontoires protégés par de hautes falaises qui en interdisent l’accès aux prédateurs terrestres.
Mammifère herbivore de la famille des camélidés,
le guanaco (Lama guanicoe) est l’habitant le
plus caractéristique de la Patagonie argentine.
Répandu dans une grande partie de l’Amérique
du Sud, le renard s’aventure jusqu’aux
landes désolées de la Patagonie.
La faune de la péninsule est riche d’autres espèces comme le pichi, un petit tatou nocturne. Introduit à la fin du 19e siècle par l’homme, le lièvre commun a colonisé cet habitat. Il menace d’ailleurs sérieusement le lièvre de Patagonie, le mara. Actuellement, c’est l’homme qui constitue
la plus grande menace pour toute cette faune, quelle
soit marine ou terrestre. V.B (12.01.2006)
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