En japonais, tsunami vient de tsu « port
» et nami « vague ». Ce phénomène
est fréquent au Japon depuis des temps immémoriaux.
Lorsqu’un séisme se produit sous la
mer, le brusque abaissement du fond peut déclencher
un tsunami.
La catastrophe qui a touché l’Asie
le 25 décembre 2004 a été provoquée
par le plus violent séisme enregistré
dans le monde depuis 40 ans.
Les Tsunamis ont été ressentis jusque
sur les côtes d’Afrique de l’est
à plus de 6 000 kilomètres.
Qu’est-ce qu’un Tsunami
?
Un tsunami, improprement appelé raz de marée, est
constitué par le déplacement rapide et d’une
hauteur variable d’une importante masse d’eau, mise
en mouvement par le déclenchement d’un séisme.
Le tsunami se propage à partir du lieu de la secousse, traversant
l’océan à une vitesse qui peut atteindre 800
km/h.
Au large, les tsunamis font rarement plus de 1 m de haut, mais,
en approchant des côtes, leur amplitude augmente : le mur
d’eau peut s’élever jusqu’à 20 m
de haut.
Cette gigantesque masse d’eau tire son énergie de
sa rencontre avec les rives continentales.
Un tsunami est une onde solitaire qui transporte une énorme
énergie et se propage à grande vitesse sur de très
grandes distances.
Le tsunami qui a frappé le sud-est asiatique a couvert plus
de 2 200 km en trois heures.
Les vagues abordent les côtes à une vitesse de 30
à 40 km/h. La hauteur de cette masse d’eau de plusieurs
centaines de kilomètres de long est comprise entre 10 et
30 m.
L'île thaïlandaise de
Phi Phi après le passage du Tsunami en décembre 2004 (Source Internet)
On a récemment découvert que des mégatsunamis
pouvaient se produire. Beaucoup plus rares que les tsunamis, ils
engendrent des vagues encore plus hautes et donc plus destructrices.
Peut-on prévoir un tsunami ?
Pas plus qu’un séisme, un tsunami ne peut être
évité. Par contre, des systèmes de surveillance
peuvent prévenir la population qu’un tsunami est en
route.
Dans le bassin pacifique, un système avertisseur à
l’échelle de l’océan a été
mis en place en 1948.
Basé à Hawaii, il reçoit des informations sur
les séismes qui surviennent au bord de l’océan
Pacifique. Il émet des alertes quand il détecte un
ou plusieurs tsunamis.
1999, en Turquie, séisme d'Izmit (Source Internet)
Grâce aux satellites, l’alerte peut être donnée
plusieurs heures à l’avance et les zones côtières
évacuées.
Malheureusement, ce système de surveillance fait cruellement
défaut pour l’océan indien.
Des prévisions pessimistes
Les géophysiciens s’attendent à une catastrophe
majeure dans les prochaines décennies. Cette catastrophe
devrait se produire à partir de la grande île de l’archipel
de Hawaii, en plein milieu de l’océan Pacifique.
L’un des flancs du volcan Kilauea Iki devrait alors se détacher
pour glisser dans l’océan. Cette masse ayant 150 km3,
la masse d’eau, selon le principe d’Archimède,
sera identique.
Cette gigantesque masse d’eau devrait alors frapper les côtes
de Californie mais également ravager l’Alaska, le Chili,
le Japon, la Chine ou encore Tahiti.
Passage d'un tsunami en 1993 sur
l'île d'Okushiri
Il y a près de 1 500 ans, l’éruption du Santorin
a provoqué des tsunamis de 50 m de haut qui ont détruit
la civilisation minoenne.
Soulignons que les côtes méditerranéennes ne
sont pas à l’abri d’une catastrophe.
En 1979, une vague de 3 m a atteint Nice.
Ce sont bien sûr les régions les
plus exposées à l’activité
sismique qui sont les plus menacées par
un éventuel tsunami. Citons notamment le
Maghreb et l’Andalousie.
V.B (01.2005)
Dossiers complémentaires
sur un tremblement de terre