La
Tour de Londres
Son histoire. Ses fantômes La
domination normande fit de Londres une vraie capitale.
Vers 1078, Guillaume le Conquérant éleva
la « Tour blanche », à la fois
forteresse et résidence, qui forme encore
le noyau de la célèbre Tour de Londres
« Tower of London ».
|
Après
la conquête de l’Angleterre par les
Normands en 1066, Guillaume le Conquérant
décida de s’établir à
Londres et d’en renforcer les défenses
par trois tours dont l’une fut édifiée
en bois à partir de 1067.
Une partie de la Tour de Londres. By Ishortman Licence La Tour blanche (White Tower) commencée en 1078 sera finie 20 ans après. Cette tour prit le nom de « Tour blanche » en 1241 après qu’Henri III l’eut fait blanchir à la chaux. Sous Richard Cœur de Lion, des douves sont creusées et une première enceinte s’élève dominée par la tour de la Cloche (Bell tower).
Water Lane et Bell Tower. By Wallyg Licence Au
13e siècle, Henri III continue les fortifications.
C’est son fils, Edouard Ier qui termine
la première enceinte avec la tour Beauchamp.
White Tower. By Wallyg Licence Au 17e siècle, le palais médiéval est détruit mais la Tour et les enceintes subsistent. Le dernier souverain à y avoir résidé est Jacques Ier. La tour a été ouverte au public à l’époque victorienne.
La Grande Chambre aurait été celle d'Edouard Ier. Elle a été minutieusement reconstituée au sein de la tour st-Thomas. By Wallyg Licence La Tour de Londres a eut diverses fonctions au cours de son histoire : garnison et arsenal, Hôtel de la Monnaie, Ménagerie royale, Armurerie royale…
By Alun Salt Licence En 1971, les joyaux de la Couronne ont été transférés dans l’ancienne caserne Waterloo, renommée la Maison des Joyaux (Jewel House).
Jewel House. By Wallyg Licence Parmi les nombreux joyaux, la couronne de la reine
mère Elisabeth, porte le célèbre
Koh-I-Noor (Montagne de Lumière).
On y découvre également le plus gros diamant du monde (530 carats) : l’Etoile d’Afrique. Tower bridge (pont de la Tour) a été construit entre 1886 et 1894. Long de 805 mètres, ce pont relie les rives de la Tamise.
Tower Bridge. By Wallyg Licence La caserne de Waterloo, où se trouvent actuellement les bijoux de la famille royale, était utilisée comme base pour le 1er Bataillon des Fusiliers Royaux (régiment de la ville de Londres) jusqu'aux années 1950.
Prison d’Etat jusqu’au 19e siècle et durant les deux guerres mondiales, la forteresse a vu passer de nombreux prisonniers illustres.
Armure du roi Henri VIII. By Wallyg Licence
Catherine Howard Pendant la Seconde Guerre mondiale, onze espions allemands y furent fusillés. Près de la chapelle, Tower green « la pelouse » était le site des exécutions. C’est un espace limité par des chaînes qui marque l’endroit où se trouvait le billot, renouvelé pour chaque condamnation.
"La Pelouse" . By Diamond Geezer Licence C’est au premier étage de la Tour sanglante « Bloody Tower » qu’auraient été assassinés les enfants d’Edouard IV.
La
forteresse a toujours été placée
sous la vigilance d’une quarantaine de «
Yeoman Warders ».
By David Dennis Licence On les appelle « Beefeaters » (mangeurs de bœuf) mais ce nom dériverait en fait du vieux français « buffetier » (gardien du buffet royal).
Depuis
Charles II, 6 corbeaux se trouvent en permanence
à la Tour et deux autres sont mis en réserve. Chacun d’entre eux est identifié par une bague de couleur. Le plus vieux résident, Jim Crow, a atteint l’âge canonique de 44 ans. Très bien nourris et manquant d'exercice, leur taille est impressionnante.
By Wallyg Licence Certains corbeaux sont renvoyés pour comportement inacceptable. Ainsi, Corbeau George, a été envoyé au Welsh Mountain Zoo car il avait la mauvaise habitude de se percher sur les antennes de télévision. La légende raconte que si les corbeaux restent près de la tour, l'Angleterre sera protégée de toute invasion.
Décapitée sous l’accusation d’adultère, en 1536, Anne Boleyn est la première victime du roi Henri VIII qui inspira la légende de Barbe-Bleue. Après l’exécution, la dépouille est enterrée à la hâte dans la Chapelle Saint-Pierre, à la Tour de Londres.
Anne Boleyn Dès lors et pendant des siècles, son spectre apparaît à intervalles réguliers. Sa dernière apparition remonte à 1933. En 1864, un garde est retrouvé inconscient. Accusé de s’être endormi, il comparaît devant le tribunal militaire. Il raconte alors l’histoire suivante : « A l’aube, j’ai vu sortir du brouillard une silhouette blanche. Un bonnet la surmontait, sans tête en dessous, et elle se dirigeait vers moi. Après avoir fait les sommations d’usage, je me suis approché mais quand la baïonnette a traversé la forme, un éclair s’est propagé le long du canon et j’ai été assommé sous le choc ». Cela
aurait pu passer pour une bonne excuse mais deux
autres soldats ainsi qu’un officier ont
confirmé avoir vu la silhouette par une
fenêtre.
Porte de la Tour sanglante. By Wallyg Licence D’autres condamnées ont été aperçues se promenant sur les remparts, longeant les corridors et traversant les murs. C’est
le cas de Margaret, comtesse de Salisbury, exécutée
en 1541 à 70 ans dans des conditions atroces.
Traitor's Gate. Cette porte prit son nom de "porte des Traîtres" quand elle fut utilisée comme accès pour introduire les prisonniers d'Etat. By Wallyg Licence Un autre spectre illustre est celui du grand explorateur sir Walter Raleigh qui y a été décapité.
Sir Walter Raleigh Enfin, les deux enfants d’Edouard IV se promèneraient aussi quelquefois dans les couloirs, vêtus de robes blanches et se tenant par la main. Pour les sceptiques, les apparitions n’ont de réalité que pour ceux qui les voient. Pour les parapsychologues, une minorité de témoignages résisteraient à toute tentative d’explication rationnelle.
La Tour Sanglante. By Wallyg Licence Pour certains, le spectre est la manifestation de l’esprit d’un mort ; pour d’autres, il est le produit de l’esprit du médium ou du témoin. Curieusement,
la Tour blanche n’a jamais hanté.
La tradition veut qu’au début de
sa construction, il y ait été pratiqué
un sacrifice animal destiné à éloigner
les esprits malfaisants. V.B (06.12.2006)
|

















