La
tortue turque
Le vrai nom commun de Testudo graeca est la tortue mauresque ou tortue turque. Elle est appelée souvent mais à tort tortue grecque. T. graeca n’a pas été baptisée ainsi par Linnée parce qu’elle vient de Grèce mais parce que les écailles de sa carapace rappellent une mosaïque grecque. Cette tortue qui vit dans le sud de l’Europe a été
tellement capturée pour être transformée en
animal domestique, mourant lentement dans les jardins, qu’elle
a presque disparu. |
Sa classification est très controversée et est en cours de révision. Les quatre sous-espèces officiellement reconnues jusqu’à présent sont :
Il est très difficile de reconnaître les sous-espèces en raison de la confusion qui règne au niveau de la taxonomie. De plus, il existe une grande variation de couleurs, de formes et de dimensions.
Cette tortue fait partie de l’ordre des Chéloniens et de la famille des Testudinidés. La description et le comportement qui suivent ne concernent que T. g. graeca et T. g. ibera qui sont les plus répandues.
Comme la tortue d’Hermann, elle possède une carapace
bombée mais celle de la tortue turque n’est pas bosselée. Par ailleurs, elle n’a pas de grandes écailles à l’extrémité de la queue, mais elle possède en revanche, des éperons à l’intérieur des cuisses.
Elle aime beaucoup la chaleur. Son idéal se situe entre 25° et 30°C. Au-delà, elle peut mourir si elle ne trouve pas d’ombre. Elle a besoin d’hiverner pour passer la période plus froide. Les dimensions sont très variables.
La tortue turque apprécie les terrains broussailleux et secs. Elle est active pendant la journée et semble se repérer par rapport au soleil. Elle se nourrit de feuilles et de fruits. A l’occasion, surtout quand elle sort de son sommeil hivernal, elle peut consommer quelques vers de terre et des limaces. La tortue turque peut rester très longtemps sans manger. Elle n’a pas de dents mais un bec corné qui lui sert à découper sa nourriture, comme toutes les tortues terrestres. T. g. graeca s’adapte très mal à
la captivité et meurt assez rapidement.
En fait, pour pouvoir reproduire son biotope d’origine,
il faut savoir si la tortue est un spécimen
qui entre en léthargie ou en estivation.
Au contact d’autres tortues turques provenant d’autres lieux géographiques, on constate l’augmentation de maladies infectieuses et parasitaires. T. g. ibera est une tortue plus résistante qui s’adapte
bien à nos climats. Elle a besoin d’un enclos en plein
air sec et ensoleillé, avec un bac à eau. A l’époque de la reproduction, les mâles se livrent à de violents combats. Dans son environnement naturel, la femelle T. g. graeca pond de 4 à 15 œufs dans un trou qu’elle creuse dans la terre ou le sable humide. L’incubation dure 3 mois. En captivité, il est rare de pouvoir se
faire reproduire la T. g. graeca. Par contre,
la T. g. ibera se reproduit assez facilement. V.B (07.03.2006)
Les tortues terrestres, M.Avanzi. Editions de Vecchi. Magazine Les dossiers découvertes N°6. La Tortue, collection Marshall Cavendish. Les tortues, Editions Atlas |


