Tortue d’Hermann On attribue à la tortue une lenteur légendaire. Pourtant, la tortue d’Hermann (Testudo hermanni) est capable de marcher rapidement et d’escalader des obstacles. Cette tortue de terre vit dans les terrains broussailleux du sud de l’Europe.
|
La tortue d’Hermann fait partie de la famille des Testudinidae. Il existe deux sous-espèces :
Testudo hermanni hermanni est originaire du sud de l’Europe. C’est elle que l’on trouve dans le sud de la France. On l’a trouve également en Espagne et en Italie. Testudo hermanni boettgeri vit en Europe du Sud-Est : Croatie, Macédoine, Roumanie, Bulgarie, Grèce et Turquie. La destruction des forêts a obligé cette tortue à occuper le maquis méditerranéen.
La tortue d’Hermann possède des écailles à la coloration jaune olive avec des régions noires. Le plastron est jaune marron clair avec des zones noires. Pour les deux sexes, on trouve sur la pointe de la queue une griffe cornée.
Tortue d'Hermann. © Christine Letourneau Il existe une différence de taille entre les mâles et les femelles :
Le record de longueur appartient à une femelle de T. h. boettgeri que l’on a retrouvée en 1918 en Bulgarie et qui mesurait 30,3 cm. Le mâle possède un plastron légèrement concave alors qu’il est plat chez la femelle. En outre, le mâle possède une queue plus longue et plus grosse.
La tortue d’Hermann aime la chaleur comme tous les reptiles et elle a besoin de maintenir la température de son corps entre 25° et 30°C. Elle entre en léthargie de novembre à avril. Les incendies de forêts, en région méditerranéenne, ainsi qu’un braconnage intensif font peser une grave menace sur l’une des seules tortues terrestres d’Europe. La tortue d’Hermann est strictement protégée. En France, son commerce et sa détention sont interdits.
Tortue d'Hermann. © Christine Letourneau Dans les pays où elle est très abondante, comme l’Albanie, la tortue d’Hermann peut causer de sérieux dégâts dans les potagers. Cette tortue se déplace bruyamment dans son environnement. Elle peut marcher relativement vite et surtout très longtemps pour rechercher sa nourriture. Elle apprécie les pousses tendres des végétaux, les fruits mais s’accommode également à l’occasion d’escargots et de limaces. La tortue d’Hermann boit très peu sauf lorsqu’il fait très chaud. En captivité, l’erreur la plus courante est de leur donner exclusivement de la salade et des tomates. C’est un menu très pauvre qui créé de graves problèmes de croissance. L’idéal est qu’elles puissent se nourrir d’herbes naturelles comme elles le font dans leur biotope d’origine.
Bien que peu agressive, la tortue d’Hermann manifeste parfois sa mauvaise humeur en soufflant avec force. Pendant la parade nuptiale, le mâle poursuit la femelle en lui mordant les pattes et la tête. Cela peut d’ailleurs provoquer de graves lésions. Il utilise l’éperon corné de sa queue pour stimuler la femelle au niveau de la région cloacale. La femelle enfouit dans le sable, en mai et juin, ses œufs blanchâtres dont le diamètre est d’environ 35 mm.
Les jeunes voient le jour entre la fin août et début septembre. Selon la température de la terre dans laquelle les œufs ont été enfouis, il naîtra des mâles ou des femelles.
En captivité, cette tortue peut devenir centenaire mais la longévité moyenne est de 70 ans. V.Battaglia (07.03.2006)
Contribution: Christine Letourneau
Règne: Animalia
Les tortues terrestres, M.Avanzi. Editions de Vecchi. Magazine Les dossiers découvertes N°6. La Tortue, collection Marshall Cavendish. Les tortues, Editions Atlas
La tortue terrestre (caractéristiques, espèces) < Tortues |

