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Thalassomedon

Thalassomedon appartient au groupe des plésiosaures. Ce reptile marin vivait au crétacé. Les fossiles ont été découverts en Amérique du Nord, notamment l’actuel Colorado qui était une terre immergée à l’époque. Dans cette zone, plusieurs spécimens ont été mis au jour en 1939.

Thalassomedon haningtoni a été décrit par Welles en 1943.

La taille de ce plésiosaure est estimée à 12 mètres de long. Son long cou de 6 mètres est très mobile ce qui lui permettait certainement de se saisir de ses proies avec facilité.

Composé de 62 vertèbres, son cou dépasse de plus de 4 mètres celui de notre girafe. C’est ce reptile qui ressemble le plus à l’animal décrit et baptisé « Monstre du Loch Ness ».

Les scientifiques affirment que son cou, bien que très efficace, ne pouvait pas se dresser très haut au-dessus de la surface de l’eau.

Thalassomedon

Thalassomedon comparé à une girafe (National Geographic, Matte FX et NGM Art © 2005)

Ils pensent que sa capacité à se dissimuler était une arme plus efficace pour chasser que la vitesse. De là, ils ont envisagé que Thalassomedon chassait à l’affût. Dissimulé, il jaillissait brusquement par derrière et projetait sa tête de côté pour mordre sa proie.
Les poissons du type d’Apsopelix étaient très abondants pendant le Crétacé ce qui fournissait aux plésiosaures un garde-manger toujours bien rempli.

Thalassomedon

Vertèbres de Thalassomedon ( National Geographic © 2005)

Selon le paléontologue F. Robin O’Keefe :

« Thalassomedon projette sa tête sur le côté pour attaquer. Ces brusques mouvements latéraux ont une raison précise : quand les mâchoires claquent, l’eau est expulsée, mais pas le poisson qui y nageait.
Les crocodiles n’agissent pas autrement. La grille serrée de leurs dents, coupantes comme des rasoirs, interdit à la proie de s’esquiver.
Cet animal n’avait rien d’un tendre. On n’est pas amateur d’herbe verte quand on a de telles dents. »

Thalassomedon

Palettes natatoires (Photo www.oceansofkansas.com/ denver.html)

Effectivement, des dents de 5 cm de long ont été retrouvées sur certains spécimens.

Thalassomedon semble parfaitement adapté à la vie marine. Il possède quatre palettes natatoires qui lui permettaient de se mouvoir avec aisance dans l’océan.

V.Battaglia (09.03.2006). M.à.J 06.2012

Monstre du Loch Ness

Références

Thalassomedon haningtoni. Denver Museum of Nature & Science
Magazine National Geographic Janvier 2006. Article « Quand les monstres marins régnaient sur les océans »

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