Spécificités de la
planète Terre
La Terre gravite autour du Soleil à
149,6 millions de kilomètres en moyenne.
Avec une excentricité orbitale de
0,0167, la différence entre périhélie
et aphélie est seulement de 5 millions
de kilomètres.

© Nasa
Ceci explique que les changements de saisons,
dus à la variation de chaleur du
Soleil, ne soient pas extrêmes ; ce
phénomène, combiné
avec une atmosphère qui agit comme
une couverture chauffante, aide à
garder des températures stables.

Formation
de cumulus. © Nasa
Toutes
les formes de vie sur la planète
tournent à la même vitesse
orbitale autour du Soleil, à une
moyenne de 29,79 kilomètres-seconde.
Nous voyageons tous à 108 000 kilomètres-heure.

Ouragan Elena.
© Nasa
La
Terre est la plus grande et la plus massive
des planètes telluriques. Sa vitesse
de rotation élevée (23,9345
heures), combinée à son noyau
de fer liquide, lui permet de générer
un fort champ magnétique.

Formation
de nuages de mousson au-dessus de l'Inde
centrale.© Nasa
La
Terre est une planète stratifiée.
Elle possède une structure en couches
composée d'un noyau, d'un manteau
et d'une croûte, semblable aux planètes
inférieures du système solaire.
Le
champ magnétique de la Terre
La
Terre possède le champ magnétique
le plus fort de toutes les planètes
inférieures. Il la protège
contre les particules chargées du
vent solaire. La magnétosphère
est la région entourant une planète
où le champ magnétique de
cette dernière est supérieur
à celui du Soleil. La plupart des
particules sont déviées autour
de la Terre, mais certaines se font piéger
dans la magnétosphère, formant
des ceintures de particules ionisées
et des aurores lumineuses quand ces particules
atteignent l'atmosphère.

Aurore boréale
. Source Internet
Les
pôles électriques nord et sud
dérivent d'un degré sur plusieurs
années et le centre du champ magnétique
semble être éloigné
d'environ 400 kilomètres du centre
géométrique de la Terre. En
plus de la dérive du champ magnétique,
les "archives" rocheuses indiquent
que la polarité du champ magnétique
s'inverse de temps en temps. On comprend
très mal ce mécanisme, mais
un historique détaillé de
ces inversions de polarité a été
établi sur les 7 derniers millions
d'années. Il révèle
que les inversions importantes se produisent
approximativement tous les 500 000 ans.
Atmosphère
L'atmosphère
terrestre est unique dans le système
solaire, du fait de la quantité d'oxygène
(élément vital) qu'elle possède.

Photo numérisée
de la couche d'ozone. © Nasa
La
présence d'un peu de dioxyde de carbone
permet à un effet de serre de réchauffer
agréablement la planète (un
peu plus, et la Terre pourrait devenir aussi
chaude que Vénus ; un peu moins,
et les températures seraient constamment
glaciales).
L'atmosphère
terrestre est composée à l'heure
actuelle d'environ 78 % d'azote, 20 % d'oxygène,
1 % de vapeur d'eau et 1 % d'argon. On trouve
d'autres gaz en plus petite quantité,
dont 0,03 % de dioxyde de carbone.

Un cumulus
élevé se forme au-dessus de
l'île de Java dans l'après-midi.
© Nasa
On
considère que les taux de dioxyde
de carbone sont restés assez constants
au cours de l'histoire récente de
la Terre.Un équilibre est ainsi maintenu,
la majorité du dioxyde de carbone
étant enfermé dans les océans
et les roches lithosphériques. Cet
équilibre n'a cependant pas toujours
existé, et ne continuera pas nécessairement.

Une ligne
de nuages orageux le long d'un front de
température au-dessus de l'océan
Atlantique.© Nasa
La
production d'énergie solaire au début
de la formation de la Terre était
de 10 à 20 % inférieure à
celle d'aujourd'hui. Malgré cela,
la surface terrestre initiale était
suffisamment chaude pour abriter l'eau à
l'état liquide et permettre le développement
de la vie. De forts taux de dioxyde de carbone,
issus de gaz libérés par la
planète, ont produit un important
effet de serre.

L'île
hawaïenne de Oahu. Formation nuageuse
lors du réchauffement du sol au cours
de la journée.© Nasa
Des
facteurs autres que l'effet de serre modifient
le climat terrestre, comme l'excentricité
orbitale, l'inclinaison (obliquité)
de l'axe de rotation et la précession
de l'axe. Ces variations, sur des échelles
de temps allant de 10 000 à 100 000
années, sont responsables, au cours
des quelques dernières centaines
de millions d'années, des périodes
glaciaires, définies par de basses
températures du globe ainsi que par
de vastes calottes glaciaires continentales
et polaires. Une période glaciaire
est accélérée par la
forte réflection d'énergie
solaire issue de vastes calottes glaciaires.

Etendue de
calotte glaciaire continentale et de banquise
au cours de la dernière période
glaciaire. Notez le bas niveau de la mer.©
Nasa
Une
modification climatique peut également
résulter des activités de
l'être humain. De nombreuses activités
industrielles ont endommagé la couche
d'ozone de la stratosphère qui protège
la vie sur Terre du rayonnement ultraviolet.
Les
volcans
La
Terre est une planète volcanique,
ainsi, mis à part d'importantes éruptions
ponctuelles sur les continents, l'activité
volcanique est continue le long des dorsales
océaniques, créant de ce fait
une croûte océanique.

Les
îles Galapagos se sont formées
à partir de la superposition de coulées
de lave issues de plusieurs volcans boucliers.
© Nasa
Les
volcans sont en partie responsables du modelage
de la surface terrestre et de l'altération
de l'atmosphère primitive.
Cratères d'impact
Une
régénération complète
de la surface de la Terre a effacé
les traces d'impacts de météorites
datant de l'intense bombardement du centre
du système solaire, il y a plus de
4 milliards d'années. Une grande
partie des 200 sites d'impact connus dans
le monde se trouvent dans les roches ou
les boucliers continentaux les plus anciens,
datant de plus de 500 millions d'années.
Cependant, des impacts continuent à
se produire, en petit nombre, à ce
jour.

Cratère
météoritique, en Arizona,
formé il y a seulement 50 000 ans,est,
en fait, l'un des plus jeunes cratères
terrestres . ©
Nasa
En fait, la surface de la Terre devrait
plutôt ressembler à celle de
la Lune.

Photo d'un
météorite. Source Internet
Si
ce n'est pas le cas, c'est grâce à
l'atmosphère qui empêche la
chute sur sa surface de nombreux météorites,
aux phénomènes d'érosion
et aux forces tectoniques qui renouvellent
en permanence le paysage. La Terre porte
néanmoins plus de 200 traces d'impacts
récents et, bien sûr, elle
reste aujourd'hui une cible.

Manicouagan,
vestige d'un cratère d'impact dans
l'ancien bouclier canadien. © Nasa
Il
y a environ 65 millions d'années,
on pense qu'un grand corps est tombé
sur la Terre dans la péninsule du
Yucatan, en Amérique centrale. Ce
corps, probablement un astéroïde
ou une comète, a peut-être
envoyé assez de débris d'impact
dans l'atmosphère pour empêcher
la photosynthèse végétale.

Meteor Crater,
Arizona, (Barringer). ©
Nasa
La datation de l'impact coïncide avec
une extinction massive des deux tiers des
espèces animales de la planète,
dont les dinosaures, ce qui laisse à
penser que les gros impacts peuvent entraîner
une catastrophe au niveau planétaire.
Cest justement parce qu'un impact de ce
genre pourrait avoir des conséquences
dévastatrices pour la vie, qu'un
programme de contrôle et de suivi
a été établi, afin
de détecter tout astéroïde
qui pourrait entrer en collision avec la
Terre. De nombreux astéroïdes
croisent déjà l'orbite terrestre
; on les appelle les astéroïdes
proches de la Terre (NEA).
Le satellite de la Terre
La
Lune est l’unique satellite naturel
de la Terre.On ne sait pas quand la Lune,
notre plus proche voisine, fut découverte,
mais elle est sûrement connue de l'humanité
depuis des milliers d'années.

Comparatif
entre la Terre et la Lune. Montage effectué
à partir de deux photos de la Nasa
La Lune tourne autour de la Terre à
une distance moyenne de 384 000 kilomètres.
Avec un rayon de 1 738 kilomètres.
La Lune est comparable aux plus gros satellites
de Jupiter et de Saturne, et elle est plus
grande que la planète Pluton.
V.B
(05.04.2005) M.à.J 04.2007
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