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Les tablettes gisaient au fond de ce qui semblait être un
puits sacrificiel en compagnie de quelques ossements humains.
Elles portaient des symboles picturaux rappelant à la fois
les inscriptions des tablettes de Sumer et celles des vestiges de
la civilisation minoenne, en Crète.

Tablette de Tartarie (Museum of History
of Transylvania, Cluj-Napoca, Roumanie)
Mais, les tablettes de Tartarie, qui auraient appartenu aux Vinca,
tribu agricole de l’âge de pierre, précéderaient
de un millénaire l’écriture sumérienne
et de deux millénaires celle de Minos.
Cette théorie peut sembler hasardeuse. En effet, si l’écriture
est apparut en Europe à l’âge de la pierre et
non à Sumer à l’âge du bronze, on se demande
comment elle aurait atteint la lointaine Sumer 1000 ans avant l’île
crétoise.

Tablette de Tartarie (Museum of History
of Transylvania, Cluj-Napoca, Roumanie)
De plus, autant il existe des vestiges du développement
de l’écriture en Mésopotamie, autant il n’y
en a aucune trace en Europe de l’Est.
Des préhistoriens pensent que la datation au carbone des
tablettes de Tartarie est erronée. Pour d’autres, il
ne serait pas impossible que, ayant été déplacées
à l’intérieur du tumulus, les tablettes reflètent
en réalité une époque de la culture vinca bien
ultérieure à l’écriture sumérienne.

Tablette de Tartarie (Museum of History
of Transylvania, Cluj-Napoca, Roumanie)
Selon une troisième hypothèse, les inscriptions figurant
sur les tablettes seraient d’inintelligibles signes «
magiques » qu’un peuple primitif aurait recopié
sur les pots et les jarres des marchands venus d’une civilisation
proche-orientale plus évoluée.
Reste que d’autres vestiges portant des signes « d’écriture
» ont été retrouvés en Europe et posent
également problème aux préhistoriens.
V.B (24.03.2006)
Bibliographie
Neustupny, Evzen. The Tartaria Tablets : A chronological issue.
Antiquity, 1968
Dossiers complémentaires
Une
écriture préhistorique ?
La
mystérieuse civilisation de Fontainebleau
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Enigme Archéologie. Paléontologie
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