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Springbok

Parce qu’il est rapide et agile, le springbok (Antidorcas marsupialis) a donné son nom et son image à la célèbre équipe de rugby d’Afrique du Sud.
Cette gazelle a pour particularité d’entrecouper ses courses de bonds de plus de 3 mètres de haut.

Habitat

Antidorcas marsupialis évolue en Afrique du Sud et en Afrique du Sud-ouest. Il est surtout présent dans les parcs protégés de Namibie, du Botswna, d'Angola et de la République d'Afrique du Sud.

Portrait du springbok

Que ce soit pour fuir ou pour jouer, le springbok, quand il saute, a la tête baissée, le corps courbé et les jambes raides. Ces bonds sont une des caractéristiques du springbok dont le nom signifie littéralement « la chèvre qui saute ».

C’est le plus souvent le soir ou le matin, quand la chaleur n’est pas encore trop forte, que l’on peut voir le springbok cabrioler.
Il broute l’herbe ou grignote les pousses tendres et les feuilles des buissons épineux des savanes clairsemées.

Springbok

Springbok. © dinosoria.com

S’il repère un lion ou un guépard, il dresse une crête de poils blancs le long de son dos et sur sa croupe pour avertir ses congénères du danger.
Le saut, accompagné de cet éventail qui ressemble à une crinière blanche, est un excellent moyen d’alerte à destination du troupeau.

Capable de rester longtemps sans boire, le springbok a néanmoins besoin d’une certaine quantité d’eau pour survivre.
C’est pourquoi une sécheresse trop forte l’oblige à entreprendre de grands déplacements vers des régions plus humides.

Pour toutes les espèces de gazelles et d’antilopes, la température du cerveau ne doit pas dépasser 42 °C, sous peine de lésions cérébrales.
Or les petits ongulés comme le springbok possèdent un mécanisme de refroidissement interne, qui permet par exemple, à la gazelle de Thomson, de résister à des températures de 46 °C.

Springbok

Antidorcas marsupialis. © dinosoria.com

Tous les bovidés possèdent dans la mâchoire supérieure un organe tapissé de muqueuses olfactives, l’organe de Jacobson.
Par une moue caractéristique du flehmen, le museau, le mâle véhicule les odeurs jusqu’à ce centre sensoriel, et peut ainsi définir avec précision le dosage hormonal des femelles et donc leur réceptivité.

Cette gazelle pèse de 35 à 46 kg.

Sa longévité en captivité est de 19 à 20 ans. À l'état sauvage, elle dépasse rarement 10 ans.

Reproduction

La période de reproduction se situe en octobre et novembre, mois pendant lesquels les ressources sont les plus abondantes. La femelle ne se reproduit qu'une fois tous les deux ans. Elle met au monde, généralement, qu'un seul petit, plus rarement deux.
La gestation dure environ 5,5 mois.

Antidorcas marsupialis

Le springbok vit en troupeaux. © dinosoria.com

Seule la femelle apporte des soins parentaux à sa progéniture.

Protection du springbok

Autrefois, il arrivait que des hardes rassemblent plus d’un million d’individus. Lorsque les troupeaux arrivaient jusqu’à la mer, les springboks buvaient avidement l’eau salée et mouraient par milliers sur les côtes.
Actuellement, les populations sont plus réduites.

Chassé pour la qualité de sa viande, le springbok a vu ses effectifs diminuer.

Il y a quand même environ 20 000 individus dans le parc du Kalahari.

Classification: Animalia. Vertebrata. Mammalia. Artiodactyla. Bovidae. Antidorcas

V.Battaglia (24.02.2006). M.à.J 06.2013

Gazelle de Thomson

Références principales

Le springbok, collection Marshal Cavendish 1994
Springbok, éditions Atlas 2004

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