Sans le Soleil, nous n'aurions pas de système
solaire. Il fournit non seulement l'énergie
nécessaire à la vie, mais aussi la
force gravitationnelle qui confine les planètes
sur leur orbite. Cette étoile éclaire
et chauffe la Terre depuis un peu moins de 5 milliards
d’années. Au centre de notre étoile
solaire règne une fournaise nucléaire.
600 millions de tonnes d’hydrogène
y « brûlent » à chaque
seconde. Mais, il reste heureusement au Soleil encore
5 milliards d’années à vivre.
Anatomie du Soleil
Le Soleil gravite autour du centre
de notre galaxie, à une distance de 8 500 parsecs,
un parsec correspondant à 30,86 billions de
kilomètres. Sa période orbitale est
d'environ 240 millions d'années.
La période axiale moyenne
du Soleil est de 27 jours. Cependant, la période
de rotation varie en fonction de la latitude ; les
régions équatoriales accomplissent une
révolution en 25 jours, tandis que les régions
polaires sont plus lentes et mettent 34 jours.
Vue rapprochée
du Soleil.
Le Soleil est le corps le plus
massif du système solaire. Il est 330 000 fois
plus massif que la Terre.
Il est également le corps le plus gros, avec
un diamètre de 1 391 900 kilomètres,
109 fois supérieur à celui de la Terre.
La position du Soleil
dans notre galaxie
Le Soleil est stratifié,
et peut se diviser en trois régions : le noyau,
la zone radiative et la zone convective. La "surface"
du Soleil visible correspond à la photosphère,
recouverte par la chromosphère et sa couronne
périphérique.
Il est essentiellement composé
d’hydrogène, le plus léger des
gaz. Le reste se répartit entre 10% d’hélium
et quelques traces d’éléments
plus lourds.
Le cœur du Soleil est un réacteur
à fusion nucléaire naturel, d’une
température de 14 millions de degrés.
Le Soleil : un disque éblouissant
La surface du Soleil est particulièrement
dynamique, étant une masse bouillonnante de
courants de convection, de tempêtes, d'éruptions
et d'énormes protubérances. La Terre
est lilliputienne comparativement à de nombreux
éléments de la surface solaire.
Comparaison entre le
Soleil et la Terre
Les réactions nucléaires
du centre du Soleil produisent une énergie
très intense qui dégage de la lumière.
Cette lumière s’échappe du noyau
vers la surface.
Les protubérances
sont d'immenses arches de gaz, maintenues au-dessus
de la photosphère par les forces magnétiques
Une lumière si violente se
dégage du Soleil qu’il est très
dangereux de le regarder à l’œil
nu. Sans l’aide d’appareils spécialisés,
on ne pourrait pas étudier sa surface.
Surface et taches solaires
Sa surface visible, la photosphère,
n’est qu’une toute petite couche de seulement
300 km d’épaisseur.
Sa surface n’est pas uniforme
mais présente des tâches très
sombres d’une durée de vie de quelques
jours à quelques mois.
Ces « petites » taches, qui pourraient
aisément contenir la Terre, correspondent à
des zones moins chaudes.
Ces taches semblent plus nombreuses
tous les 11 ans. Au moment du maximum d’activité
solaire (maximum de taches), cela crée des
perturbations dans les télécommunications
sur Terre.
La surface du Soleil n'est pas une
surface réelle, mais plutôt la profondeur
visible au travers de l'atmosphère chaude.
Cette couche visible est la photosphère, une
surface très mouvementée, bouillonnante,
où l'on rencontre les phénomènes
les plus violents du système solaire. Les éléments
principaux de la photosphère sont les taches
sombres, les éruptions et les protubérances.
Vue, depuis la Terre,
d'une protubérance du limbe solaire, prise
dans la raie H-alpha
Les éruptions solaires et
les aurores
Les éruptions solaires représentent
l'activité la plus mouvementée de la
photosphère. En quelques minutes, les températures
grimpent, localement, à 5 millions de degrés
; un nombre important de particules, ainsi que le
rayonnement qui leur est associé, sont projetés
dans l'espace. Une éruption dure habituellement
moins d'une demi-heure.
Protubérances
et éruptions solaires vues au rayon X par le
satellite Yohkoh
Quand le bombardement du vent solaire
s’intensifie, le bouclier magnétique
et l’atmosphère terrestre ont plus de
mal à nous protéger.
Un plus grand nombre de particules parviennent à
pénétrer dans les couches les plus hautes
de l’atmosphère.
Entrant au-dessus des pôles
terrestres, ces particules, en rencontrant les molécules
de la haute atmosphère, provoquent de magnifique
spectacles que l’on nomme aurores boréales
dans l’hémisphère Nord et aurores
australes dans l’hémisphère Sud.
Aurore boréale
en Laponie
Le vent solaire
Quand la lumière s’échappe
brutalement à la surface du Soleil, elle s’échappe
dans le vide spatial.
Les éruptions solaires bombardent
les planètes du système solaire de minuscules
particules extrêmement énergétiques.
On appelle ce phénomène le vent solaire.
L'existence du vent
solaire a été détectée
en observant les comètes (comète Kohoutak
sur la photo). Leur queue, dont leur direction est
toujours opposée au Soleil, est repoussée
par les particules solaires
Il existe un écoulement constant
de ce vent solaire, qui parcourt le système
solaire et s'approche de chaque planète. L'interaction
entre le vent solaire et le champ magnétique
des planètes provoque des phénomènes
d'aurore.
Une aurore australe
à dominante verte vue depuis une navette spatiale
Le vent solaire nous détruirait
si l’atmosphère et le magnétisme
de notre planète ne nous protégeaient
pas.
Le centre du Soleil
Le Soleil peut être décomposé
en trois parties principales : le noyau, la zone radiative
et la zone convective.
Le noyau
Le noyau central occupe 40 % du
diamètre du Soleil, et représente la
source de l'énergie solaire. Dans le noyau,
la température est d'environ 15 millions de
degrés K, et la pression d'environ 2,5 x 1011
bars.
L'énergie solaire provient
de la fusion thermonucléaire. Les atomes d'hydrogène
sont convertis en hélium ; au cours du processus,
il existe une différence de masse. Pour chaque
atome d'hélium produit, quatre atomes d'hydrogène
sont consommés. Cependant, la masse d'un atome
d'hélium est inférieure à celle
de quatre atomes d'hydrogène combinés.
La masse manquante a été convertie en
énergie, selon l'équation d'Einstein
E=mc2, où m est la masse manquante, et c la
vitesse de la lumière. Comme c est un nombre
très élevé, seule une faible
masse doit être convertie, afin d'obtenir une
énergie résultante importante.
Soleil vu dans l'ultraviolet
par Soho
Le Soleil consomme plus de 700 millions
de tonnes d'hydrogène par seconde, produisant
695 millions de tonnes d'hélium. Les 5 tonnes
manquantes sont converties en énergie. Celle-ci,
sous la forme de particules lumineuses, les photons,
met environ 170 000 ans pour voyager à travers
les différentes couches du Soleil et échapper
à celui-ci. 8 minutes supplémentaires
sont nécessaires aux photons pour traverser
le système solaire et atteindre vos yeux.
La zone radiative
La zone radiative entoure le noyau.
Elle s'étend jusqu'à 70 % du rayon du
Soleil, et le transport d'énergie, dans cette
région, se fait par rayonnement. Les gaz de
la zone radiative sont relativement calmes.
La zone convective
La zone convective entoure la zone
radiative, et correspond au reste du rayon du Soleil.
Le transport d'énergie se fait par convection.
La matière contenue dans cette zone est opaque
au rayonnement ; par conséquent, celui-ci réchauffe
le bas de la zone convective. La matière réchauffée
s'élève, perd son énergie dans
l'espace, puis disparaît.
L’éclipse solaire
Les éclipses se produisent
lorsque le soleil, la Terre et la Lune s’alignent
dans l’espace, ce qui peut arriver plusieurs
fois par an.
Couronne lors d'une
éclipse de Soleil
Lorsque la Lune se place entre la
Terre et le Soleil, il se produit une éclipse
solaire.
Eclipse du Soleil du
11 août 1999 visible en France
Lorsque la Terre se trouve entre
le Soleil et la Lune, il se produit une éclipse
lunaire.
La mort du Soleil
Il y a plus de 5 milliards d’années,
un immense nuage de gaz errait dans la Voie lactée.
Il trouve son origine dans l’explosion d’une
multitude de supernovae qui ont répandu, dans
un coin de notre galaxie, les atomes constituant les
couches externes des étoiles dont elles sont
issues.
Poétiquement parlant, ce
gros nuage a commencé à s’effondrer
sous son propre poids. Il a eut beaucoup d’enfants
: les étoiles ; et de petits enfants : les
planètes.
Dans 5 milliards d’années,
une étoile géante rouge, le Soleil,
brûlera la Terre. On est certain que le Soleil
a déjà brûlé plus de la
moitié de l’hydrogène qu’il
renfermait en son centre à sa naissance.
Dans 5 milliards d’années,
la totalité sera transformée en hélium.
Le Soleil deviendra alors instable
et gonflera, dans un premier temps, pour devenir aussi
grand que l’orbite de Mercure.
Sa température de surface
ne sera plus que de 3 000°C. Il sera devenu une
géante rouge.
La Terre sera transformée
alors en un désert torride, et la température
y dépassera les 1 000°C.
Après un processus assez
complexe et quelques millions d’années,
le centre s’effondrera en un astre aussi petit
que la Terre.
L’homme du futur, installé sur un autre
système planétaire, pourra alors observer
une nébuleuse planétaire, avec une petite
naine blanche en son centre.
V.B (17.10.2005)
Bibliographie
Au cœur des étoiles
et galaxies. Editions Hachette 2004 ; Astronomie Editions
Hachette 2003. L’astronomie De la Martinière
Jeunesse 2002