Ralentissement de l’activité solaire et impact sur le climat Depuis 2 ans, les astronomes constatent un ralentissement important de l’activité solaire. Normalement, début 2008, le cycle 24 initiait une activité maximum.
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La surface du Soleil n’est pas uniforme. Elle présente parfois des taches sombres. Ces taches qui nous semblent minuscules pourraient contenir aisément la Terre. Le Soleil connaît des cycles réguliers tous les 11 ans en moyenne. Grâce aux observations remontant à Galilée, les astronomes ont reconstitué tous les cycles solaires depuis 1610.
Explosion solaire en septembre 2000. Credit: NASA/TRACE Au moment du maximum d’activité solaire c’est-à-dire au maximum de taches, il y a des perturbations dans les télécommunications terrestres ou les satellites en orbite. Le champ magnétique solaire est régit par ce cycle de 11 ans. A chaque nouveau cycle, les pôles magnétiques s’inversent.
Taches solaires. © Nasa Les spécialistes ne savent d’ailleurs pas pourquoi ces cycles existent.
Le 10 mars 2006, la Nasa a officiellement annoncé le début du minimum d’activité solaire. Le Soleil était alors d’un calme plat sans la moindre petite tache solaire.
Activité magnétique autour d'une tache solaire. credit: Hinode JAXA/NASA Dans le même communiqué, le physicien David Hathaway nous prédit une activité maximum en 2010 ou 2011 tandis que Mausumi Dikpati (NCAR) penche plutôt pour l’année 2012. Le 17 juin 2009, un rapport de la Nasa titre « Mystère des taches solaires absentes résolu ? ». En réalité, on ne peut pas vraiment dire que ce communiqué donne une réponse. Il s’agit plutôt d’une constatation. Le NOAA prévoyait un redémarrage en janvier 2010 mais pour le moment, le Soleil est toujours aussi calme. En septembre 2009, deux astronomes américains, Matthew Penn et William Livingstone, ont diffusé un rapport.
Explosion à la surface du Soleil. credit: NASA L’anomalie constatée reste pour le moment inexplicable. Et personne ne peut vraiment prédire le redémarrage de l’activité magnétique solaire.
Cette baisse subite d’activité du Soleil s’est déjà produite dans le passé à plusieurs reprises. L’activité magnétique solaire a pratiquement cessé entre 1645 et 1715. Cet épisode est appelé « minimum de Maunder ».
Crédit SIDC/Nasa Un autre cycle semblable, le « minimum de Dalton », s’est déroulé entre 1790 et 1830 environ. On peut également citer le « minimum de Spörer » qui s’est étalé entre 1420 et 1570 environ. En 2001, la Nasa a mis en place un nouveau modèle du climat qui renforce la théorie d’une corrélation entre l’activité solaire et les changements climatiques. Ce que l’on a baptisé « Petit âge glaciaire » a eu des répercutions dans toute l’Europe et en Amérique du Nord. D’après la simulation créée par la Nasa, peu ou pas du tout de taches solaires sont apparues durant la partie la plus froide du Petit âge glaciaire, soit entre 1645 et 1715.
Crédit SIDC/Nasa On sait également qu’une très nette dégradation climatique s’est opérée à partir de 1782 et cela pendant une bonne dizaine d’années.
C’est assez amusant de constater que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) considère que le Soleil ne joue aucun rôle dans le réchauffement actuel du climat. Les astronomes ne sont pas de cet avis car il s’avère que l’activité solaire est loin d’être constante.
Vue, depuis la Terre, d'une protubérance du limbe solaire, prise dans la raie H-alpha. credit: NASA Toujours est-il qu’il serait peu judicieux de ne pas tenir compte de la corrélation existante entre le rayonnement et le champ magnétique solaires et les modifications qui apparaissent au niveau de l’atmosphère terrestre. Alors que nous sommes en pleine polémique sur le réchauffement climatique, avouez que ce serait très ironique si le Soleil nous jouait un tour pendable. Mais comme le rappelle la Nasa, l’activité humaine est la première responsable des changements climatiques de ces dernières décennies. V. Battaglia (13.01.2010)
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