Le site du patrimoine mondial de Shark Bay couvre
2 200 000 hectares dont la moitié est occupée
par 12 parcs et réserves naturelles.
Malgré son nom, la baie des requins est un
site touristique très apprécié.
Les eaux chaudes qui baignent les côtes ouest
d’Australie constituent un milieu favorable
à une multitude d’espèces :
dauphins, dugongs, raies, requins, pieuvres ou jubartes.
C’est le boucanier britannique William Dampier
qui baptisa la Shark Bay en 1699. Depuis, la baie
des requins est restée un site vierge. Les
750 personnes qui y vivent se consacrent entièrement
à sa protection.
Des eaux chaudes et peu profondes
Les 1 500 kilomètres de côte de la Shark Bay comprennent
des dépressions sablonneuses, des dunes et des falaises abruptes.
Le socle de grès et de gypse date du Crétacé.
Cette baie possède le plus grand tapis d’algues du
monde : les 4 000 km² sont constitués à 90% d’Amphibolis
antarctica.
Elle possède également un immense lit de stromatolites.
Ces algues sont considérées comme une des formes de
vie les plus anciennes sur Terre.
La plage de Monkey Mia est très connue des touristes. Ils
y vivent une expérience bien sympathique. En effet, ils peuvent
nager au milieu des dauphins. Ces derniers, habitués à
la présence humaine, semblent très à l’aise
dans leur rôle d’attraction touristique. Par jeu, peut-être,
ils interagissent totalement avec l’homme.
Outre les dauphins, près de 10 000 dugongs et 6 000 tortues
de mer vivent en permanence dans la baie.
Pour les dugongs, Shark Bay constitue un refuge et un lieu de reproduction.
Protégés depuis de nombreuses années, ils se
sont montrent moins farouches et acceptent de se laisser photographier.
Parmi les tortues, Chelonia Mydas et Caretta caretta viennent pondre
sur les plages de l’île Dirk Hatog.
Parmi les 12 zones protégées, il y a le parc national
François Peron qui doit son nom au zoologiste français.
La baie des requins
Cette baie n’a pas été baptisée ainsi
par hasard. Cependant, les requins ne pullulent pas non plus.
Le requin-tigre compte parmi les espèces les plus répandues
au large de la Shark Bay. Très redouté, ce requin
est particulièrement dangereux pour l’homme.
Le grand requin blanc est également présent dans
ce secteur. Cependant, il s’approche rarement des côtes.
Parmi les requins les plus inoffensifs, on peut admirer la majestueuse
silhouette du requin baleine. Ses 18 mètres de long maximum
peuvent impressionner mais le plus grand poisson du monde est dépourvu
de toute agressivité.
La vie animale sur les îles et le continent
La mer a atteint son niveau actuel il y a près de 6 millions
d’années, séparant Shark Bay du continent. Plusieurs
îles se sont formées dont les îles Bernier et
Dirk Hartog.
Grâce à ces îles, de nombreuses espèces
en voie d’extinction sur le continent australien arrivent
à survivre dont le bettong fouisseur, le wallaby-lièvre
roux ou le bandicoot de Bougainville.
L’ensemble de l’avifaune comprend 230 espèces
dont 11 espèces d’oiseaux marins. Les pélicans
à lunettes montrent une grande sociabilité. Ils ne
sont pas du tout farouches et acceptent les friandises des touristes.
Parmi la centaine d’espèces de reptiles et d’amphibiens,
on peut observer trois espèces de scinques de sable et près
d’une trentaine de dragons australiens.
Chlamydosaurus kingii est un dragon
d'Australie insectivore
Signalons la présence de nombreux serpents de mer qui ne
sont pas timides mais très venimeux.
Serpent marin du genre Laticauda.
Ce serpent chasse en mer mais vient souvent sur les plages pour
digérer, se reproduire et pondre