Sélection naturelle. Evolution et Extinction Depuis leur apparition, tous les animaux se sont diversifiés tant dans leur forme que leur mode de vie. Ce processus d’évolution est une caractéristique propre à tous les êtres vivants. De nombreuses controverses existent quant à la théorie de la sélection naturelle avancée par C.Darwin.
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Tous les êtres vivants subissent des transformations qu’ils transmettent lorsqu’ils se reproduisent.
Sélection naturelle de Darwin
L’aiguillon de l’abeille Après avoir piqué, l’abeille ne peut retirer son aiguillon sans mourir. Pourquoi donc l’évolution aurait-elle favorisée une caractéristique qui s’avère fatale ? La queue du Paon Le Paon possède une queue chatoyante. Cet attribut voyant est un désavantage par rapport aux prédateurs. Par contre, c’est un avantage pour la reproduction. Les femelles choisissent les plus beaux.
Paon. Licence La lutte pour la survie peut donc être en totale contradiction avec la lutte pour la reproduction. L’ornithorynque Il a la taille d’un lapin, un bec de canard et un corps aplati. Cet étrange animal possède des caractères mammaliens (poils, allaitement des petits) mais également reptiliens (oviparité).
Ornithorynque. Licence Certaines explications ont été avancées mais je pense personnellement que c’est l’exemple type qui prouve que la sélection naturelle n’a de sens que par rapport à l’évolution de l’environnement.
L’évolution travaille très lentement. C’est l’accumulation des petites variations qui, à long terme, modifient profondément l’aspect des animaux.
Les éléphants et leurs parents sont issus d’une seule espèce, qui vivait il y a 53 millions d'années. Les défenses tout d’abord très petites deviennent de plus en plus importantes, plus de 3 m chez les stégodontes, pour finalement se réduire à 1,50 m chez l’éléphant actuel. Les premiers proboscidiens ne possédaient pas de trompe mais une lèvre supérieure très mobile. L’accroissement de la taille semble aller de paire avec l’évolution de la trompe.
Ces fossiles ont révélé que depuis l’éocène, 350 espèces au moins ont évolué depuis cette espèce unique. Il n’en reste aujourd’hui que deux : l’éléphant d’Asie et l’éléphant d’Afrique.
Eléphant d'Afrique. © dinosoria.com La sélection naturelle semble avoir favorisée le meilleur équilibre entre poids, grandeur de la trompe et des défenses selon l’évolution de l’environnement.
L’évolution des équidés est étroitement liée aux changements climatiques. Lorsque l’Europe et l’Amérique du Nord se séparèrent, le groupe évolua, chacun dans son environnement. En Amérique du Nord, le cheval moderne (Equus) a gagné l’Ancien Monde, il y a 2,5 Ma. C’est au même moment qu’il disparaissait d’Amérique du Nord. Il n’y sera réintroduit que par les conquistadors.
Ces deux exemples démontrent que la sélection naturelle ne s’effectue que par rapport à un environnement donné. On ne part pas d’un point A pour aller en ligne droite vers un point B. La sélection naturelle ne choisit pas ce qu’il y a de meilleur mais simplement de mieux adapté à un moment donné.
L’extinction des dinosaures n’a toujours pas été résolue et ne le sera peut-être jamais. La théorie du météorite comme celle de l’augmentation du volcanisme n’explique pas tout. En effet, la liste des survivants nous oblige à nous poser des questions:
Velociraptor vivait au Crétacé supérieur. © dinosoria.com La sélection naturelle pourrait-elle compléter les théories déjà existantes ? La disparition des dinosaures n’a pas été subite contrairement à ce que croient beaucoup de gens. Les fossiles du Crétacé sont beaucoup moins diversifiés que ceux du Jurassique. Cela prouve que leur déclin avait déjà commencé depuis longtemps. Le climat du Jurassique était propice à l’explosion des différentes espèces de dinosaures. Tout au long de cette période, le climat est devenu plus chaud et plus humide. La nourriture était abondante pour les grands herbivores.
Triceratops. © dinosoria.com A partir de ces éléments, ne peut-on envisager, que les dinosaures étant déjà sur le déclin, cette accumulation de facteurs négatifs cumulée à la chute d’un météorite, ont sonné le glas des espèces les moins adaptées pour ce type de changements.
L’homme rentre t-il dans le cadre de la sélection naturelle ? Après tout, nous ne possédions au départ aucune caractéristiques particulièrement remarquables. On peut même dire que l’australopithèque était plutôt défavorisé pour survivre dans un environnement hostile.
Propulseur. © dinosoria.com Mais la sélection naturelle n’est pas étrangère à cette capacité créatrice. Elle a favorisé la bipédie et donc la possibilité d’utiliser nos membres antérieurs. V.Battaglia (05.2004) |







