Roswell
Le soir du 2 juillet 1947, des témoins voient
un disque traverser le ciel puis exploser en partie
au-dessus d’un ranch près de Roswell,
au Nouveau-Mexique. Le premier communiqué de presse de l’armée
reste, à ce jour, le seul aveu officiel
de l’existence des OVNIS jamais fait par
les autorités américaines. |
Au cours des trois jours qui ont précédés
le crash de Roswell, il y a eut 88 apparitions d’OVNIS
dans 24 Etats.
Selon les spécialistes des OVNIS, cette photo prise en 1967, montrerait un engin spatial au dessus de Zanesville, dans l'Ohio. C'est le même genre d'objet qui a été observé à Roswell en 1947 MacBracel prévient avec du retard le shérif
de sa découverte qui se rend sur les lieux.
Il déclarera avoir vu de nombreux débris,
une zone noircie et 4 corps étranges. Ils découvrent un très grand nombre
de fragments légers, rigides et extrêmement
résistants. Certains portent des symboles indéchiffrables.
Major Jesse A.Marcel Une partie des débris est expédiée
le jour même à Washington, via la base
de Fort Worth, au Texas. Le 8 juillet, l’armée publie un communiqué affirmant qu’elle a récupéré un OVNI. Le communiqué ne mentionne pas les corps que le shérif affirmait avoir vu. Trois heures après ce premier communiqué, le général Ramey fait diffuser un rectificatif disant que les débris sont ceux d’un ballon météorologique équipé d’un réflecteur de radar d’un modèle courant. On peut se demander comment un officier de l’armée de l’air a pu confondre un simple ballon-sonde avec un engin spatial.
Un modèle de ballon Mogul de 1948 Ce même jour de 1947, un avion arrive à Roswell de Washington avec une équipe chargée de superviser la récupération des débris. Le 9 juillet, accompagné par les militaires, le fermier McBracel donne une conférence de presse. Lui aussi revient sur sa première déposition et affirme qu’il s’agit d’un ballon-météorologique. Il n’y a plus d’OVNI ni de cadavres.
Ballon Mogul, modèle de 1947 L’armée de l’air s’est encore
contredite avec deux rapports publiés dans
les années 1990 dont « The Roswell Report
» rendu public en 1994.
Mannequins types utilisés par l'armée Une autre version, toujours officielle, affirme que l’armée travaillait sur un projet top secret appelé « Mogu 1 », qui consistait à contrôler les essais nucléaires soviétiques en lançant des ballons munis d’équipements acoustiques. Le moins que l’on puisse dire est que l’armée américaine a beaucoup de mal depuis 50 ans à concocter une version unique et convaincante. Et finalement, si l’affaire Roswell est devenu un mythe, on le doit bien à cette même armée si soucieuse de fournir des preuves mais qui se refuse par contre à fournir les rapports classés top secret sur cette affaire.
Un témoin, l’ingénieur Grady
Barnett, qui résidait à Roswell au moment
des faits va relancer l’affaire. Il a confié à son ami, Vern Maltais, ce qu’il avait vu ce jour là : « Alors qu’il revenait d’une de ses inspections, il s’est retrouvé face à un disque ovale qui venait de s’écraser. A côté, quatre créatures gisaient sur le sol qui portaient des combinaisons d’un vêtement gris d’une seule pièce ». On remarquera que le nombre de « cadavres » coïncide avec le témoignage du shérif. Cependant, le témoignage de ce dernier diffère légèrement. « Ils avaient de grosses têtes. Les vêtements qu’ils portaient ressemblaient à de la soie. L’un deux était encore en vie ».
Si la soucoupe volante était presque intacte, pourquoi il y avait-il autant de débris dans le champ ? D’après les témoins, ils s’étalaient sur une superficie d’une longueur d’un kilomètre sur 70 à 100 mètres de large. Certains spécialistes de l’affaire ont avancé l’hypothèse qu’il n’y avait pas un mais deux engins. L’un des engins aurait été pulvérisé lors de l’accident.
Il existe deux autres témoignages de la présence de corps:
En 1947, Glenn Dennis travaillait aux pompes funèbres.
Il faisait également office d’ambulancier.
Glenn Dennis fréquentait au même moment
une jeune sous-lieutenant qui travaillait à
l’hôpital militaire. « Je me suis dirigée vers une salle d’examen. Lorsque je suis entrée, il y avait deux médecins dans la salle. Ils étaient en train d’examiner trois corps dont deux très mutilés. Il s’agissait de corps étranges ». C’est la dernière fois que Dennis vit
sa petite amie. Le lendemain alors qu’il prenait
de ses nouvelles, on lui répondit qu’elle
avait été transférée.
Ils ignoraient où mais elle n’était
plus à la base aérienne.
Juillet 1947. Un officier météo montre aux médias le ballon sonde et son réflecteur radar
Corso a travaillé plusieurs années
au Pentagone. C’est certainement l’un
des témoins les plus influents. Dans son livre
intitulé « Au lendemain de Roswell »
publié en 1997, il affirme avoir été
responsable de l’implantation de technologies
extraterrestres au sein de l’armée américaine. Corso dit également qu’à l’époque il a vu 5 caisses dans un hangar. Dans l’une des caisses, il y avait un corps qui flottait dans une substance liquide. Le corps ne faisait pas plus d’1,20 m. Il décrit l’extraterrestre ainsi : « La poitrine était relativement étroite. La peau avait une teinte grisâtre. La tête était grande par rapport au reste du corps. Les yeux étaient légèrement obliques et recouverts d’une sorte de filament » Il écrit également avoir eu entre les mains le rapport d’autopsie des corps retrouvés le jour du crash. Il est à souligner que ce livre, bien qu’intéressant,
n’apporte aucune preuve tangible à ce
dossier. Nous avons donc, apparemment, plusieurs personnes qui affirment, directement ou indirectement, qu’il y avait bien des corps non humain à proximité de l’engin spatial. Qu’en est-il alors du film de cette fameuse autopsie d’un extraterrestre qui a fait le tour du monde en 1995 ?
En 1995, un film créé l’évènement
dans le monde. Il s’agit de la présumée
autopsie de l’un des corps récupéré
à Roswell.
Malheureusement, après vérifications,
Jack Barnett n’a jamais été mentionné
dans la liste des cameramen de Trinity. Extrait vidéo du film de l'autopsie Les origines de ce film sont donc plus que douteuses. Cela n’a pas empêché Santilli de le vendre à plus de 20 pays en 1995. A première vue, ce film sent l’arnaque
et le montage. L’ »extraterrestre »
que l’on y voit mesure près d’
1,60 et possède 6 doigts. Il n’y a qu’un seul détail qui
mérite réflexion. Corso pense d’ailleurs
que bien que faux, ce film comporte une part de vérité. Ce détail n’a bien sûr jamais été révélé à personne. Depuis 1995, Santilli n’a jamais voulu fournir
pour analyse des portions du film original ce qui
ne plaide pas en sa faveur. Peut-être que parmi elles, certaines ont réellement
été témoin de quelque chose ce
qui expliquerait certains détails troublants.
L’enquête la plus sérieuse qui
a été menée sur l’affaire
Roswell provient des Dr Jean Sider et Leonard Stringfield. Il n’existe que des témoignages fragmentaires des médecins qui auraient autopsié les occupants du disque. Leur recoupement, opéré entre autres, par le chercheur Leonard Stringfield, donne le portrait suivant :
Portrait robot des extraterrestres De même, lors de leur enquête, ils ont pu récolter des témoignages des chercheurs qui ont travaillé sur les débris récupérés. La composition des débris n’a jamais été identifiée. Il a été impossible de découper cette tôle, ni d’y faire une entaille, ni de la brûler. Pour ces deux hommes qui ont mené une enquête
et interrogé de nombreux témoins, il
s’est incontestablement passé quelque
chose d’important et de tout à fait insolite
au Nouveau-Mexique.
Plusieurs témoins de 1947 ont affirmé
que certains débris comportaient d’étranges
inscriptions. « Ce qui différenciait les pièces,
c’était une série d’inscriptions.
La poutre en forme de « I » comportait
une sorte d’écriture.
Reconstitution des inscriptions Ces inscriptions ont suscité l’attention d’un grand nombre de chercheurs. Les efforts entrepris pour essayer de les déchiffrer ont abouti à des résultats mitigés selon les rapports de ceux qui enquêtent sur cette affaire. Une source amérindienne les traduit par « les guerrières sont prêtes ». Une autre traduction d’origine méditerranéenne rapproche les symboles du grec ancien et cela se traduirait par le mot « liberté ». Difficile de se faire une réelle idée sur ces symboles qui n’ont été analysés qu’à partir de quelques fragments.
Reconstitution des inscriptions Quoiqu’il en soit, aucun ballon-sonde ne comporte sur sa structure de telles inscriptions. De plus, leur descriptif ne ressemble en rien au soi-disant adhésif à fleurs retrouvé dans les débris dont parle l’armée américaine dans un de ses rapports. Mais, on peut également se demander pourquoi une civilisation extraterrestre utiliserait de l’ancien grec pour orner ses vaisseaux.
Comme vous pouvez le constater, l’affaire est loin d’être aussi simple que certains sceptiques et de nombreux médias veulent bien le dire. Il existe bon nombre d’autres témoignages sur cette affaire dont celui de Bond Johnson, un journaliste, appelé en juillet 1947, pour photographier les débris de l’accident. C’est d’ailleurs le seul représentant des médias à avoir pu voir ces débris. Il est impossible de tous les citer à moins d’écrire un livre. La question que tout le monde se pose est : Qu’est-il tombé du ciel le 2 juillet 1947 ? Seule l’armée de l’air pourrait répondre à cette question et nous connaissons leurs différentes versions peu convaincantes et surtout très contradictoires. La théorie du météorite est quant à elle totalement invraisemblable pour la simple raison que l’objet n’a laissé aucun impact du type cratère. Cependant, près de 60 ans après les évènements, de nombreuses personnes poursuivent leur enquête et continuent à chercher des réponses aux différentes questions.
Personnellement, après avoir lu plusieurs ouvrages, consulté différents rapports et rassemblé les éléments les plus sérieux sur Roswell, j’en suis arrivée à la conclusion que l’affaire Roswell n’est pas un mythe, ni le fruit des élucubrations de quelques ufologues. Il existe trop de témoignages concordants
pour que l’on puisse ignorer ou traiter par
le mépris le cas Roswell. Le nombre de témoignages importe peu en fait. La seule preuve qui pourrait nous donner la solution à cette énigme serait que l’on puisse analyser publiquement les débris récupérés. D’ailleurs, je ne suis pas la seule à le penser puisque le centre international de recherche sur les OVNIS de Roswell offre un million de dollars à celui qui lui apportera l’un de ces débris après authentification. Tant qu’il n’y aura pas de nouvelles preuves de ce type, Roswell restera dans les énigmes de notre histoire. V.B (08.01.2006) |

