Comment ressusciter un dinosaure : fossilisation et reconstitution Enterrés dans des sédiments, piégés dans l’ambre ou encastrés dans la glace, voici comment les dinosaures ont laissé des traces qui ont résisté au passage du temps. La reconstitution d'un dinosaure dépend en grande partie de l'état des fossiles.
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Quand un animal meurt, ses restes ne demeurent pas longtemps intacts. Sur terre, les charognards dévorent les cadavres, les insectes rongent ce qu’il reste puis les bactéries terminent le travail de nettoyage. Dans certaines conditions, le corps entier est conservé. Si le cadavre est recouvert d’une couche qui l’isole de l’air, comme des cendres volcaniques ou des sédiments marins, le processus de dépeçage ne peut avoir lieu. Les animaux peuvent être conservés de plusieurs façons : 1/ un insecte ou un petit animal se laisse piéger dans de la résine. Il peut alors se faire engluer pour l’éternité.
Insecte fossilisé dans de l'ambre de la Baltique. © dinosoria.com 2/ Le bitume (une sorte de goudron) est une substance naturelle qui forme des mares pouvant engloutir de gros animaux. Ils sont alors imprégnés d’un liquide huileux qui empêche la décomposition. 3/ La congélation est un autre procédé qui retarde la putréfaction. Les mammouths gelés, découverts en Sibérie, étaient dans un état de conservation parfait.
Mammouth laineux. By Jim Linwood . Licence Beaucoup d’animaux commencent à se fossiliser mais disparaissent sans laisser de traces. La fossilisation est un processus aléatoire et très rare qui n’offre qu’une vue fragmentaire de la vie préhistorique. Ce fossile ci-dessous est celui d'un Coelophysis, prédateur qui contient les os d'un jeune Coelophysis dans son estomac. C'est grâce à cette découverte, que les chercheurs ont su que cette espèce était cannibale.
Les fossiles permettent de savoir quand et comment vivaient les animaux, ce qu’ils mangeaient et parfois comment ils se reproduisaient.
Fossile d'un Coelophysis qui contient les os d'un jeune Coelophysis dans son estomac. C'est grâce à cette découverte, que les chercheurs ont su que cette espèce était cannibale. © dinosoria.com Une fois dans le laboratoire, le fossile est entièrement nettoyé. Là, l’étude peut commencer.
Si les os ne sont pas trop abîmés, il est facile de savoir à quelle partie du corps ils correspondent. Mais souvent, des recherches sont nécessaires. Le paléontologue vérifie si son fossile appartient à un animal déjà répertorié ou à une nouvelle espèce.
Iguanodon. Pendant la fossilisation des os, un lent processus chimique capture chaque détail de leur structure intérieure et de leur forme. Même si l'os est fendu, on peut identifier les points d'insertion des muscles. © dinosoria.com Comment reconstituer un dinosaure quand on a qu’un seul de ses os ? Seule l’anatomie comparée permet de ne pas confondre un fémur de sauropode avec celui d’un théropode.
Reconstitution d'un Tyrannosaurus. © BBC Un os présente des caractéristiques propres à chaque espèce. Les paléontologues étudient les dépressions, crêtes et saillies observables sur les os. Ces caractéristiques servent de point d’attache aux muscles et aux ligaments. En comparant avec nos animaux actuels, les chercheurs peuvent « habiller » un dinosaure.
Les squelettes fossilisés ne sont pas le seul moyen pour les paléontologues de comprendre les caractéristiques et le mode de vie des dinosaures.
Oeufs d'Oviraptor et reconstitution du nid. © dinosoria.com De même, les empreintes fossilisées permettent de calculer à quelle vitesse ils se déplaçaient, s’ils vivaient en troupeau ainsi que les directions des migrations.
Ci-dessus: S'approchant d'un sauropode, un théropode se prépare à l'attaque. Cette scène est révélée par les empreintes découvertes au Texas. Le prédateur laisse des empreintes à trois doigts alors que celles du sauropode sont arrondies, avec les marques des petites griffes visibles à l'avant. V.Battaglia (05.2003) M.à.J 06.2006 |





