Ratel
Le ratel (Mellivora capensis), malgré sa petite taille, est
un prédateur féroce. Le ratel est réputé
pour son courage, sa ténacité et
son insatiable appétit.
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Physiquement, le ratel ressemble beaucoup au blaireau d’Amérique
et d’Europe. Ils font d’ailleurs partie de la même
famille.
Malgré sa petite taille, le ratel est un prédateur féroce. © dinosoria.com Cet omnivore ne connaît pas la peur. C’est sans doute
cette caractéristique qui le rend aussi téméraire.
Il n’hésite pas à s’attaquer à
des proies aussi grosses que des buffles de la Cafrerie. Il possède une peau très épaisse et particulièrement
élastique qui donne peu de prise aux prédateurs. Cette
fourrure hyper résistante le protège des crocs des
félins et des crochets des serpents dont il raffole. On le reconnaît facilement à son épaisse toison bicolore, blanche sur le dessus et noire sur le reste du corps.
Le ratel ne connait pas la peur . By Glen Bowman . Licence Le ratel fréquente de nombreux biotopes, savanes, steppes, forêts, zones semi-désertiques, dans les régions d’Afrique au sud du Sahara. On le trouve également en Arabie, en Inde, en Irak et au Pakistan. Plutôt nocturne, il reste au frais dans son terrier la journée. Il possède de puissantes griffes antérieures qui lui permettent de creuser le sol et de maintenir ses proies.
Le ratel possède de puissantes griffes bien pratiques pour creuser © dinosoria.com C’est un des rares animaux à pouvoir marcher et courir en arrière. Solitaire, on ne le rencontre jamais en groupe de plus de 3 ou 4 individus. En captivité, il peut vivre jusqu’à 25 ans.
Parmi les proies favorites du Ratel, on trouve les serpents. Il ne se contente pas des plus petits. Aussi agile dans les arbres que sur le sol, il n’hésite pas pour arriver à ses fins à grimper dans les branchages pour y déloger des reptiles de grande taille comme le cobra.
© dinosoria.com Une fois arrivé en haut, il secoue énergiquement les branches pour déséquilibrer sa proie. Dès que le reptile est à terre, il se précipite et avec beaucoup d’habilité, mort la tête du serpent en évitant les crochets venimeux.
Ratel qui tue un serpent. © dinosoria.com Il commence toujours par manger la tête pour éliminer
d’emblée les crochets. En 3 jours, un ratel pour avaler
plus de 9 m de serpent. On connaît mal l’immunisation de certains animaux contre le venin. Par contre, on a pu observer un ratel se faire piquer, sembler agoniser puis revenir à lui au bout de 2 h pour reprendre tranquillement son repas. Omnivore, le pêché mignon du ratel est le miel. Il éventre à l’aide de ses puissantes griffes les rayons des ruches et endure d’innombrables piqûres pour atteindre son met favori.
Le pêché mignon du ratel est le miel © dinosoria.com Là encore, il semble immuniser contre les piqûres des féroces abeilles africaines. Cependant, bien qu’il puisse supporter des centaines de piqûres, certains meurent par gourmandise. Pour trouver le miel, il s'associe parfois avec l'indicateur, un oiseau qui chante d'une façon particulière pour le conduire à un nid d'abeilles. Ouvrant le nid avec ses puissantes griffes, il mange la majeure partie du miel, mais laisse à l'oiseau la cire et les larves. Dans le Kalahari, des empreintes dans le sable ont révélé
le vol par un ratel d'une carcasse de raphicère à une hyène
brune.
Le ratel raffole des serpents dont le cobra . By Hello, I am Bruce . Licence Lorsqu'il est poursuivi, le ratel peut avoir recours à une arme chimique. On a observé un ratel, poursuivi par quatre hyènes tachetées, se mettre à l'abri dans un arbre. Déséquilibré, le ratel est tombé au milieu des hyènes. Là, une odeur nauséabonde s'est immédiatement répandue, alors qu'il faisait face aux hyènes, toutes dents dehors. Les hyènes se sont aussitôt éloignées.
La reproduction ne semble pas saisonnière. La femelle donne naissance de un à quatre petits après une période de gestation de 6 mois. Les chercheurs ont découvert que les ratels se rassemblaient
en certains endroits pour déféquer et laisser ainsi
des messages olfactifs. Les mâles dominants ont plus de chance d’être acceptés que les autres. Dès que la femelle répond favorablement aux avances bruyantes de son partenaire, le couple s’installe dans un terrier pendant 2 à 3 jours. La femelle met au monde un à deux petits qui resteront près d’elle pendant plus d’un an. L’apprentissage est assez long. Il faut attendre environ 18 mois pour que le jeune devienne indépendant et chasse seul. La femelle transporte sa progéniture dans sa gueule en cas
de danger. Pendant la période de sevrage, d’environ
3 mois, les petits restent dans le terrier. On a pu constater que certains petits se font tuer par d’autres congénères mais sans en connaître la raison exacte. V.Battaglia (02.2004. M.à.J. 05.2006)
Règne: Animalia
Larousse des Animaux, éditions Larousse 2006
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