Quetzalcoatlus fut l’un des plus grands reptiles volants.
Cependant, on n’a retrouvé que des
fragments de cet immense ptérosaure qui
vivait au Crétacé supérieur.
C’est en 1972 que Douglas Lawson découvrit
les restes fragmentaires de ce ptérodactyle
au Texas qu’il baptisa Quetzalcoatlus « Serpent à plumes » en l’honneur
du dieu aztèque.
Quetzalcoatlus est un ptérosaure azhdarchide. Le nom de
cette famille provient de Azhdarcho, un grand
ptérosaurien trouvé en Ouzbékistan
en 1984 et baptisé d’après
un dragon de la mythologie ouzbèque.
La famille des Azhdarchidae comprend des ptérosaures
de grande taille qui ont dominé les airs
à la fin du Crétacé un peu
partout dans le monde.
Différentes
estimations de l’envergure de Quetzalcoatlus ont donné des chiffres compris entre 11
et 15 m (12 m étant le plus probable).
Par sa taille et ses caractéristiques aérodynamiques,
ce ptérosaure se rapprochait plus du petit
aéroplane que d’un organisme volant.
Malheureusement,
le squelette de Quetzalcoatlus est incomplètement
connu. Les fragments découverts ne permettent
pas d’en faire une reconstitution précise.
On
peut seulement affirmer que Quetzalcoatlus avait de longues mâchoires dépourvues
de dents, comme Pteranodon .
La longueur du crâne est estimée
à 2 m.
Il possédait également un long cou,
très rigide et un corps de la dimension
d’un homme. Le squelette était allégé
grâce aux os creux.
Dans
la mesure où on a retrouvé ce ptérosaure
à 400 km des côtes de la mer intérieure
de l’époque, il est difficile d’affirmer
qu’il se nourrissait de poissons.
Mais, le fait que les fragments aient été
retrouvés dans des sédiments non-marins
n’impliquent pas nécessairement que Quetzalcoatlus vivait dans les terres.
En
effet, un seul spécimen et encore incomplet
est nettement insuffisant pour affirmer que Quetzalcoatlus était un charognard qui pouvait se repaître
des carcasses de dinosaures.
La
même question se pose pour un autre grand
ptérosaure de la même famille que Quetzalcoatlus: Hatzegopteryx
thambema, décrit en 2002.
La
théorie du ptérosaure charognard
à l’image de nos vautours modernes
demande à être confirmée.
D’ailleurs, cette thèse est contredite
par le peu de flexibilité du cou, rigidité
peu compatible avec la fonction de charognard.
Atlas
de la préhistoire, Ed.Nathan. The Book
of life, Stephen Jay Gould, 1993 . Les Fossiles,
Ed Atlas, 1999. La grande encyclopédie
des dinosaures, Ed.Gallimard, 1985. Dinosaures
et autres animaux de la préhistoire, Ed.Könemann,
1999