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Des puces XXL sévissaient au Mésozoïque

Neuf fossiles de puces datant pour les plus anciens du Jurassique ont été mis au jour dans les provinces chinoises de Mongolie Intérieure et du Liaoning.
Ces puces étaient plus grandes que nos puces actuelles et possédaient un appareil buccal très robuste.
Cette caractéristique laisse penser que ces insectes pouvaient percer l’épiderme des mammifères mais également des dinosaures.

Comparatif entre les puces préhistoriques et les puces modernes

Parmi les fossiles, certains datent de 125 millions d’années et d’autres d’environ 165 millions d’années.
Ces trois espèces de puces sévissaient entre le Jurassique moyen et le Crétacé inférieur.

Les mâles mesurent 8 à 15 mm et les femelles 14 à 20 mm.

Puce préhistorique

Puce mâle et puce femelle. Jurassique moyen. Photo: AFP/Nature

Nos puces modernes mesurent 2 à 6 mm de long et jusqu’à 8 mm pour les plus grands spécimens.

Ce qui différencie les puces préhistoriques est leurs pièces buccales. Leur appareil piqueur-suceur était long et cranté afin de mieux percer l’épiderme de leur proie.

Au Mésozoïque, les proies abondaient. Les premiers mammifères et les dinosaures se côtoyaient dans ces régions.

Puce

Puce moderne. puce. Janice Haney Carr. CDC

L'entomologiste André Nel, du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris souligne les caractéristiques suivantes :

L'épaisseur, la taille et l'orientation des poils microscopiques couvrant les pattes des parasites ainsi que leurs griffes «sont des structures spécialisées» qui indiquent que ces puces «vivaient sur des hôtes couverts de fourrure ou de plumes, plutôt que sur des vertébrés à la peau nue ou écailleuse.

Le rapport publié dans la revue Nature souligne le fait suivant :

Il est tout à fait possible que les puces préhistoriques se soient nourries du sang des petits dinosaures à plumes qui ont fait la réputation des gisements de fossiles où elles ont été découvertes

Nos puces modernes vivent quasi exclusivement sur leur hôte, mammifères, oiseaux ou homme.
Mais les puces préhistoriques pouvaient peut-être parasiter différentes espèces.

Elles possèdent des caractéristiques communes avec les siphonaptères actuels. Les formes anciennes ne possédaient pas non plus d’ailes ni de queue.

Puce du rat

Xenopsylla cheopis femelle (puce du rat) adulte. CDC

Les puces peuvent transmettre différentes maladies. Il existe plus de 2000 espèces répertoriées.
Elles peuvent transmettre la peste d’un rongeur à l’autre et indirectement infectée l’homme.

La puce du lapin (Spillopsyllus cuniculi) véhicule et transmet le virus responsable de la myxomatose.

V. Battaglia (01.03.2012)

Premiers insectes.       Tique

Lien: Super-sized fleas adapted to feed off dinosaurs sur le site de la Revue Nature

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