Pendant
longtemps, Pteranodon "avec ailes
et sans dents" a été considéré
comme le plus grand reptile volant connu. Ce ptérosaure
avait une envergure de 7,5 à 9 m.
En
1975, cependant, on découvrit une nouvelle
espèce de ptérosaure de taille supérieure,
avec une envergure estimée entre 11 et
15 mètres. Ce reptile volant gigantesque
a été baptisé Quetzalcoatlus. Pteranodon (en grec : ailé et
édenté) est un ptérodactyle
qui vivait, il y a environ 70 millions d’années,
au Crétacé supérieur.
Portrait de Pteranodon
Ce
ptérosaure est l’un des mieux connu
car les paléontologues ont eu la chance
de découvrir des squelettes presque complets.
Des os de Pteranodon ont été
découverts aux Etats-Unis, dans la formation
de Niobrata et au Canada. Les premiers os fossilisés
de Pteranodon ont été découverts
dans l'Ouest du Kansas, au début des années
1870.
Reconstitution
de Pteranodon au Field Museum de Chicago. By Tai
Toh Licence
Son
énorme tête consistait en un bec
allongé triangulaire et sans dents, contrebalancé
à l’arrière par une structure,
s’élevant pour former une crête
aérodynamique. Pteranodon longiceps possédait
un crâne de 2,80 m de long.
Cette
grande crête légère de 30
grammes et de 60 cm de long, dont l’épaisseur
ne dépassait pas 3 mm, servait peut-être
à diriger l’orientation du vol. De
plus, elle faisait sûrement contrepoids
lorsque Pteranodon tournait la tête.
On sait aujourd’hui qu’elle servait
également à distinguer les mâles
des femelles.
Squelette
de Pteranodon au Field Museum de Chicago. By O.Casey
Licence
En
effet, d’après les nombreux fossiles
découverts dans le monde, il apparaît
que les mâles étaient plus gros que
les femelles avec une crête plus développée.
En
comparaison avec son crâne et ses ailes,
le corps de Pteranodon était minuscule,
court et sans queue.
Son poids est estimé entre 15 et 17 kg
Les
ailes de Pteranodon se caractérisent
par un quatrième doigt très long.
Les trois autres doigts se terminent par une griffe.
Afin d’alléger le squelette, les
os des ailes sont creux et très minces.
Certaines images
du diaporama sont issues du documentaire "Sur
la Terre des Dinosaures" BBC 2000
Ses mâchoires édentées sont
inhabituelles pour un ptérosaure. On en
a déduit qu’il se nourrissait probablement
comme le pélican moderne, ramassant des
poissons dans ses mâchoires et les avalant
entier.
Mode de vie de Pteranodon
C’est
très rare de pouvoir aborder le mode de
vie d’un animal disparu depuis bien longtemps.
Mais, exceptionnellement, la bonne connaissance
du milieu dans lequel vivait Pteranodon et les fossiles bien conservés ont permis
aux paléontologues d’émettre
plusieurs hypothèses.
Reconstitution
de Pteranodon au Prehistoric Garden. By Steve
Lewalready Licence
On
pense que Pteranodon se laissait porter
par les vents ascendants et utilisait les courants
d'air chaud pour s'élever et se maintenir
à haute altitude au-dessus des océans.
C’est ce que révèlent des
calculs effectués à partir de son
poids et de la surface de ses ailes.
C’était probablement un migrateur
qui effectuait de longues distances comme le font
nos oiseaux marins modernes.
La
ceinture scapulaire et la colonne vertébrale
étaient soudées et non reliées
uniquement par des muscles, comme chez les autres
reptiles volants, ce qui renforçait la
puissance des mouvements oscillatoires des ailes.
Illustration
de Pteranodon . By Mark WittonLicence
Ce
reptile volant pouvait battre des ailes à
intervalles de deux secondes. Il passait une grande
partie de sa vie sur les falaises au bord de la
mer. Il y pêchait les poissons, qu’il
attrapait à l’aide de son long bec.
Il
pouvait garder ses proies dans une poche au niveau
du gosier et continuer à voler sans que
cela n’affecte son équilibre.
Ces
hypothèses ont été formulées
du fait que Pteranodon possédait
des mâchoires édentées et
la forme de sa mâchoire inférieure
suggère qu'il avait une poche sous le bec.
Il
est fort probable également, qu’au
sol, Pteranodon n’était
pas très agile. Il ne pouvait se déplacer
que maladroitement.
P. longiceps Marsh 1879 (environ 7 m d’envergure)
P. ingens Marsh 1872, synonyme de P. longiceps
P. marshi Miller 1972
P. occidentalis Marsh 1872
P. eatoni Miller 1972
P. sternbergi Harksen 1966 (environ 9 m d’envergure)
P. walkeri Miller 1972
P. velox Marsh 1872
P. umbrosus Cope 1872
P. comptus Marsh 1876
P. harpyia Cope 1872
Lien externe
Depuis
le 14 mai 1999, deux Pteranodon longiceps ont
pris leur envol dans l’atrium de l’Édifice
commémoratif Victoria, où loge le
Musée canadien de la nature.
Ce site, très instructif, vous fera découvrir
ce Pteranodon mais également, un autre
aspect, moins connu : la reconstitution d’un
animal disparu.
Atlas
de la préhistoire, Ed.Nathan. The Book
of life, Stephen Jay Gould, 1993 . Les Fossiles,
Ed Atlas, 1999. La grande encyclopédie
des dinosaures, Ed.Gallimard, 1985. Dinosaures
et autres animaux de la préhistoire, Ed.Könemann,
1999