Pteranodon Pendant longtemps, Pteranodon "avec ailes et sans dents" a été considéré comme le plus grand reptile volant connu. Ce ptérosaure avait une envergure de 7,5 à 9 m. En 1975, cependant, on découvrit une nouvelle espèce de ptérosaure de taille supérieure, avec une envergure estimée entre 11 et 15 mètres. Ce reptile volant gigantesque a été baptisé Quetzalcoatlus.
|
Ce ptérosaure est l’un des mieux connu car les paléontologues ont eu la chance de découvrir des squelettes presque complets.
Squelette de Pteranodon au Field Museum de Chicago. © dinosoria.com Son énorme tête consistait en un bec allongé triangulaire et sans dents, contrebalancé à l’arrière par une structure, s’élevant pour former une crête aérodynamique. Cette grande crête légère de 30 grammes et de 60 cm de long, dont l’épaisseur ne dépassait pas 3 mm, servait peut-être à diriger l’orientation du vol. De plus, elle faisait sûrement contrepoids lorsque Pteranodon tournait la tête. En effet, d’après les nombreux fossiles découverts dans le monde, il apparaît que les mâles étaient plus gros que les femelles avec une crête plus développée. En comparaison avec son crâne et ses ailes, le corps de Pteranodon était minuscule, court et sans queue.
Son poids est estimé entre 15 et 17 kg Les ailes de Pteranodon se caractérisent par un quatrième doigt très long. Les trois autres doigts se terminent par une griffe. Ses mâchoires édentées sont inhabituelles pour un ptérosaure. On en a déduit qu’il se nourrissait probablement comme le pélican moderne, ramassant des poissons dans ses mâchoires et les avalant entier.
C’est très rare de pouvoir aborder le mode de vie d’un animal disparu depuis bien longtemps. Mais, exceptionnellement, la bonne connaissance du milieu dans lequel vivait Pteranodon et les fossiles bien conservés ont permis aux paléontologues d’émettre plusieurs hypothèses.
Reconstitution de Pteranodon par la BBC On pense que Pteranodon se laissait porter par les vents ascendants et utilisait les courants d'air chaud pour s'élever et se maintenir à haute altitude au-dessus des océans. C’est ce que révèlent des calculs effectués à partir de son poids et de la surface de ses ailes. La ceinture scapulaire et la colonne vertébrale étaient soudées et non reliées uniquement par des muscles, comme chez les autres reptiles volants, ce qui renforçait la puissance des mouvements oscillatoires des ailes. Ce reptile volant pouvait battre des ailes à intervalles de deux secondes. Il passait une grande partie de sa vie sur les falaises au bord de la mer. Il y pêchait les poissons qu’il attrapait à l’aide de son long bec.
Fossile de Pteranodon. © dinosoria.com Il pouvait garder ses proies dans une poche au niveau du gosier et continuer à voler sans que cela n’affecte son équilibre. Ces hypothèses ont été formulées du fait que Pteranodon possédait des mâchoires édentées et la forme de sa mâchoire inférieure suggère qu'il avait une poche sous le bec. Il est fort probable également, qu’au sol, Pteranodon n’était pas très agile. Il ne pouvait se déplacer que maladroitement. V.B (03.2003) M.à.J 07.2007 Classification : Archosauria. Pterosauria. Pterodactyloidea. Pteranodontidae. Ornithocheiroidea Espèces décrites : P. longiceps Marsh 1879 (environ 7 m d’envergure)
Depuis le 14 mai 1999, deux Pteranodon longiceps ont pris leur envol dans l’atrium de l’Édifice commémoratif Victoria, où loge le Musée canadien de la nature.
Atlas de la préhistoire, Ed.Nathan. The Book of life, Stephen Jay Gould, 1993 . Les Fossiles, Ed Atlas, 1999. La grande encyclopédie des dinosaures, Ed.Gallimard, 1985. Dinosaures et autres animaux de la préhistoire, Ed.Könemann, 1999 |



