Prédation et nutrition des serpents Les serpents sont tous des prédateurs. Ils exploitent les sources animales selon leur environnement.
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Les serpents utilisent deux techniques de chasse. Soit ils pratiquent l’embuscade, soit ils maraudent. Détection de la proie Le champ visuel d’un animal se déplaçant au ras du sol est limité.
Cobra cracheur qui inspecte son environnement. © dinosoria.com Les espèces arboricoles (certains boas) chassent en se suspendant à une branche.
Boa canin (Corallus caninus) . Licence Le crotale des bambous de Chine (Trimetesurus stejnegeri) est arboricole. Sa queue préhensile lui permet de s'agripper aux branches. Il se nourrit essentiellement de grenouilles et de petits mammifères.
Crotale des bambous . Licence L’olfaction est le sens prédominant chez les serpents. Ils possèdent un organe spécial (organe de Jacobson).
La langue recueille les informations chez le serpent. © dinosoria.com Les boïdés et les vipéridés, eux, ont une image thermique de la proie.
Image thermique de la proie. Licence Ils sont sensibles aux radiations infrarouges et peuvent percevoir les plus infimes changements de température. L’approche de la proie Une fois la proie repérée, le serpent se prépare à la capture. Son approche est lente puis il s’arrête à une certaine distance.
Ce serpent vient de repérer une proie. © dinosoria.com La tête joue un rôle important lors de l’attaque. Elle est projetée en avant au moment de saisir la proie. Ce mouvement s’accompagne de l’ouverture des mâchoires. La proie est alors frappée avec une énergie considérable.
L'ouverture des mâchoires annonce la mise à mort. © dinosoria.com Les serpents arboricoles de grande taille ont une approche différente. Ils se laissent tomber sur leurs proies. La mise à mort On distingue quatre processus de mise à mort :
La mise à mort par constriction est la plus primitive. Boas, Pythons et certaines couleuvres maintiennent leur victime dans leurs mâchoires et enroulent leur corps autour d’elle en la comprimant.
Python tapis en train d'etouffer un rongeur. © dinosoria.com Certains cobras, tels que Naja nigricollis et Naja mossambica en Afrique, sont des cobras cracheurs. Ils projettent leur venin à plusieurs mètres grâce à une légère spécialisation des crochets. Si les yeux sont imprégnés, la proie devient temporairement aveugle. L’ingestion La dimension de la proie étant supérieure à celle de la tête du serpent, l’ingestion nécessite une ouverture maximale de la gueule.
Python tapis qui avale un rongeur. © dinosoria.com Par contre, les glandes salivaires jouent un rôle important pour la lubrification de la proie.
Boomslang qui avale une grosse proie. © dinosoria.com En dessous de 10°C, les processus digestifs ne peuvent fonctionner et le serpent doit régurgiter sa proie.
Les serpents absorbent de grandes quantités de nourriture en une seule fois et sont capables de jeûner pendant longtemps. Ces jeûnes sont très fréquents en captivité. Un Python réticulé a survécu pendant 2 ans ½ sans s’alimenter.
Cette vipère du Gabon s'apprête à dévorer ce rongeur. © dinosoria.com On a constaté que les serpents ne s’alimentent pas pendant la période qui précède la mue.
Les jeunes serpents doivent s'alimenter plus fréquemment. © dinosoria.com Des chercheurs ont conclu que l’expansion des mammifères avait permis l’expansion des serpents au cours de l’ère Tertiaire.
Les attaques des grands boïdés à l’égard de l’homme sont très rares. Cependant en 1979, en Afrique du Sud, un jeune garçon a été avalé par un python de 4,50 m. Les secours arrivèrent 20 mn plus tard mais malheureusement la victime avait déjà été entièrement avalée. Parmi les 2 600 espèces de serpents, on dénombre près de 10% de serpents venimeux. On comptabilise environ un million de morsures par an. Cependant, le serpent est indispensable à l'homme. Sans lui, nous serions envahis de rongeurs. V.Battaglia (04.2004) M.à.J 09.2006
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