Poissons des abysses Les abysses constituent un monde fascinant peuplé d’une faune étrange et encore méconnue. Certains poissons qui vivent à de grandes profondeurs pourraient tourner dans un film de science-fiction tant leur physionomie est cauchemardesque. Dans les abysses, la lumière du jour ne perce pas. Les animaux ont donc dû s’adapter à cet environnement obscur en produisant leur propre lumière. Qui dit absence de lumière, dit absence de photosynthèse. Pourtant, la vie s’est développée, chacun ayant su trouver sa propre adaptation.
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Parmi ces poissons des grands fonds, je vous propose de découvrir quelques espèces qui font partie du super-ordre des Paracanthopterygii. Les morues et les baudroies, poissons beaucoup plus familiers, sont également des Paracanthopterygiens. A ce jour, 23 espèces ont été décrites. Le nom de poisson pêcheur provient des leurres utilisés par ce poisson pour attirer ses proies. Le pêcheur barbu peut descendre à plus de 1000 m de profondeur. C’est un prédateur immobile. Le mâle est dix fois plus petit que la femelle. Son seul objectif est de trouver une partenaire. Il est vrai que trouver l’âme sœur dans cette immense pénombre est un exploit difficile. Pour pouvoir se rencontrer, la femelle libère des composés chimiques dans l’eau que le mâle capte grâce à un organe blanc spécifique situé sur le devant des yeux.
Dès qu’il a trouvé une femelle, il s’accroche à son ventre avec des dents prévues à cet effet. En quelques semaines, il fusionne complètement avec la femelle et le reste jusqu’à la fin de ses jours. Le sang de la femelle circule dans le corps du mâle, lui fournissant l’alimentation dont il a besoin. Le mâle vit ainsi fixé sur la femelle toute sa vie. Seule la femelle possède des leurres. Un leurre se situe au-dessus de la tête et un autre sous le menton. Ces organes lumineux ou photophores sont destinés à attirer les proies. Super-classe : Osteichthyes-- poissons osseux Le Caulophryne possède une physionomie vraiment incroyable. Large d’environ 50 cm, c’est un prédateur immobile. Son corps est recouvert d’une centaine d’antennes sensitives qui détectent le moindre mouvement. Lui aussi évolue à plus de 1000 m de profondeur. Au-delà de 1000 m, la pénombre est totale. La température chute au-dessous de 4°C.
L’obscurité n’est percée que par les leurres lumineux des proies et de leurs prédateurs. Le Caulophryne dispose d’un long leurre lumineux sur son museau. Le dimorphisme sexuel est identique au poisson barbu. Le mâle vit en étant fixé sur la femelle toute sa vie. A ce jour, 4 espèces ont été décrites. L’aire de répartition du genre Caulophryne est quasiment mondiale. Super-ordre : Paracanthopterygii Espèces : Caulophryne jordani
Tout le monde connaît les récifs de coraux, notamment la Grande barrière de corail en Australie ou les récifs de la mer Rouge.
Le récif est haut de 30 m et long de 200 m. Ses polypes sont bien plus grands que ceux des coraux traditionnels. Leurs tentacules de 3 cm de long peuvent attraper des proies importantes.
Dans l’obscurité totale, il est indispensable que les animaux puissent se reconnaître entre eux et puissent bien sûr repérer leurs proies. Certains ont des photophores au-dessous des yeux qui rappellent des « phares ».
Ces organes lumineux sont le plus souvent bleus ou bleu-vert. Cependant, quelques prédateurs produisent une luminescence rouge. En période de frai, des centaines de milliers de calmars (espèce encornet lumière) remontent chaque nuit à la surface. On peut alors observer un balai de lumière qui est émis par ces céphalopodes. Dans les profondeurs, on peut voir que tout leur corps est recouvert de photophores. A chaque nouvelle exploration, les scientifiques découvrent de nouvelles espèces. Malheureusement, même à cette profondeur, la faune est en danger. Il est certain que de nombreuses espèces vont disparaître avant même d’avoir été découvertes. V.Battaglia (04.02.2008)
Larousse des animaux. Editions Larousse 2006 Les diaporamas sont des captures d'écran effectuées sur le DVD La planète bleue 2004 © BBC
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