Les cheveux d’ange
Les
cheveux d’ange sont sans doute les objets
les plus étranges tombant du ciel. Cette
mystérieuse substance est déjà
mentionnée dans The Natural History of
Selborne par Gilbert White.
Ce témoignage remonte à 1741.
On décrit habituellement les cheveux d’ange
comme des fils légers d’une substance
blanche, brillante et solide, comme de la soie.
Tous les récits ont en commun un phénomène
étrange :
Si
on essaye de rassembler cette substance pour l’analyser,
elle fond et disparaît.
La
théorie la plus commune serait que les
cheveux d’ange ne sont que des fils d’araignée.
Cette théorie repose sur un phénomène
connue, celui de l’aérostation ou
plus simplement, la migration de certaines espèces
d’araignées. Elles utilisent en quelque
sorte leurs fils comme des parachutes pour se
laisser emporter par les courants ascendants.
Mais, malgré les nombreux témoignages,
nulle araignée n’a jamais été
retrouvée au bout de ces fils.
D’après les analyses incomplètes,
cette substance est très instable et se
dégrade au contact de l’oxygène.
Un scientifique a réussi à préserver
quelques spécimens en les déposant
dans des récipients scellés.
Ces « fils » contiennent du silicone,
du magnésium, du calcium et du bore. Cette
composition ne nous est pas étrangère
mais ne correspond à rien de connu, y compris
les fils tissés par les araignées.
Des pluies d’animaux et d’objets
étranges
Les
pluies d’animaux ont été observées
par centaines. Par exemple, en 1877, des serpents
vivants sont tombés du ciel sur le sud
de Memphis. Ils mesuraient de 30 à 45 cm
et sont tombés par milliers.
Poissons,
batraciens ou insectes tombent ainsi assez régulièrement
sur des zones très précises.
Concernant
les pluies de grenouilles, l’hypothèse
la plus rationnelle est la suivante : les grenouilles
émergent de leur gîte durant les
pluies torrentielles, et les témoins imagineraient
seulement qu’elles tombent du ciel.
Cette
théorie est peut-être valable dans
certains cas mais est contredite par de nombreux
témoignages.
Par exemple, pendant la Seconde Guerre mondiale,
Joe Alpin rapporta les faits suivants :
Il
se trouvait en garnison à Alton Tower,
en Angleterre, quand un soir il traversa en voiture
un parc.
« Le ciel s’obscurcit brusquement
[….] puis les grenouilles arrivèrent,
des millions d’entre elles se mirent à
pleuvoir du ciel […]. Elles nous tombaient
dessus. Il plut des grenouilles pendant au moins
une heure et quart. »
Rien
qu’en Australasie, on a enregistré
plus de 50 incidents identiques entre 1879 et
1971, soit plus d’un tous les deux ans.
En
principe, ce sont des animaux de petite taille.
Un événement isolé s’est
cependant produit avec la chute d’un taureau.
Outre
les animaux, toute sorte d’objets bizarres
tombent du ciel.
Dans
la nuit du 26 septembre 1950, deux officiers de
police patrouillaient dans Philadelphie. Leurs
phares éclairèrent un objet scintillant
qui se posait dans un terrain vague.
Ils se rendirent sur place et virent à
la lumière de leurs torches électriques
un disque bombé de gelée pourpre,
tremblotante, de 1,80 m de diamètre.
Ils éteignirent leurs torches et virent
que l’objet dégageait une faible
lueur pourpre.
Ils
appelèrent des renforts et l’un des
policiers essaya de ramasser la chose. Mais, elle
se défit comme de la gélatine.
La chose avait complètement disparue une
heure après.
La
« gelée des étoiles »
est l’un des noms donnés à
la substance gélatineuse que l’on
trouve à l’endroit où est
tombée une étoile filante. Cette
gelée stellaire s’évapore
et il est donc impossible de l’analyser.
Parmi
les autres masses gélatineuses qui sont
tombées du ciel, certaines ont pu être
identifiées comme des amas d’œufs
de batraciens ou d’insectes.
Une autre hypothèse suggère que
certains amas pourraient être des régurgitations
à demi digérées d’oiseaux
de mer.
Le
22 août 1968, du sang et de la chair tombèrent
sur une zone d’environ 2 hectares au Brésil.
Une
mystérieuse pluie de charbon et de briques
s’est abattue dans les rues de Kilburn,
en 1877.
Le
vendredi 3 mars 1876, ce sont des morceaux de
viande qui tombèrent sur une zone de 100
mètres de long sur 50 de large dans le
Kentucky.
Ces morceaux furent analysés par plusieurs
spécialistes. Il en ressorti qu’il
s’agissait selon les morceaux : de cartilage,
de tissu musculaire et de tissu pulmonaire, soit
de cheval ou d’enfant (leur structure est
très voisine).
On
a préféré retenir l’hypothèse
de la viande animale et supposer que des buses
avaient régurgitées leur repas.
Mais personne n’a pu dire combien de buses
il aurait fallu pour recouvrir 5 000 m² et
pourquoi personne n’a vu d’oiseaux.
La théorie des tornades et cyclones
La
théorie la plus scientifique actuellement
qui prévaut serait celle de tornades inhabituelles
qui emporteraient dans les airs objets et animaux.
Comme
toujours, cette théorie est sûrement
la bonne dans de nombreux cas. Cependant, on peut
objecter qu’une tornade n’opère
aucune sélection et éparpille de
manière aléatoire ce qu’elle
a emporté.
Or, les pluies étranges contiennent toujours
qu’un type d’objet ou qu’une
espèce animale. Il n’y a jamais aucun
mélange et tous sont déposés
dans un périmètre bien précis.
Les rares fois où plusieurs espèces,
d’oiseaux notamment, sont tombées
du ciel, des explications météorologiques
ont pu être fournies.
De
plus, la théorie de la tornade ou du cyclone
ne peut s’appliquer quand le phénomène
se produit par temps clair et sur une longue période.
Comme
expliquer par exemple qu’une pluie de tanches,
des poissons d’eau douce d’Europe,
se soit abattue sur l’île de Guam,
dans le Pacifique ?
L’hypothèse
des cyclones et trombes marines implique également
d’admettre que des animaux ont pu survivre
sur de longues distances dans l’atmosphère
en supportant les brusques changements de températures
et de pression.
Enfin,
reste à expliquer comment un phénomène
peut se reproduire à plusieurs reprises
au même endroit comme si les objets ou animaux
venaient d’un point fixe dans le ciel.
V.B
(25.01.2007)
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