Physalie
La
physalie (Physalia physalis ), également
appelée galère portugaise, ressemble
à une méduse mais n’en est
pas une du tout. Elle se compose d’une centaine
de polypes suspendus à un flotteur, pouvant
mesurer jusqu’à 30 cm de long..
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Contrairement aux apparences, la physalie n’est pas une méduse mais un siphonophore. En
effet, la physalie n’est pas un organisme
unique, mais une colonie de centaines de polypes.
Le corps peut mesurer jusqu’à 30 cm. Les tentacules mesurent 20 mètres en général mais peuvent atteindre 50 mètres. Le corps, transparent, peut être rose, bleu ou violet. Cette
étrange créature est composée
d’environ 90% d’eau. Elle ne nage
pas. Une crête en haut du flotteur (pneumatophore)
joue le rôle d’une voile. Ce flotteur est rempli d’air et de dioxyde de carbone.
En cas de danger, le pneumatophore se dégonfle pour permettre à la physalie de s’immerger. La physalie peut attraper d’assez grosses proies comme des maquereaux. Les poissons qui passent entre les tentacules sont paralysés par le venin puis aspirés par les polypes digestifs et ingérés. Certains poissons, comme le poisson-clown, produisent un mucus protecteur qui leur permet de se nourrir des tentacules, lesquels sont constamment régénérés.
La physalie vit dans la plupart des mers tropicales et subtropicales. Sa répartition est très vaste : Océans Atlantique, Pacifique et Indien, mers des Antilles et mer des Sargasses.
Mieux vaut admirer la belle physalie à distance. En effet, le venin de la physalie est très toxique. Les longs tentacules peuvent infliger une douloureuse brûlure aux nageurs.
Chez
l’homme, il provoque des lésions
et des malaises graves pouvant entraîner
la mort dans les cas extrêmes.
C’est d’autant plus dangereux que la physalie se déplace en grande colonie pouvant atteindre plusieurs millions d’individus. Même morte et échouée sur la plage, les cellules de la physalie conservent leur toxicité. V.B (07.07.2007)
Règne: Animalia
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