Le pétrole : un combustible
fossile
Le
pétrole est le résultat de la lente
dégradation bactériologique d’organismes
aquatiques végétaux et animaux qui,
il y a des dizaines, voire des centaines de millions
d’années, ont proliféré
dans les mers et se sont accumulés en couches
sédimentaires.
L’ensemble
des produits issus de cette dégradation,
hydrocarbures et composés volatils, mêlé
aux sédiments et aux résidus organiques,
est contenu dans la roche-mère.
C’est
de celle-ci que le pétrole, expulsé
sous l’effet du compactage provoqué
par la sédimentation, a migré pour
imprégner des sables ou des roches plus
poreuses et plus perméables, telles que
grès ou calcaires.

Torches de brûlage
des gaz excédentaires de têtes de
puits de pétrole, au Koweït
Les
gisements se localisent toujours en un point singulier
ou dans une anomalie naturelle de ces roches,
que l’on appelle roches-réservoirs
ou roches-magasins. Une couche imperméable,
marne ou argile, par exemple, formant un piège
permet l’accumulation des hydrocarbures
et les empêche ainsi de s’échapper.
Le
pétrole se présente le plus souvent
surmonté d’une couche d’hydrocarbures
gazeux et se situe généralement
au-dessus d’une couche d’eau salée,
plus dense que lui.
L’épaisseur
d’un gisement varie entre quelques mètres
et plusieurs centaines de mètres. Sa longueur
peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètres
au Moyen-Orient.
Les réserves pétrolières
La
première plate-forme en bois pétrolière
a été construite en 1911 au large
de la Louisiane.
Marginale
au début du XXe s. (97 Mt en 1920), encore
relativement faible à la veille de la Seconde
Guerre mondiale (284 Mt en 1939), la production
de pétrole s’est fortement accrue
après celle-ci, et notamment de 1960 (1
050 Mt) à 1973 (2 860 Mt), assurant, cette
dernière année, 47 % de la consommation
énergétique mondiale (pour moins
de 40% aujourd’hui).
Les
chocs pétroliers de 1973-1974 et 1979-1980,
se traduisant par des hausses considérables
de prix, ont provoqué le ralentissement
de la croissance de la production (3 447 Mt en
1997).

Plate-forme de
production pétrolière off shore
L’Arabie
saoudite est le premier pays producteur (450 Mt)
devant les États-Unis (380 Mt), la Russie
(305 Mt), l’Iran (180 Mt), le Mexique (170
Mt) et la Chine (160 Mt).
Le Moyen-Orient concentre le tiers des réserves
mondiales, estimées globalement à
près de 140 milliards de tonnes, dont plus
de 90 milliards au Moyen-Orient.

Terminal pétrolier
de l'île de Das, à Abu Dhabi
Le
plus grand gisement identifié à
ce jour se situe sous la province canadienne de
l’Alberta et de l’Etat américain
d’Alaska.
On évalue sa capacité entre 140
et 160 milliards de tonnes, soit 50 ans de réserves.
Mais, son exploitation se heurte aux conditions
climatiques et aux questions écologiques.
Les perspectives pour le XXIe
siècle
Le
géologue King Hubbert a mis au point dans
les années 50 une méthode prédictive
pour déterminer le moment où la
production d’un champ pétrolifère
atteint son point culminant.
Appliquant
cette méthode qui a fait ses preuves, une
association d’experts géologues,
l’ASPO, prévoit que le pic de production
au Moyen Orient sera atteint en 2010.
Certains
experts repoussent cette échéance
en 2020 ou 2030. Quoi qu’il en soit, personne
ne remet en question l’épuisement
des réserves.
Le
XXIe siècle sera donc nécessairement,
et dans des délais assez brefs, un tournant
décisif pour un grand changement énergétique.
V.B
(25.06.2006)
<
Planète
Terre. Climat. Environnement
|