La
Mary Celeste
Dans les annales des disparitions en mer, le
nom de la Mary Celeste est resté célèbre.
Cette énigme qui n’a toujours pas
été résolue contribue largement
à entretenir le mythe des vaisseaux fantômes.
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Le 5 décembre 1872, le cargo anglais Dei Gratia repère
un brick qui dérive dans l’Atlantique Nord à
mi-chemin entre les Açores et le Portugal. Fait du hasard, il a dîné à bord du voilier
avec son capitaine, Benjamin Spooner Briggs, un mois plus tôt.
A bord, en plus des sept hommes d’équipage, se trouvaient la femme du capitaine et sa petite-fille de deux ans. Le bâtiment ne répondant à aucun signal, Morehouse
se décide à monter à bord avec trois hommes.
Morehouse s’étonne du désordre indescriptible
qui règne dans la cabine du capitaine. Dans le carré
des matelots, par contre, tout est en ordre. Le compas et les autres
instruments de navigation sont cassés ou ont disparu.
La Mary Celeste Les avaries ne sont pourtant pas très importantes. Deux
des écoutilles se sont rompues et un mètre d’eau
environ a envahi la cale. Fait étrange, les six fenêtres des logements de l’arrière sont condamnées par de la toile et des planches. Un seul indice plaide en faveur d’un acte criminel : une épée rouillée est découverte sous une couchette.
Moorehouse ramène la Mary Celeste à Gibraltar pour
être examinée par les autorités judiciaires. Malgré tout, faute d’explication suffisante, c’est l’hypothèse du crime qui est retenue. Les autorités décident que l’équipage s’est livré à une beuverie puis a assassiné le capitaine et sa famille avant de s’enfuir dans des canots.
Le Commandant Benjamin Briggs Cependant, les armateurs soulignent que le capitaine était
très apprécié de ses hommes et que nul autoritarisme
exagéré ne régnait sur son vaisseau. Le mystère de la Mary Celeste fait le tour du monde. On finit par renoncer à éclaircir cette énigme et le vaisseau est vendu. La légende n’a fait que s’embellir de détails
ajoutés après coup. Par exemple, c’est le cas
de la prétendue découverte dans la cuisine du vaisseau
d’un poulet encore chaud et de tasses de thé fumantes.
Une pieuvre géante attaquant un navire (illustration de 1809, Paris). Certains ont prétendu que la même chose était arrivée à la Mary Celeste La Mary Celeste s’est échoué une dernière fois en 1885 en emportant avec elle son secret.
Il est impossible de relater toutes les disparitions tant ces énigmes
sont nombreuses y compris à notre époque. Des navires
modernes connaissent encore ce type d’aventure. V.B (05.2004) |


