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Période glaciaire
Je me suis surtout intéressée à la dernière
période glaciaire. Dans les nombreux ouvrages de référence
que j’ai lu, je me suis rendue compte que finalement nous
n’avons que des estimations concernant la fin de la dernière
période glaciaire.
Si on s’en réfère à la faune de cette
période, notamment le mammouth, on sait que l’homme
l’a côtoyé. Les peintures rupestres et les abris
en os de mammouths sont là pour le prouver. Cependant, ces
peintures et vestiges ne nous donnent pas le moyen de déterminer
la fin de l’époque glaciaire en terme chronologique.
Officiellement, on nous dit qu’il y a environ 15 000 ans,
la température générale du globe commença
à s’élever.
La fonte des glaces provoqua l’extension des océans.

Crâne d'un mammouth
Il y a environ 11 000 ans, le climat se refroidit brutalement.
Cette période appelée Dryas III ou dernier stade tardiglaciaire
dura environ 500 ans.
Cet épisode glaciaire s’acheva presque aussi abruptement
qu’il avait commencé, il y a environ 10 000 ans.
Sa fin marque la limite entre le Pléistocène et l’Holocène.
Pourquoi tous ces bouleversements climatiques
?
Les oscillations climatiques ont été nombreuses depuis
que la Terre est née. Glaciations et stades interglaciaires
se sont succédés.
Apparemment, la raison de cette alternance cyclique reste confuse.
J’ai trouvé plusieurs explications dont une qui semble
faire l’unanimité ou du moins qui est officiellement
reconnue:
Berceaux de l’humanité aux Editions Larousse. Ouvrage
conçu avec l’aide de MM. Yves Coppens et Pascal Picq.
P 82.
« Les glaciations, plus ou moins longues, font partie de
l’histoire de notre planète. L’ère de
glaciation la plus récente, le Pléistocène,
commença il y a environ 2,5 millions d’années.
Cette ère connut une série de fluctuations froides,
glaciales, _ les glaciations _ interrompues par des périodes
de réchauffement appelées interglaciaires.
La fréquence et le rythme de ces importants refroidissements
seraient dus à trois cycles d’exposition terrestre
au rayonnement solaire, déterminés par les changements
d’inclinaison du globe et les oscillations de son orbite autour
du soleil «.
Comme on peut le constater, cette théorie est énoncée
au conditionnel et reste donc une hypothèse.
On peut d’autant plus s’interroger que certains scientifiques
ont fait remarquer que pour que de telles masses de glaces se forment
à la surface du globe, il a fallu une augmentation considérable
des précipitations. Cela implique donc une augmentation de
vapeur d’eau dans l’atmosphère.
On peut donc en déduire qu’il a fallu également
une évaporation accrue à la surface des océans.
Pour qu’une telle évaporation se produise, il faut
une augmentation de la chaleur.
Plusieurs scientifiques ont calculé que, pour former une
nappe de glace aussi vaste que celle de l’époque glaciaire,
la surface des océans a dû s’évaporer
jusqu’à une assez grande profondeur.
Cette évaporation des océans, suivie d’un rapide
processus de congélation, aurait produit l’époque
glaciaire.
Ces dernières hypothèses ne sont pas officielles
mais de simples remarques qui ne manquent pas de bon sens.
La question est : Quels phénomènes auraient pu provoquer
cette évaporation et la congélation qui la suivit
immédiatement ?
Le mammouth gelé
Le grand public connaît bien les mammouths grâce aux
nombreux corps découverts en Sibérie.
Un point a retenu mon attention dans toutes ces
découvertes.
Le Magazine Dossier pour la science a consacré un numéro
spécial aux mammouths « La vie au temps des mammouths
» (Dossier N°43 avril/juin 2004).
On peut y lire :
« En 1804, un mammouth, complètement dégagé
vient s’échouer sur la berge près de l’embouchure
de la Lena. Quand le botaniste M.Adams arrive sur les lieux l’animal
a déjà été très mutilé
par les bêtes sauvages et les Yakoutes qui en ont dépecé
les chairs pour nourrir leurs chiens. »
Un autre témoignage confirme cette parfaite conservation
de la viande. D.F Hertz écrit en 1926 : « La chair
paraît aussi fraîche que du bœuf bien congelé
».

Mammouth Jarkov découvert
en 1997
De nombreuses autres découvertes ont été effectuées
depuis. Des dizaines de mammouths ont été retrouvés
avec les parties molles parfaitement conservées.

Zoom
carte. Mammouths congelés découverts
depuis le 18e siècle en Sibérie et en Alaska
Si actuellement la Sibérie est la région la plus
froide du globe, cela n’a pas toujours été le
cas. Le climat semble avoir changé radicalement à
la fin de la dernière période glaciaire.
Pourtant, on sait que le climat a du être tempéré
grâce aux fossiles de plantes et d’animaux comme la
hyène tachetée ou le lion qui ont côtoyé
les mammouths.

Le lion et la hyène tachetée vivent
aujourd'hui en Afrique sub-saharienne. Le lion de la dernière
période glaciaire avait un territoire qui s'étendait
de l'Europe à la Sibérie et en Amérique du
Nord. Ce lion était jusqu'à 10% plus gros que le lion
actuel. La hyène tachetée habitait en Europe, en Sibérie
et en Chine méridionale.
Le climat était donc beaucoup plus chaud qu’aujourd’hui.
Les théories officielles sur les périodes glaciaires
nous expliquent que les processus géologiques sont d’une
extrême lenteur.
Ces théories sont d’ailleurs confortées par
la théorie de l’évolution de Darwin. On peut
dire que d’une manière générale, la communauté
scientifique n’est pas une adepte du catastrophisme subite.
Pourtant, ces mammouths gelés me semblent poser un problème.
En me documentant, j’ai appris que :
« La putréfaction est la conséquence de la
pullulation des bactéries et des champignons au niveau du
cadavre. Elle est plus rapide au niveau du tube digestif et surtout
le cæcum.
La vitesse de l’autolyse et de la putréfaction varie
selon :
- La température ambiante : la température élevée
contribue à accélérer l’autolyse et de
la putréfaction
- L’humidité : un milieu humide favorise la décomposition
du cadavre
Le cadavre humain constitue, comme tout autre type de cadavre,
une source alimentaire pour une multitude d’insectes et d’animaux
aquatiques et terrestres dits nécrophages. »
Ces indications sont issues d’un cours en médecine
légale.

Mammouth de Yukagir, l'un des derniers
mammouths congelés découvert
Donc, un corps se décompose rapidement, plus ou moins vite
selon la température. Cependant, quelques heures après
la mort suffisent pour que le processus de décomposition
commence.
Les organes internes tel que l’estomac sont particulièrement
vulnérables à cette décomposition.
Pourtant, on a retrouvé dans l’estomac de nombreux
mammouths de l’herbe et des feuilles non digérées.
Les organes internes étaient très bien conservés.
Ces animaux ne sont pas morts de faim de toute évidence.
Par contre, la mort est intervenue avant même qu’ils
aient le temps de digérer leur dernier repas.
Si les mammouths n’avaient pas été gelés
aussitôt après leur mort, la putréfaction les
aurait décomposé.
De plus, il est tout de même étrange qu’aucune
trace de blessures faites post-mortem par d’autres animaux
n’ait été relevée.

Mâchoire de mammouth.
Moins haute que celle des éléphants actuels, elle
était en outre rattachée au crâne par des muscles
verticaux. Ces caractéritiques la rendaient plus puissante
Cuvier écrit à ce propos : « C’est donc
le même instant qui a fait périr tous les animaux,
et qui a rendu glacial les pays qu’ils habitaient. Cet évènement
a été subit, instantané, sans aucune gradation
».
Cette théorie déjà avancée par J.A
Deluc (1727-1817) dans Lettres physiques et morales sur l’histoire
de la Terre, et reprise par Cuvier au 20e siècle n’a
pas convaincu la communauté scientifique.
Pourtant, ces mammouths semblent avoir été littéralement
pétrifiés par le froid alors qu’ils étaient
tranquillement en train de manger. Des brindilles ont même
été retrouvées entre leurs dents.
Ces animaux étaient pourtant bien adaptés au froid.
Il a fallu que la température baisse d’une manière
incroyable et instantanée pour qu’ils meurent en quelques
minutes et que leurs corps soient automatiquement congelés.
Le schéma traditionnel d’un changement climatique
graduel ne paraît pas du tout correspondre.
Je reste donc dans l’expectative sur le phénomène
qui a pu créer une telle catastrophe. Et je ne peux m’empêcher
de me demander si ce phénomène pourrait se reproduire.
Peut-être que parmi vous, certains pourront
apporter des réponses à ces questions.
Théorie de la surfusion
(envoyée par Manny le 13.07.2007)
Dans son roman Kaputt (1943), l'écrivain
italien Curzio Malaparte relate l'anecdote suivante,
présumément survenue en 1942 lors
du siège de Léningrad: Le troisième
jour un énorme incendie se déclara
dans la forêt de Raikkola. Hommes, chevaux
et arbres emprisonnés dans le cercle de
feu criaient d'une manière affreuse. (...)
Fous de terreur, les chevaux de l'artillerie soviétique
- il y en avait près de mille - se lancèrent
dans la fournaise et échappèrent
aux flammes et aux mitrailleuses. Beaucoup périrent
dans les flammes, mais la plupart parvinrent à
atteindre la rive du lac et se jetèrent
dans l'eau. (...)
Le vent du Nord survint pendant la nuit (...)
Le froid devint terrible. Soudainement, avec la
sonorité particulière du verre se
brisant, l'eau gela (...)
Le jour suivant, lorsque les premières
patrouilles, les cheveux roussis, atteignirent
la rive, un spectacle horrible et surprenant se
présenta à eux. Le lac ressemblait
à une vaste surface de marbre blanc sur
laquelle auraient été déposées
les têtes de centaines de chevaux. (Curzio
Malaparte, Kaputt)
L'astrophysicien et vulgarisateur Hubert Reeves
reprend ce récit et le tient pour véridique
dans son livre L'Heure de s'enivrer (1986). Il
émet l'hypothèse que le gel quasi-instantané
de l'eau du lac était causé par
un changement de phase rapide dû à
l'état présumé de surfusion
de l'eau au moment de l'incident.
Source: wikipedia.org
V.B (02.2005)
M.à.J 07.2007
Dossiers complémentaires
Découvertes
des Mammouths de Sibérie
Le
mammouth laineux et le mammouth impérial
Période
glaciaire
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Enigme Archéologie.
Paléontologie
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