Mammouth
Laineux
Le mammouth laineux (Mammuthus primigenius) vivait
au Pléistocène supérieur et
s’est éteint après la dernière
période glaciaire. Les huit espèces connues de mammouths font partie de la famille des éléphantidés (Elephantoidae). L’ADN retrouvé montre que les gènes sont très proches de ceux de l’éléphant actuel. Les mammouths se distinguent des mastodondes, principalement
par la forme de leurs dents. |
D’après les fossiles retrouvés, leurs mœurs du mammouth laineux étaient très proches de celles de nos éléphants. Les troupeaux étaient guidés par une femelle matriarche et les rapports entre mères et petits très étroits. Les mâles vivaient, eux, en solitaire et se livraient à
des combats au moment de la reproduction. Le mammouth laineux mesurait environ 2,70 m à 3 m de haut.
Mammouth laineux. By Jim Linwood . Licence Les fossiles retrouvés en Sibérie ont conservé les animaux intacts. Le plus célèbre de ces spécimens congelés est Dima, un bébé. Vieux de 10 000 ans, il semblerait que sa mort soit due à une chute dans une crevasse.
Les adultes possédaient une épaisse fourrure dont
les poils pouvaient mesurer jusqu’à 90 cm de long.
Ses longs poils étaient noirs et non bruns comme on peut
le voir sur de nombreuses illustrations et reconstitutions. Le mammouth laineux était également protégé
du froid grâce à un sous-poil laineux et à une
épaisse couche de lard.
Le mammouth laineux a disparu il y a environ 10 000 ans. By Linksman JD . Licence Des rayures sur l’ivoire des défenses à la courbure si caractéristique indiquent qu’il grattait la neige et la glace afin de brouter l’herbe de la toundra. Les fossiles du mammouth laineux ont été découverts en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.
On sait que les néandertaliens chassaient le mammouth. Cependant, il est plus probable que leur extinction soit due au réchauffement du climat. Une nouvelle théorie mettant en cause l’explosion d’une supernova ne contredit d’ailleurs pas la thèse du changement climatique. Une population naine de mammouths laineux a survécu jusqu’à il y a environ 6 000 ans, sur l’île Wrangel dans l’océan Arctique.
Des scientifiques allemands ont annoncé avoir réalisé une première mondiale en reconstituant une partie clef du génome du mammouth laineux, qui leur a permis de déterminer que le plus proche parent vivant du pachyderme disparu était l'éléphant d'Asie. Cette performance a été rendue possible par une nouvelle technique qui a permis d'extraire de l'ADN utilisable à partir de seulement 200 milligrammes d'os trouvé dans le permafrost (sol gelé en permanence) sibérien, rapporte dimanche la revue scientifique britannique Nature dans son édition en ligne. L'équipe dirigée par Michael Hofreiter, de l'Institut Max Planck de Leipzig, a pu, grâce à une technique d'amplification multiple par PCR (polymerase chain reaction) du matériel génétique extrait, reconstituer l'ADN mitochondrial du mammouth disparu. Les mitochondries, qui sont les centrales à énergie de la cellule, ont pour caractéristique de contenir uniquement un ADN d'origine maternelle, ce qui permet d'établir des arbres généalogiques ("phylogénétiques"). Il a ainsi été possible d'établir que le Mammuthus primigenius était plus proche de l'éléphant d'Asie que de l'éléphant d'Afrique, bien que l'allure générale de ce dernier rappelle davantage le géant disparu. La différence est toutefois minime. V.B (02.2004) M.à.J (18.12.2005); (29.01.2006)
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