Le mammouth laineux (Mammuthus primigenius) vivait
au Pléistocène supérieur et
s’est éteint après la dernière
période glaciaire.
Ce mammouth correspond parfaitement à l’image
que nous avons d’un animal préhistorique
de cette espèce.
Mais, il existe de nombreuses autres espèces
de mammouths assez différentes.
Les huit espèces de mammouths connus font
partie de la famille des éléphantidés
(Elephantoidae). L’ADN retrouvé montre
que les gènes sont très proches de
ceux de l’éléphant actuel.
Les mammouths se distinguent des mastodondes, principalement
par la forme de leurs dents.
Ils ne portent plus, en effet, de défenses
sur la mâchoire inférieure, ce qui
leur a permis de modifier leur mode de mastication.
Les mastodontes broyaient leur nourriture en opérant
un mouvement rotatif complexe. Les éléphantidés
la coupent ou la déchirent.
Portrait du mammouth laineux
D’après les fossiles retrouvés, leurs mœurs
du mammouth laineux étaient très proches de celles
de nos éléphants. Les troupeaux étaient guidés
par une femelle matriarche et les rapports entre mères et
petits très étroits.
Les mâles vivaient, eux, en solitaire et se livraient à
des combats au moment de la reproduction.
On a retrouvé des corps de mâles dont les défenses
étaient encore entremêlées.
Le mammouth laineux mesurait environ 2,70 m à 3 m de haut.
Les fossiles retrouvés en Sibérie ont conservé
les animaux intacts. Le plus célèbre de ces spécimens
congelés est Dima, un bébé. Vieux de 10 000
ans, il semblerait que sa mort soit due à une chute dans
une crevasse.
Les adultes possédaient une épaisse fourrure dont
les poils pouvaient mesurer jusqu’à 90 cm de long.
Ses longs poils étaient noirs et non bruns comme on peut
le voir sur de nombreuses illustrations et reconstitutions.
Cette coloration brun de certains spécimens est due à
une réaction chimique après la mort.
Le mammouth laineux était également protégé
du froid grâce à un sous-poil laineux et à une
épaisse couche de lard.
Une bosse située derrière la tête qui contenait
de la graisse constituait une autre réserve d’énergie.
Des rayures sur l’ivoire des défenses à la
courbure si caractéristique indiquent qu’il grattait
la neige et la glace afin de brouter l’herbe de la toundra.
Les fossiles du mammouth laineux ont été découverts
en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.
La disparition du mammouth laineux
On sait que les néandertaliens chassaient le mammouth. Cependant,
il est plus probable que leur extinction soit due au réchauffement
du climat.
Une nouvelle théorie mettant en cause l’explosion
d’une supernova ne contredit d’ailleurs pas la thèse
du changement climatique.
Une population naine de mammouths laineux a survécu jusqu’à
il y a environ 6 000 ans, sur l’île Wrangel dans l’océan
Arctique.
Dernière découverte sur le mammouth
laineux (18 décembre 2005)
Des scientifiques allemands ont annoncé avoir réalisé
une première mondiale en reconstituant une partie clef du
génome du mammouth laineux, qui leur a permis de déterminer
que le plus proche parent vivant du pachyderme disparu était
l'éléphant d'Asie.
Cette performance a été rendue possible par une nouvelle
technique qui a permis d'extraire de l'ADN utilisable à partir
de seulement 200 milligrammes d'os trouvé dans le permafrost
(sol gelé en permanence) sibérien, rapporte dimanche
la revue scientifique britannique Nature dans son édition
en ligne.
L'équipe dirigée par Michael Hofreiter, de l'Institut
Max Planck de Leipzig, a pu, grâce à une technique
d'amplification multiple par PCR (polymerase chain reaction) du
matériel génétique extrait, reconstituer l'ADN
mitochondrial du mammouth disparu.
Les mitochondries, qui sont les centrales à énergie
de la cellule, ont pour caractéristique de contenir uniquement
un ADN d'origine maternelle, ce qui permet d'établir des
arbres généalogiques ("phylogénétiques").
Il a ainsi été possible d'établir que le Mammuthus
primigenius était plus proche de l'éléphant
d'Asie que de l'éléphant d'Afrique, bien que l'allure
générale de ce dernier rappelle davantage le géant
disparu.