Portrait du loup arctique
La
morphologie des loups varie considérablement
en fonction de leur aire de répartition.
Le loup arctique peut atteindre 80 kg pour les
plus grands spécimens.
La hauteur au garrot varie de 60 à 75 cm.

Loup arctique. By Ucumari
La
couleur de sa robe varie en fonction des saisons
et des individus. En hiver, elle est d’un
blanc immaculé ce qui le rend difficile
à observer.
Il se fond parfaitement dans le paysage glacé
de l'archipel Arctique septentrional. Cependant,
tous les loups arctiques ne sont pas blancs. Leur
pelage varie du blanc au presque noir en passant
par le gris et le roux.

Le loup du grand Nord n'est pas toujours blanc. Licence
Plus
on progresse vers le nord, plus les loups ont
un pelage fourni, constitué d’une
sous-couche de poils laineux, qui permet au loup
arctique de supporter des températures
de – 57°C.
Imperméabilisés
par une sécrétion naturelle, le
sébum, les poils du loup l’isolent
totalement de la pluie et de la neige.
L’été, il perd son pelage
supplémentaire et prend une allure hirsute.

By All Glory
To the Hypnotoad
La
vie sociale du loup arctique n’est pas fondamentalement
différente de celle des autres sous-espèces.
La seule différence est l’habitat
et le peu de proies au km². Ce biotope assez
pauvre oblige le loup blanc à de grands
déplacements afin de pouvoir trouver de
quoi nourrir la meute.
La survie en Arctique
On
peut délimiter les régions arctiques
par un caractère commun : leur température
moyenne ne dépasse pas 10°C pendant
le mois le plus chaud, en juillet.
L’Arctique est une région couverte
d’une immense banquise, dont la partie centrale
est une masse d’eau gelée en permanence.
Elle flotte sur l’océan arctique.
En
hiver, la banquise couvre 15 millions de km².

By Stephanie
Costa
Le
loup de l’Arctique passe l’automne
et l’hiver à errer seul ou en petites
meutes, en quête permanente de nourriture.
Pendant ces mois d’obscurité, il
peut survivre à des températures
extrêmes et connaître des semaines
de jeûne.
Etant donné le peu de proies, leur territoire
peut être immense, jusqu’à
3 000 km². Si une autre meute s’aventure
sur ce domaine, les conflits sont inévitables.
Au
nord du cercle polaire, on appelle « toundra
», les terres souvent plates et sans arbres.
Pendant le bref été, une végétation
rase pousse sur le sol gelé.
Les carnivores comme l’ours, le renard polaire
ou le loup en profitent pour varier leur menu,
se nourrissant de baies, de poissons, de crustacés
ou d’insectes.

By Amigadave
Le
loup arctique en profite également pour
se nourrir des nombreux oiseaux migrateurs qui
viennent nicher avant de repartir.
Seul,
le loup s’attaque aux lièvres arctiques
et aux lemmings. Pour les proies importantes,
tous les membres de la meute collaborent.
Ils suivent alors les migrations des troupeaux
de caribous ou de bœufs musqués. Intelligents,
ils séparent les jeunes ou les plus faibles
du reste du troupeau.
Ils savent bien que ces individus ne pourront
pas les distancer.
Un
caribou ou un bœuf musqué peut nourrir
une meute pendant plusieurs jours.
La cellule de base est souvent un groupe familial
composé d’un mâle, d’une
femelle et de leurs petits.
Pour des raisons de survie, les meutes ne sont
pas très importantes, jusqu’à
15 individus maximum.

By Mary harrsch
Après
une période de gestation de neuf semaines,
la femelle met au monde environ cinq petits.
Elle ne se reproduit qu’une fois par an.
Pour donner à ses petits els meilleures
chances de survivre.
Ils naissent dans une tanière creusée
par la femelle. En Arctique, les tanières
servent d’une année sur l’autre.
Les louveteaux, qui naissent aveugles, dépendant
du lait de leur mère pendant les quatre
premières semaines, puis la meute participe
à l’alimentation, en régurgitant
la viande ingérée.

By Mary harrsch
Les
jeunes sont les premières victimes du premier
hiver. Nomades, ils doivent suivre la meute coûte
que coûte. Maladies, famine, blessure sont
les principales causes de mortalité.
Leur longévité dans un tel environnement
dépasse rarement 10 ans.
Malgré
tout, les populations, bien que faibles, restent
à peu près stables. L’homme
continue à chasser le loup, même
en Arctique.
Les Inuits les chassent pour leur peau qui sert
notamment à fabriquer des vêtements.
Globalement, on estime la population à
environ 10 000 loups.

Licence
Le
plus gros danger est la fonte des glaces. En 50
ans, les scientifiques estiment que la banquise
de l’Arctique a perdu 40% de son épaisseur
et 10% de sa superficie. Les nouvelles sont pessimistes
puisque la fonte des glaces s’accélère.
Il se pourrait bien que dans 100 ans, la banquise
ait totalement disparu.
Nous dépendons de l’équilibre
des pôles car nous sommes reliées
aux régions polaires par tout un réseau
de courants marins.
De plus, que deviendront les animaux qui y vivent
?
V.B
(26.04.2007)
L'Arctique
- Ancêtres. Répartition et classification des loups
- Canis lupus : le loup gris
- Canis lupus rufus : le loup rouge ou loup roux
- Canis lupus arctos : le loup arctique
- L’histoire des loups de Yellowstone
- Lycanthropie : la peur du loup-garou
- Des loups envahissent l’Aquitaine
Références et crédit photographique
Never Cry Wolf : Amazing True Story of Life Among Arctic Wolves; Farley Mowat. Back Bay Books 2001
Les photos, sauf mention contraire, sont sous licence creative commons et proviennent du site Flickr
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