Le loch Ness, en Ecosse, est le refuge supposé
d’un monstre baptisé Nessie. Ce monstre
défraye la chronique depuis les temps les
plus reculés.
S’étendant sur 42 kilomètres
de long, ce loch constitue la plus grande étendue
d’eau douce de toute la Grande-Bretagne.
Les eaux sombres sont profondes à certains
endroits de près de 300 mètres.
Entre canulars, publicité touristique et
témoignages authentiques, les sceptiques
ont beaucoup de mal à discerner la vérité.
Afin d’y voir un peu plus clair, j’ai
sélectionné les témoignages
les plus intéressants et surtout les preuves
rapportées par les expéditions scientifiques.
Je pense en toute objectivité que notre
tendance au scepticisme vis-à-vis de l’insolite
ne doit pas nous pousser à nier tout ce
que nous ne pouvons expliquer. A contrario, je
pense également qu’il n’est
pas rationnel, ni souhaitable de nous réfugier
dans le paranormal afin d’oublier nos propres
angoisses.
La dernière vidéo, réalisée
en mai 2007, semble véridique. Cette vidéo
a été réalisée par
Gordon Holmes et doit être analysée
dans les prochains jours.
Quelques témoignages sur le monstre du
Loch Ness
C’est en 1933 qu’un chirurgien londonien en vacances
prit le premier cliché du monstre. La photo aurait été
prise selon lui à environ 500 ou 800 mètres. Elle
fut publiée dans le Daily Mail de Londres et souleva la plus
belle controverse du 20e siècle.
Première photo du monstre
du Loch Ness prise par Hugh Gray en 1933. Il n'y aurait aucun trucage
d'après les techniciens de la firme Kodak
La fameuse photo du Docteur Wilson, prise
en 1934, n'était qu'une supercherie. Le canular n'a été
découvert qu'en 1994.
La photo prise en 1934 (un parfait
canular)
Le document le plus célèbre est celui réalisé
en 1960 par l’ingénieur en aéronautique, Tim
Dinsdale. On peut y distinguer une bosse, d’un brun rougeâtre,
qui traverse le loch puis tourne et longe la rive opposée.
Les experts qui examinèrent la pellicule ne décélèrent
aucun trucage.
Le 14 octobre 1971, le père Grégory Brosey contemplait
le lac en compagnie d’un visiteur de l’abbaye bénédictine.
Subitement, une violente agitation des eaux les fit sursauter. A
300 mètres, un grand animal se profila. Il dressa la tête
à 2 mètres de haut puis s’éloigna.
Le 8 juillet 1975, Allen Wilkins, un enseignant,
et son fils virent à 7h20 une forme noire d’environ
7 mètres apparaître et disparaître.
A 10h12, l’enseignant accompagné de sa femme, photographia
trois grosses bosses triangulaires. Les bosses disparurent à
l’approche d’un bateau à moteur.
A 21h25, Wilkins et plusieurs personnes virent une tâche noire
émergeant de l’eau et formant deux bosses.
Le 21 juillet 1976, deux mécaniciens d’Inverness se
trouvaient sur un bateau lorsqu’ils virent une bosse dans
leur sillage. Ils firent demi-tour pour aller voir ça de
plus prêt. Là, ils observèrent cinq bosses noires,
de 3 à 4 mètres de long et d’un peu moins d'
un mètre de haut. Ils purent observer ce ballet aquatique
pendant une quinzaine de minutes.
Il existe une multitude de témoignages et il est impossible
de tous les citer. Plusieurs milliers ont été
répertoriés qui ont permis de faire
un portrait robot de l’animal.
Dernière vidéo
de Nessie (mai 2007)
Un scientifique amateur a tourné des images
du fameux monstre du Loch Ness fin mai.
Gordon Holmes dit avoir vu un objet noir de jais
d'environ une quinzaine de mètres de long
se déplaçant très rapidement
dans l'eau, et a cru qu'il pourrait s'agir d'une
très grosse anguille. "Je ne pouvais
en croire mes yeux", a déclaré
le technicien de laboratoire de 55 ans.
Un amateur de Nessie et biologiste marin, Adrian
Shine, du Loch Ness 2000 Centre à Drumnadrochit,
sur les bords du lac, a visionné la vidéo
et espère pouvoir l'analyser au cours des
prochains mois. "Je me considère comme
étant un observateur sceptique de ce qui
se passe dans le loch, mais je garde l'esprit
ouvert", a-t-il déclaré. "Il
n'y a pas de doute que ces images sont parmi les
meilleures que j'ai jamais vu".
Adrian Shine a déclaré que la vidéo
était particulièrement utile, puisque
Gordon Holmes y effectue un panoramique afin de
capter les berges en arrière-plan, ce qui
réduit considérablement les risques
de vidéo truquée.
Les médias écossais sont sceptiques
quand surviennent de prétendues observations
du monstre, mais les images de Gordon Holmes sont
si probantes que même la très sérieuse
BBC les a présentées à son
principal bulletin d'informations de mardi.
Source Internet
Le portrait robot de Nessie
L’animal possède une tête reptilienne, un long
cou qu’il peut dresser à environ 2 mètres au-dessus
de l’eau ainsi que de grands yeux.
Il possède deux ou trois bosses sur le dos. La queue est
mobile et créée des remous importants quand il nage.
L’animal semble inoffensif et plutôt farouche.
Il est troublant de constater que les photos prises montrent une
grande ressemblance entre Nessie et les plésiosaures, notamment
les élasmosaures.
Le plus connu des élasmosaures, Elasmosaurus,
vivait au Crétacé supérieur. Aucun de ses restes
n’ont été retrouvé en Europe.
Par contre, d’autres plésiosaures
vivaient en Europe et notamment en Angleterre comme Plesiosaurus.
Fossile d'un Plésiosaure à
long cou
Cependant, ces reptiles marins disparus ne ressemblent pas
au monstre du Loch Ness. Les bosses sur le dos, par exemple, posent
un problème. De plus, les Plésiosaures sont censés
avoir vécu dans un milieu marin salé et non en eau
douce.
A ce propos, les partisans de l’existence du monstre ont
avancé l’argument suivant :
« A la fin du dernier âge glaciaire, il y a 10 000
ans environ, la fonte des glaces a fait considérablement
monter le niveau des mers. Emportés par cette montée
des eaux, plusieurs plésiosaures auraient pu se trouver jetés
dans les eaux du loch nouvellement formé ».
Cet argument implique deux choses :
D’une part, cela voudrait dire que les plésiosaures
ont survécu à la grande extinction de la fin du
Crétacé
D’autre part, qu’ils auraient réussi à
s’adapter à une eau gelée. Très franchement,
du point de vue géologique, c'est impossible. Si des plésiosaures
avaient survécu, ils auraient été congelés
par la pression des glaciers.
Le fait de ne pouvoir identifier avec précision cet animal
d’après les photos ne prouve pas qu’il n’existe
pas car nous sommes loin de connaître toutes les espèces
qui se sont succédées au Mésozoïque.
Par contre, les paléontologues n’ont pas retrouvé,
à ce jour, de fossiles de reptiles marins datés d’une
période postérieure au Crétacé. Officiellement,
tous les reptiles marins ont disparu en même temps que les
dinosaures à la fin du Crétacé.
A la recherche de Nessie
Il est difficile de prouver l’existence du monstre en raison
de son aptitude à ne pas vouloir se montrer quand il le faudrait.
Mais, pour rester objective, je rajouterais que les eaux du loch
sont difficiles à explorer. La détection électronique
n’y est pas toujours possible et l’opacité des
eaux n’arrange rien. La visibilité moyenne est de 1,50
mètre.
Le loch Ness
En 1972, l’Académie de
science appliquée organisa une expédition scientifique,
dirigée par le professeur Robert Rines.
La nuit du 8 août, vers une heure du matin, l’équipe
commença à voir dans le rayon sonar les traces épaisses
et noires d’une grande masse en mouvement, traces semblables
à celles obtenues par l’expédition de 1970.
Tracés du sonar
Le sonar enregistra l’apparition de deux gros objets. La
caméra stroboscopique photographia les tâches détectées.
En raison de l’opacité de l’eau, les vues étaient
floues. Cependant, l’analyse par ordinateur révéla
des images intéressantes :
Un grand aileron en mouvement de 1,20 à 1,80 mètre
de long
Image qui ressemble à un grand
aileron captée par une caméra immergée
Deux objets ressemblant à des gros animaux, l’écart
entre les deux corps était d’environ 3,50 mètres
En juin 1975, une nouvelle expédition
fut organisée avec un matériel de détection
plus sophistiqué. Plusieurs photographies montrent :
Une partie d’un corps rosâtre
Le torse antérieur, le cou et la tête d’un
animal vivant ainsi que deux courts ailerons
Photo prise par une caméra
immergée lors de l'expédition
La meilleure photo montre la tête de l’animal. Elle
a été prise de profil et l’on peut observer
une gueule ouverte et plusieurs excroissances formant des cornes.
Les scientifiques, après analyse des différentes
photos, ont décrit l’animal de la manière suivante
:
Un animal d’une longueur total de 6 mètres avec
un cou épais de 45 centimètres
Une gueule de 22 centimètres de long et 13 centimètres
de large
Des cornes de 15 centimètres, écartées
de 25 centimètres
Il est à souligner que les photos rapportées par
cette expédition ébranlèrent sérieusement
les scientifiques les plus sceptiques.
Cependant, de nombreux experts estiment qu’il n’y a
là pas matière à certitude. On ne peut les
en blâmer étant donné l’aspect très
flou des prises de vue. D’une manière générale,
les scientifiques hésitent par peur du ridicule. Certains
comme le professeur Maurice Burton, attaché au département
d’histoire naturelle du British Muséum, se sont montrés
de fervents partisans de l’existence du monstre pour subitement
devenir les adversaires les plus acharnés. Le zoologue hollandais
Oudemans a, lui, consacré deux mémoires au monstre
et a conclu à son existence.
Le Thalassomedon ressemble également
à certaines descriptions du monstre du Loch Ness
En 1987, une nouvelle expédition
à grande échelle est mise en œuvre. Le nombre
de navires et la distance entre chaque embarcation avaient été
calculés pour que les faisceaux d’ultrasons envoyés
par les 24 échosondeurs embarqués se recoupent et
ne laissent pas un seul centimètre carré du loch inexploré.
Devant 300 journalistes venus du monde entier et 15 réseaux
de télévision nationaux, les responsables de l’expédition
avouèrent n’avoir rien découvert d’extraordinaire.
Ils enregistrèrent seulement trois échos curieux dont
l’un fort et persistant à une profondeur d’environ
200 mètres.
Le banc de poissons était exclu mais on a suggéré
que ça pouvait être un tronc d’arbre.
Le monstre du Loch Ness existe-t-il ?
Je crois que le terme « monstre » fausse le débat.
Qui dit monstre, dit légende ou animal fantastique.
Personne ne nie qu’il existe au fond de ce loch un ou plusieurs
animaux, peut-être inconnus. Le terme « animal »
ramène cette controverse sur un terrain plus rationnel et
sans doute moins passionné.
Il existe au fond des océans de nombreuses formes animales
totalement inconnues. Chaque nouvelle expédition, à
des profondeurs de plus en plus importantes, permet aux scientifiques
de découvrir de nouvelles espèces.
Il est certain qu’une forme de vie a élu domicile dans
ce lac. Cependant, rien ne prouve qu’il s’agisse d’un
animal préhistorique comme une espèce proche de l’Elasmosaurus.
Comme je l’ai déjà souligné, les descriptions
ne concordent pas.
Photo prise en 1977 (Véridique
ou canular ?)
Il est plus probable que ces animaux, car il y en a plusieurs,
nous sont tout simplement inconnus ou parfaitement connus mais non
identifiés. La gigantesque caverne sous-marine découverte
par le submersible Pisces en 1969 est-elle le repaire de ces créatures
? J'en doute beaucoup.
Une chose est certaine, Nessie n’est pas un cas unique. De
nombreuses autres créatures ont été observées,
voire repêchées à travers le monde.
Théorie sur le monstre du Loch Ness (envoyé
par Jay le 22/04/2005)
Cet été je suis allé en Ecosse et comme tous
les touristes qui se respectent, je suis allé au Loch Ness !
Bon autant le dire tout de suite, je n'ai vu aucun monstre mais
j'ai lu le guide du routard à propos de ce lac.
Voila l’une des explications qu ils donnaient (selon une théorie
d’un ingénieur anglais):
Il y aurait des troncs d’arbre au fond du lac et, la nature
de l'eau, de la végétation et surtout la pression
font que ces troncs sont chargés en gaz.
Avec le temps, certains par la poussée d’Archimède
remontent à la surface, et quand ils l’atteignent,
le gaz emprisonné se trouve libéré (moins de
pression) ce qui fait plein de bulles.
Les gens voient des grandes formes noires, des bulles, des remous,
les mouvements d'une forme noire, (comme un bouchon de liège
qu’on lâche du fond d’un verre) qui, une fois
le gaz échappé, se re-remplissent d' eau et coulent.
Ainsi ils disparaissent au fond du lac.
Ca expliquerait les écarts entre les différents témoignages,
troncs d’arbre de formes différentes, et le fait qu'on
ne trouve rien au fond.