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Configuration du Lac Tchad
Le bassin du Tchad s’assèche depuis des siècles.
Durant la sécheresse des années 1970 et 1980, la partie
méridionale s’est presque complètement asséchée.
En 1970, à son apogée, le lac Tchad était
le quatrième lac d’Afrique. Depuis, avec la sécheresse
persistante, il a terriblement diminué.
L’effet de la sécheresse est accentué par l’utilisation
de l’eau pour l’irrigation.
Le lac actuel est divisé en deux par une langue sableuse
est-ouest, la Grande Barrière, percée d’un seul
chenal. La rive de la partie nord est bordée de dunes pouvant
atteindre 30 m de haut.

Sur la partie sud, et, vers l’arrivée du Chari, le
rivage est marécageux. Alimenté par les pluies, le
Chari vient du plateau de l’Oubangui, au sud. Il représente
95% de l’apport du lac. C’est grâce à lui
que l’eau reste douce dans une région désertique.
Si le niveau baisse, la partie nord s’asséchera complètement
parce que la Grande Barrière la privera de l’apport
du Chari.
Conséquences de l’assèchement
du lac
Depuis quarante ans, le lac est passé d’une surface
de 25 000 à 5000 km2. D’après certaines prévisions
climatiques de la NASA, au rythme actuel, le lac pourrait disparaître
d’ici une vingtaine d’années.

Évolution du lac Tchad
de 1973 à 2001. Site
de la NASA
Son rôle économique est très important, car
il doit fournir l'eau à plus de 20 millions de personnes
des quatre pays limitrophes.

De plus, dans le bassin du lac Tchad, de nombreux dangers guettent
les espèces protégées telles que l’hippopotame,
le caïman ou la loutre.
Autre conséquence, la disparition de nombreuses espèces
de poisson. En effet, l’activité de 80% de la population
du lac tourne autour de la pêche. Les espèces se raréfient
et deviennent plus petites. Pour pouvoir continuer à pêcher,
la population utilise des filets non autorisés qui retiennent
des juvéniles qui n’ont pas le temps de grandir.
Pour toutes ces raisons, la Commission du Bassin du lac Tchad,
créée en 1964 et qui regroupe les Etats riverains
(Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun et désormais RCA), étudie
actuellement un projet de transfert des eaux du bassin du Congo
(Oubangui-Chari) vers le bassin du lac Tchad. Soit un transfert
sur 1 350 km de long !
V.B (05.12.2005)
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