Pyramide de Kheops
La
construction de la pyramide de Kheops a nécessité
pas moins de 6 500 000 tonnes de pierres. Cet édifice
couvre plus de 5 ha et surplombe de ses 137 mètres
le désert environnant.
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Ces pyramides se trouvent tout près du Caire. L’ensemble constitue la seule des Sept Merveilles du monde antique qui soit encore debout. La principale pyramide est la Grande Pyramide qui à l’origine s’élevait à 147 m. Elle fut édifiée vers 2600 avant notre ère. Bonaparte avait calculé que les blocs de pierre qui la constituaient pourraient former un mur de 3 m de haut et 30 cm de large tout autour de la France. L’échelle démesurée de la pyramide de Kheops n’a d’égale que la précision de sa conception.
Pyramides de Gizeh illuminées. © dinosoria.com A la base, chaque côté mesure 230,50 m, et les différences entre les quatre côtés ne dépassent pas 20 cm. L’ajustement des pierres est si précis qu’il est impossible de glisser une feuille de papier dans les interstices. Les faces de la pyramide sont parfaitement orientées, avec une erreur de 4 degrés seulement, nord-sud et est-ouest.
Deux des trois pyramides de Gizeh: Khéphren et Mykerinos. © dinosoria.com Au 19e siècle, la découverte de ces caractéristiques a entraîné la création d’une discipline pseudo-scientifique, la pyramidologie. Le
« pouce pyramidal » aurait été
une unité de mesure qui aurait véhiculé
sous une forme abrégée quantité
d’informations cosmiques fondamentales.
Sphinx de Gizeh. © dinosoria.com En outre, Smith, en rapportant chaque pouce pyramidal à une année donnée, a découvert que l’édifice constituait une mine de renseignements chronologiques sur l’histoire du monde. Malheureusement
pour lui, il avait calculé selon ce principe
que la fin du monde devait se produire en 1881.
Barque solaire de Kheops. © dinosoria.com Officiellement, les pyramides ont été construites pour glorifier le pharaon et constituent surtout une sorte d’antichambre dans laquelle le défunt attend avant de pénétrer dans l’autre monde. En définitive, la controverse sur les pyramides ne porte pas uniquement sur leur conception mais également sur leur utilité. Concernant leur conception, une ancienne théorie refait aujourd’hui surface ; celle des fausses pierres.
En
1974, un chimiste français, Joseph Davidovits,
avança une audacieuse hypothèse
: les pierres ayant servi à la construction
de la Grande Pyramide auraient été
coulées sur place au fur et à mesure
des besoins. D’après lui, on fabriquait une substance liquide semblable à de l’époxyde en mélangeant à de la chaux broyée un liant spécial. Cette mixture était ensuite versée dans des moules en bois où elle se solidifiait. Elle devenait ainsi aussi dure que de la pierre. Bien sûr, cette hypothèse n’a pas fait l’unanimité. S’appuyant sur une multitude d’indices archéologiques, nombre de chercheurs contestent la théorie selon laquelle les pyramides seraient des « mégalithes de plastique ».
Sphinx et en arrière-plan la pyramide de Khéops. © dinosoria.com C’est cette hypothèse qu’aujourd’hui plusieurs spécialistes défendent avec acharnement. L’affaire vient d’être relancée par Gilles Hug et Michel Barsoum dans un article où ils concluent qu’une partie des blocs de pierre des pyramides de Gizeh a été réalisée en calcaire reconstitué. Ils
s’appuient sur la différence de composition
entre les blocs et les pierres des carrières
officielles. Toujours selon Gilles Hug et Michel Barsoum, certains microconstituants des pierres de la pyramide présentent les traces d’une réaction chimique rapide ne leur ayant pas permis une cristallisation naturelle. Cette anomalie s’explique très bien si les pierres n’ont pas été taillées mais coulées comme du béton. D’après toutes les analyses effectuées, la chimie des pierres est bien différente des pierres des carrières.
Pyramides de Gizeh. © dinosoria.com Cependant,
l’ensemble de la pyramide n’aurait
pas été conçu selon le même
principe. Michel Barsoum pense que les Egyptiens
ont utilisé du béton pour le sommet
mais ont taillé les pierres des parties
les plus basses. Apparemment,
la dernière étude semble avoir convaincu
de nombreux scientifiques. Mais, les égyptologues
sont toujours sceptiques.
Pour l’instant, malgré les indices et les anomalies constatées, pour les égyptologues, le processus de construction est plus physique que « chimique ». Officiellement, le processus de construction est le suivant :
D’énormes rampes auraient été construites pour hisser les pierres jusqu’au sommet.
Pyramide de Khephren. © dinosoria.com Initialement,
la Grande Pyramide était recouverte d’un
revêtement composé de calcaires blancs
et brillants et de granites d’Assouan. Un tel processus aurait demandé une main-d’œuvre colossale, 25 000 à 100 000 ouvriers. Il est évident que l’utilisation de géopolymère aurait largement allégé le nombre d’ouvriers nécessaires. Cependant,
cette théorie, bien qu’alléchante,
demande à être confirmée grâce
à des prélèvements officiels
sur les pyramides. V.Battaglia (04.12.2006) |








