Indiens
Jivaros : Des réducteurs de têtes
Popularisés par la littérature d’exploration
et les films d’aventure, en raison de leur
technique de réduction des têtes, les
Indiens Jivaros font encore partie aujourd’hui
des peuplades les plus primitives d’Amérique
du Sud. |
Si la sinistre réputation des Jivaros a été
connue après l’annexion de l’Amérique
du Sud par les Blancs, elle est était déjà
célèbre bien avant. Les Incas, eux-mêmes, les
craignaient.
La réduction de tête a été aussi appliquée aux animaux comme ce singe Après de sanglants affrontements, les Incas finirent pas remporter la victoire. Cependant, ils ne purent soumettre totalement les Jivaros. Les rescapés se réfugièrent dans la forêt immense et impraticable d’Amérique du Sud. Les Jivaros font partie d’un petit groupe linguistique isolé.
Ils vivent de la chasse, de la pêche et de la cueillette.
Les Jivaros aujourd'hui Les Jivaros sont aussi des guerriers. Leur société
est égalitaire et ils ne se dotent d’un chef qu’en
cas de conflit. Mais, ces conflits sont nombreux. Les Jivaros ont
pour ennemi héréditaire les Achuaras, une tribu voisine.
Le plus grand guerrier est celui qui tue le plus d’ennemis. De chacune de ses victoires, il conserve un petit souvenir : une tête décapitée puis réduite. Cette tradition a surtout pour objectif que l’esprit du mort,
le muisak, ne revienne pas se venger.
La préparation de la tête dure plusieurs jours ; opérations
pratiques alternent avec cérémonies magiques.
Les os du crâne, préalablement enlevés, les yeux et les dents sont jetés en offrandes aux anacondas. Une fois ce rituel achevé, un trou est percé au sommet
de la tête réduite et un lien y est passé. Le
tsantsa est alors enveloppé dans une toile puis déposé
dans une jarre de terre conservée par le guerrier.
A partir du 19e siècle, les Jivaros ont commencé
à échanger les têtes réduites contre
divers objets et armes. Les trafiquants ont revendu les têtes
en Europe. Ce sont toujours des curiosités très recherchées
par les collectionneurs et les musées. Aujourd’hui, les Jivaros, jamais réellement pacifiées
par les Blancs, vivent toujours dans la forêt. Ils se font
la guerre épisodiquement. Il arrive, dit-on, que certains
muisaks soient encore réduits à l’obscurité
éternelle. V.B (11.2005) < Histoire |
