Paris, du 14 mai au 28 octobre
1900
Ces IIe Jeux ont lieu dans le cadre de l’Exposition
universelle. Leur organisation a soulevé
de nombreux problèmes. Par exemple, les
athlètes ont été obligés
de creuser eux-mêmes les fosses de saut.
Notons également la médiocrité
des récompenses et le retard dans la remise
des médailles aux vainqueurs (ce ne sera
fait qu’en 1912 !). Des anecdotes plutôt
comiques marquent ces Jeux comme le refus des
Américains de participer au saut à
la perche le dimanche, jour du Seigneur, ou encore
la présence d’un arbre sur la trajectoire
des lancers du disque et du marteau.

Epreuve de tir
à l'arc à Vincennes dans le cadre
des éliminatoires. ( Public Domain. Suggested credit: Library of Congress)
Cependant, on retiendra les performances étonnantes
de l’Américain Ray Ewry aux différentes
épreuves de sauts sans élan, notamment
en longueur où il réussit un bond
de 3,50 m. Il sera baptisé l’homme-caoutchouc.
Les Français prennent la seconde place
au cricket et à la lutte à la corde
et s’approprient l’or au croquet,
autant de disciplines aujourd’hui disparues
des programmes olympiques.
Saint Louis, du 1er au 29 octobre
1904
Lors de l’épreuve du marathon, le
premier arrivé, l’Américain
Fred Lorz, a parcouru sept kilomètres de
la course en voiture après avoir été
pris de crampes et avalé du cognac ! Il
ne sera pas déclaré vainqueur.

Les premières
et dernières épreuves du saut du
tonneau . ( Public Domain. Suggested credit: Library of Congress)
Ces Jeux ont également été
discrédités par la tenue de «
Journées anthropologiques ». Cette
appellation savante cache une initiative scandaleuse
qui « expose » au public comme dans
un zoo des Pygmées, des Kafirs africains,
des Ainous japonais, des Patagons, des Moros et
des Igorots des Philippines, ainsi que des Sioux,
des Turcs et des Syriens.
Pour la première fois, six femmes ont
participé aux épreuves.
Londres, du 20 avril au 30
octobre 1908
A l’issue des épreuves, Pierre de
Coubertin déclare : »L’important
dans la vie, ce n’est point le triomphe,
mais le combat ; répandre ce précepte,
c’est préparer une humanité
plus vaillante, plus forte, donc plus généreuse.
»
Cette phrase, qui résume si bien l’idéal
olympique, donne le ton à des Jeux dont
on a dit qu’ils mirent définitivement
sur les rails l’aventure olympique.

Tir à l'arc
pour les femmes. Les participantes sont rares
en 1908 . ( Public Domain. Suggested credit: Library of Congress)
Le stade olympique compote pour la première
fois une piscine en son centre et, à l’extérieur,
une piste cycliste.
Un peu plus de 2 000 sportifs y sont présents
pour le premier défilé de l’histoire
des Jeux modernes.
Dorando Pietri va passer à la postérité.
Cet Italien bouleverse les 70 000 spectateurs
: arrivé en tête dans le stade, titubant,
il tombe par cinq fois avant d’être
relevé par des spectateurs dont l’écrivain
Sir Arthur Conan Doyle, pour franchir quasi mourant
la ligne d’arrivée. Il est néanmoins
disqualifié au profit de l’Américain
Hayes pour avoir été aidé.
Course du marathon.
L'Italien Pietri est disqualifié. ( Public Domain. Suggested credit: Library of Congress)
La reine, qui a assisté au drame, s’en
émeut, et lui offre une coupe en or.
Depuis 1908, la distance du marathon est très
exactement établie à 42,195 km,
celle-là même qui sépare le
château de Windsor et le stade de White
City, à Londres, qui fut le parcours de
cette édition.
Stockholm, du 5 au 22 juillet
1912
Les îles Hawaii font découvrir au
monde une nouvelle façon de nager, le crawl,
pratiquée par le jeune Duke Kahanamoku.

Ouverture des jeux olympiques de 1912. ( Public Domain. Suggested credit: Library of Congress)
Un seul scandale fait fausse note dans ces Jeux
: James Thorpe, le descendant du fameux Aigle
Noir de la tribu des Sioux, doit rendre ses deux
médailles d’or sous le prétexte
qu’il a touché quelques dollars au
base-ball.
La Première Guerre mondiale va casser net
l’ascension des Jeux olympiques.
Anvers, du 20 août au
12 septembre 1920
L’Allemagne et l’Autriche sont écartées
à la suite de la guerre ainsi que l’U.R.S.S.
Pour la première fois, un concurrent prête
le serment olympique à haute voix, et l’on
hisse le drapeau aux anneaux entrelacés.

Frank Foss, recordman
du monde du saut à la perche (© Kharbine
Tapabor, Paris)
Les jeux Olympiques d’Anvers seront marqués
par des performances exceptionnelles : en escrime,
l’Italien Nedo Nadi remporte cinq médailles
d’or ; en athlétisme, les Finlandais
récoltent autant de médailles que
les États-Unis ; le Britannique Albert
Hill réalise le prestigieux doublé
du demi-fond (800 m et 1 500 m) ; Mais, pour les
Français, le plus bel exploit est la victoire
de Joseph Guillemot sur 5 000 m.
Paris, du 3 mai au 27 juillet
1924
Le vainqueur inattendu du 100 m, Abrahams, deviendra
plus tard le héros du film les Chariots
de feu.

Les athlètes
finlandais Ville Ritola (en tête), Paavo
Nurmi (au centre) et le Suédois Edvin Vide,
lors de la finale du 10 000 m des jeux Olympiques
de Paris en 1924. © Allsport / Vandystadt
Charles Rigoulot remporte la médaille
d’or des poids et haltères avant
de devenir « l’homme le plus fort
du monde ».
Autant de mythes vivants qui prennent
le visage de Nurmi, « l'homme au chronomètre
» ou celui de Johnny Weissmuller, le nageur
play-boy, futur Tarzan des écrans du cinéma.
Amsterdam, du 28 juillet au
12 août 1928
Ces Jeux marquent l’autorisation officielle
pour les femmes de pénétrer dans
l’arène.
Los Angeles, du 30 juillet
au 14 août 1932
Ces Jeux ont vu l’introduction du chronométrage
automatique, de la caméra, de la photo-finish
et l’apparition d’un podium pour les
vainqueurs avec les hymnes nationaux.
Les vedettes de Hollywood comme Gary Cooper,
Buster Keaton et les Marx Brothers se fondirent
parmi les 105 000 spectateurs, chiffre record
pour l’époque.
Berlin, du 2 au 16 août
1936
Dans l’histoire olympique moderne, la tenue
des Jeux à Berlin, capitale de l’Allemagne
nazie, marque un tournant pour la paix et la démocratie
dans le monde. Hitler a voulu les Jeux de la XIe
olympiade pour pouvoir les utiliser dans le cadre
de la propagande en faveur de son régime.
Lors du défilé des athlètes,
le salut adressé à la tribune où
est installé Hitler, indique nettement
les orientations politiques des pays.
L’équipe représentant la France
fut sévèrement critiquée
pour avoir choisi le salut nazi au lieu du salut
olympique.

Hitler inaugure
les Jeux de Berlin . (Public Domain. Suggested credit: Library of Congress)
Ces Jeux voient apparaître le porteur du
flambeau allumé à Olympie et transporté
jusqu’au site des Jeux.
Vingt-cinq écrans de télévision
sont installés dans les théâtres
de la ville afin de permettre à la population
de suivre les épreuves. Pour la première
fois, le programme comprend des tournois de handball
et de basket-ball pour les hommes.
La figure emblématique de ces Jeux demeurera
sans conteste, et bien au-delà de 1936,
celle du sprinter noir américain Jesse
Owens, qui remporte quatre médailles d’or,
en sprint (100 m, 200 m, 4 t 100 m) et au saut
en longueur.

Jesse Owens en 1936. (Public Domain. Suggested credit: Library of Congress via pingnews)
Hitler, furieux de la défaite de l’allemand
Luz Long face à Owens, quitta la tribune
officielle pour éviter de serrer la main
d’un homme de couleur.

Hitler à la tribune officielle. (Public Domain. Suggested credit: Library of Congress via Michael Rogers)
Côté français, on notera
les victoires acquises en cyclisme et dans le
tournoi de boxe, auquel le célèbre
volcanologue Haroun Tazieff, alors sélectionné
dans l’équipe belge, avait refusé
de prendre part.
Pour la seconde fois, les Jeux seront interrompus
à cause de la Seconde Guerre mondiale.
Londres, du 29 juillet au 14
août 1948
L’U.R.S.S., l’Allemagne et le Japon
sont absents de ces Jeux.
Signe des temps qui changent, la figure dominante
en est une femme, Fanny Blankers-Koen, surnommée
« la Hollandaise volante », qui glane
en athlétisme les titres olympiques du
100 m, du 200 m, du 80 m haies et celui du relais
4 fois 100 m !
Elle n’est pas la seule à hisser
le sport féminin en haut de l’affiche,
car la Française Micheline Ostermeyer,
musicienne virtuose, premier prix du conservatoire
de piano, gagne le titre suprême au lancer
du disque et au lancer du poids.
Ces Jeux révèlent de nouveaux champions
qui s’affrontent sur les longues distances,
comme Alain Mimoun (second) et Emil Zatopek (premier)
sur 10 000 mètres
Helsinki, du 19 juillet au
3 août 1952
Emil Zatopek, grimaçant, suivi comme son
ombre par son éternel second Alain Mimoun,
tous les deux débouchant du dernier virage
de la finale du 5 000 m, devant l’Allemand
Schade et le Britannique Chataway, qui va s’effondrer
en heurtant la lice, constitue l’image emblématique
de ces Jeux, qui voient le coureur tchèque
réaliser l’exploit encore inégalé
de remporter les trois épreuves reines
du fond : le 5 000 m, le 10 000 m et le marathon.

L'athlète
tchèque Emil Zátopek (médaille
d'or, à gauche) et le Français Alain
Mimoun (médaille d'argent) après
la finale du 5 000 m des jeux Olympiques d'Helsinki
(Finlande) en 1952.
Ph.© Keystone

En fleuret, Christian
d'Oriola gagne face à l'Italien Spallino
(Ph.© Keystone)
Melbourne, du 22 novembre au
8 décembre 1956
Les Jeux de la XVIe olympiade sont célébrés
dans l’hémisphère Sud pour
la première fois de l’histoire olympique
moderne.
Rome, du 25 août au 11
septembre 1960
Les Jeux de la XVIIe olympiade sont les derniers
à accepter la présence de l’Afrique
du Sud sous régime d’apartheid. L’exclusion
de ce pays durera 32 ans.
Les Jeux de Rome sont grandioses
et révèlent des athlètes
hors du commun : Wilma Rudolph, baptisée
« la gazelle noire », qui remporte
trois médailles d’or en sprint ;

Trois médailles
d'or pour la Gazelle noire (© Süddeutscher
Verlag, Munich)
Le boxeur Cassius Clay, qui est
passé ensuite professionnel, marquant la
boxe sous le nouveau nom de Mohammed Ali.
C’est également le réveil
de l’Afrique avec l’Éthiopien
Abebe Bikila, le vainqueur aux pieds nus du marathon.

Abebe Bikila (©
US Air Force Art Collection, West point)
Tokyo, du 10 au 24 octobre
1964
Le Japon est le premier pays asiatique à
accueillir les Jeux. La ville de Tokyo, désignée
pour les organiser en 1940, n’avait pu le
faire pour cause de guerre.

L'Américain
Bob Hayes remporte le 100 m et égale le
record du monde en 10 secondes (© Süddeutscher
Verlag, Munich)
L’athlète le plus décoré
de ces Jeux est le nageur américain Don
Schollander, avec quatre médailles d’or.
Deux sports font leur apparition : le volley-ball
et le judo, art martial inventé par les
Japonais.
Mexico, du 12 au 27 octobre
1968
La politique marque ces Jeux qui se terminent
par le triomphe des athlètes de couleur.
C’est pour souligner cette étape
importante que deux sprinters noirs américains,
Smith et Carlos, lèvent leur poing ganté
de noir et baissent les yeux devant le drapeau
américain pendant l’exécution
de l’hymne, six mois après l’assassinat
de Martin Luther King.

Le saut historique
de l'Américain Bob Beamon à 8,90
m en longueur (© Süddeutscher Verlag,
Munich)
Les Jeux sont mis en péril avant même
leur ouverture par la répression de la
révolte des étudiants mexicains,
qui fait près de 300 morts sur la place
des Trois-Pouvoirs, à Mexico. Ils vont
d’ailleurs se faire l’écho
des problèmes du monde.
Les Jeux se sont déroulés à
plus de 2 000 m d’altitude. Cette donnée
favorisera les coureurs des hauts plateaux africains
dans les courses de fond et de demi-fond.
Munich, 26 août au 10
septembre 1972
Ces Jeux sont endeuillés par une prise
d’otages perpétrée par un
commando du mouvement palestinien « Septembre
noir » dans le village olympique. Onze membres
de l’équipe israélienne sont
tués.
Le groupe armé s’est introduit dans
le village olympique et a investi les appartements
occupés par la délégation
israélienne.
9 membres de la délégation sont
alors pris en otage tandis que deux autres membres
sont tués.

Le drapeau olympique
a été mis en berne après
la tragédie (© Deutsche Press Agentur)
Les Palestiniens lancent un ultimatum : »remise
en liberté de 200 résistants palestiniens
emprisonnés en Israël. Cet ultimatum
est rejeté par Tel-Aviv.
C’est à l’aérodrome
de Fürstenfeldbruck que la fusillade éclate
de manière intempestive, ce qui va déclencher
un massacre.
Suspendus pendant 34 heures, les Jeux de la
XXe olympiade reprennent finalement leur cours
après qu’une cérémonie
religieuse a été célébrée
dans le stade.

Guy Drut termine
deuxième au 110 m haies (© Harenberg
Kommunikation, Dortmund)

L'Allemande de
l'Ouest, Ulrike Meyfath, remporte la médaille
d'or avec un saut à 1,92 m (© Bertelsmann,
Reinhardt, Gütersich)

Le nageur américain
Mark Spitz remporte sept médailles d'or
lors des jeux Olympiques en 1972 (© Keystone-Sygma)
Montréal, du 17 juillet
au 1er août 1976
Les Chinois de Formose se retirent des Jeux,
ne pouvant défiler sous la bannière
« République de Chine », suivis
par presque toute l’Afrique, qui quitte
ceux-ci après que le C.I.O. a refusé
d’en exclure la Nouvelle-Zélande,
accusée d’entretenir, par ses rugbymen,
des relations sportives avec l’Afrique du
Sud.
Ces Jeux sont marqués par la jeune gymnaste
roumaine de 14 ans Nadia Comaneci, qui, obtient
la note maximale à sept reprises.

Nadia Comaneci
en 1977. By Eye2eye
Moscou, du 19 juillet au 3
août 1980
Pour protester contre l’intervention soviétique
en Afghanistan, les Américains appellent
au boycott des Jeux. Certains pays les suivent.
D’autres, comme la France, s’y rendent
en défilant non pas derrière leur
drapeau national, mais derrière la pancarte
de leur Comité national olympique.

Propagande chorégraphique
exécutée sur les gradins du stade
de Moscou (© Sven, Simon)
Ces Jeux, qui, pour la première fois,
se déroulent dans un pays du monde communiste,
sont l’occasion pour les nations du bloc
de l’Est d’accumuler les titres olympiques,
le boycott des États-Unis et de quelques
autres grands pays sportifs amplifiant encore
le phénomène.
Los Angeles, du 25 juillet
au 9 août 1984
Cette fois, ce sont les athlètes de l’Est
(à l’exception des Roumains) qui
ne sont pas là, estimant que leur sécurité
n’est pas correctement assurée.
Néanmoins, on va assister à des
exploits extraordinaires. Carl Lewis, qui réédite
l’exploit de Jesse Owens à Berlin
(100 m, 200 m, longueur et relais), est la figure
emblématique de ces Jeux. Cet athlète,
considéré par beaucoup comme l’un
des grands sportifs du siècle avec Mohammed
Ali et Pelé, effectue la première
levée d’une récolte de 9 médailles
d’or, qui durera 12 ans.
Séoul, du 17 septembre
au 2 octobre 1988
Après trois commémorations olympiques
successives ternies par les boycotts massifs,
les Jeux de Séoul s’annoncent sous
de meilleurs auspices.
Pourtant c’est l’image de Ben Johnson
privé de son titre du 100 m et exclu du
village olympique pour s’être dopé
qui vient d’abord à l’esprit
quand on évoque ces Jeux.

Record du monde
pulvérisé par Ben Johson grâce
au dopage. By DPMS
L’U.R.S.S. et la R.D.A. en tant que telles
participent pour la dernière fois aux Jeux
: en 19 participations (Jeux d’été
ou d’hiver), la première a gagné
plus de 1 200 médailles ; la seconde, en
11 participations, en a gagné plus de 550
! La France, en plus de 40 participations, n’en
n’a guère plus de 600.
Barcelone, du 23 juillet au
9 août 1992
La législation de l’apartheid ayant
été officiellement abolie par le
président De Klerk, l’Afrique du
Sud fait son retour.
Le tour d’honneur effectué main dans
la main par les deux lauréates du 10 000
m, la Noire éthiopienne Derartu Tulu et
la Blanche sud-africaine Elena Meyer, donne à
cet événement une dimension symbolique
forte, qui transporte le stade d’émotion.
Atlanta, du 19 juillet au 9
août 1996
Les Jeux du centenaire sont endeuillés
par un attentat le 27 juillet. Dans le parc du
centenaire, une bombe artisanale a explosé
au milieu des spectateurs qui assistaient à
un concert, tuant deux personnes. La piste de
l’extrême droite locale a été
privilégiée.
Ils consacrent également l’union
du sport-spectacle et de l’argent : l’amateurisme,
principe de base de l’olympisme, est définitivement
mis aux oubliettes et la sponsorisation est maintenant
la règle souveraine.

Marie-José
Pérec remporte le 200 m et le 400 m (©
Haslin Temp sport)

Les judokas
français médaillés aux jeux
Olympiques en 1996. De gauche à droite
: Christophe Gagliano, Marie-Claire Restoux, Djamel
Bouras, David Douillet, Christine Cicot et Stéphane
Traineau (© Gromik / Sipa)
Sydney, du 15 septembre au
1er octobre 2000
« Ces Jeux ont été les plus
réussis de l’histoire olympique moderne.
» C’est à peu près dans
ces termes que Juan Antonio Samaranch a clôturé
cette ultime célébration olympique
du XXe siècle.

Coucher de soleil à Sydney. (Source description and credit info from the Department of Defense: Suggested credit: DOD.
DoD photo by: TSGT ROBERT A. WHITEHEAD, USAF Date Shot: 1 Oct 2000
Aux nostalgiques des rendez-vous
d’autrefois d’une jeunesse mondiale
enthousiaste et désintéressée,
qui lui reprochaient ses choix, le président
du C.I.O. a opposé que ses décisions
ne lui furent dictées que par la nécessité
de sauver les Jeux d'une mort certaine en les
adaptant aux réalités du monde contemporain.

Le Néerlandais
Pieter van den Hoogenband a dominé le sprint
en natation aux Jeux de Sydney en remportant le
100 m et le 200 m nage libre . Photo prise après les jeux olympiques. By Sagiciel
Les Jeux sont donc définitivement devenus
un spectacle commercial, comme le sont les autres
grands rendez-vous planétaires sportifs,
tels que le Mondial de football ou le Tour de
France cycliste ; les athlètes qui s’y
affrontent sont des professionnels, qui reçoivent
de l’argent pour leurs médailles
et par le biais de la sponsorisation.

Cérémonie de clotûre à Sydney. (by Robert A. Whitehead, USAF, October 2000
Source description and credit info from the Department of Defense: Suggested credit: DOD)
Athènes, du 13 au 29
août 2004
Ces XXVe Jeux d’été ont consacré
la suprématie des États-Unis et
l’ascension de la Chine, dont la capitale
sera la ville hôtesse des Jeux en 2008.

Laure Manaudou
, championne olympique du 400 m nage libre aux
J.O de 2004. By Sagiciel
La Chine a, dans tous les sens du terme, pris
ses marques pour 2008. Le pays le plus peuplé
de la Terre avait envoyé à Athènes
407 athlètes, dont 323 disputaient leurs
premiers Jeux. Non seulement la Chine s’est
classée au 2e rang au palmarès des
médailles, à trois médailles
d’or seulement des Etats-Unis.
Pékin, du 8 au 24 Août 2008
Les Jeux de la XXIXe Olympiade se dérouleront à Pékin du 8 au 24 Août 2008. L'emblème des J.O. a été baptisé "Pékin en dansant". 38 sites doivent accueillir les épreuves sportives dont 14 ont été construits spécialement pour l'occasion.

L'emblème des J.O de Pekin. By Liutao
Ces jeux sont les plus chers de l'histoire. La Chine a investi 40 milliards de dollars dans une compétition qui devient un véritable symbole de leur puissance. Ces jeux olympiques risquent de connaître de nombreux incidents. En effet, le problème tibétain et l'absence de respect des droits de l'homme entachent lourdement ces Jeux de la XXIXe Olympiade.
V.B (10.05.2006). M.à.J 03.2008
I. Olympie
II. Jeux olympiques de l'Antiquité
III. Création des Jeux Olympiques modernes
IV. Jeux Olympiques. De 1900 à 2008
Références
Les Jeux Olympiques - La Flamme De L'exploit, Hache, Françoise. Editions Gallimard 2000
1936 : La France À L'épreuve Des Jeux Olympiques De Berlin, Abgrall, Fabrice . Alvik Editions 2006
Les Cahiers De Science Et Vie N° 2 : L'epopee Des Jeux Olympiques. 2004
Chronique du 20e siècle.Editions Chronique 1999
< Histoire
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