Il
est impossible de confondre la huppe fasciée
(Upupa epops) avec un autre oiseau. En effet,
ce très gracile oiseau arbore une huppe
érectile orangée, tachée
de noir. Cet ornement s’ouvre et se ferme
comme un éventail.
L’autre caractéristique de la huppe
fasciée est son long bec effilé
qui lui sert à trouver insectes et larves.
Portrait de la huppe fasciée
On
aperçoit souvent la huppe fasciée
à terre cherchant des invertébrés.
Cet oiseau a un régime carnivore. Elle
se nourrit d’insectes mais également
d’invertébrés qu’elle
déniche dans le sol.
Elle
vit généralement seule ou en couple
mais rejoint d’autres congénères
pour la période de migration.
Son cri est particulier et ressemble à
« pou-pou-pou ».
Oiseau
diurne et solitaire, le vol de cette huppe est
saccadé. Quand elle déploie ses
ailes, on peut admirer un harmonieux mélange
de noir et de blanc.
La jolie huppe se déploie quand le mâle
est en rut ou en cas de danger.
Malheureusement,
il est de plus en plus difficile d’admirer
la huppe fasciée en France. En effet, les
bocages ayant tendance à disparaître,
elle fuit les zones d’agriculture intensive.
Cette espèce est d’ailleurs protégée
par l’Annexe II de la Convention de Berne.
Dimensions
: 42 à 46 cm d’envergure pour un
poids de 40 à 100 g
Il
existe une autre espèce de huppe, la huppe
d’Afrique (Upuppa africana) qui ressemble
beaucoup à la huppe fasciée mais
qui ne vit pas en Europe.
La migration de la huppe fasciée
En
hiver, cet oiseau vit en Afrique. Cependant, dans
le sud de la France et dans le sud de l’Espagne,
quelques groupes ont pu être observés
en période hivernale.
En mars, les huppes arrivent et s’installent
sur un vaste territoire qui va du nord de la France,
en passant par l’Asie et jusqu’à
la Chine.
Les
fientes des petits restent au nid et dégagent
une odeur proche de celle du musc. Cette substance
provient d’un fluide sécrété
par la femelle et les oisillons. Cette odeur plutôt
repoussante a peut-être comme objectif d’éloigner
les prédateurs.