Opposé
à l’invasion du Liban par Israël
en juin 1982, le Hezbollah mobilise des combattants
dans les régions à forte densité
chiite (le Sud, la banlieue sud de Beyrouth et
la Bekaa) .
Il
mène, sous des appellations diverses comme
Djihad islamique ou Organisation de la justice
révolutionnaire, de nombreuses opérations
terroristes (dont des centaines de prises d’otages)
contre les forces occidentales installées
à Beyrouth après 1982, mais également
hors du Liban.
Après
le départ des fedayyin palestiniens, le
Hezbollah devient la principale force de résistance
contre l’occupant israélien, qu’il
combat jusqu’à son retrait d’une
partie du Liban Sud, en mai 2000, concentrant
par la suite ses attaques anti-israéliennes
dans le lieu-dit les Hameaux de Chebaa, à
la limite du Golan syrien annexé.

Sorti
grandi grâce à ses exploits militaires
et à ses « martyrs », le Hezbollah
incarne pour nombre de Libanais chiites et sunnites
la résistance à l’envahisseur.
Le
parti de Dieu s’est par ailleurs forgé
une légitimité certaine en assurant
le financement de très nombreuses activités
d’aide sociale (hôpitaux, écoles,
reconstruction des habitations détruites
par l’armée israélienne),
palliant ainsi les carences de l’État
sans pour autant vouloir s’y substituer.

Dirigé
depuis 1992 par le cheikh Hassan Nassrallah, qui
achève de transformer le mouvement clandestin
et guerrier en parti politique, il compte 12 députés
à l’issue des élections législatives
de 1992, puis 9 en 1996, dont 2 chrétiens
et 1 sunnite.
S’il
bénéficie de la bienveillance de
la Syrie, qui en a fait un instrument de sa stratégie
régionale, le Hezbollah est inscrit depuis
1997 sur la liste des organisations terroristes
par les États-Unis.
V.B
(02.08.2006)
Références bibliographiques
Encyclopédie
Larousse, 2005; Atlas des religions, ed. Plon
Mame
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