Gnou Le gnou est un grand bovidé africain. Le gnou bleu ou gnou à queue noire (Connochaetes taurinus) est un nomade typique des savanes d’Afrique. Cet animal est célèbre pour ses grandes migrations. Il existe deux espèces de gnous :
Ce dossier est consacré au gnou bleu.
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Sa robe est couleur gris ardoise mais peut-être également brun foncé. La robe des mâles est plus foncée que celle des femelles.
Gnou bleu (Connochaetes taurinus). By Lip Kee Les adultes ont une longue crinière et une queue poilue noires. On peut observer des bandes foncées sur le cou et les épaules. Les courtes cornes incurvées sont renflées chez les mâles adultes. Les femelles et les petits meuglent. Les mâles territoriaux émettent un puissant « gn-ou ». Autrefois, ce gnou était très répandu en Afrique australe. La population a été sévèrement réduite par les clôtures, la compétition avec le bétail domestique et le braconnage. La population de gnous bleus du Botswana central, qui se comptait jadis en centaines de milliers, a été décimée par l’installation irréfléchie de clôtures de contrôle vétérinaire sur les anciens itinéraires de migration.
La population de gnous est aujourd'hui assez réduite. © Terra Nova Les années de grande sécheresse, les animaux se rassemblaient dans le centre et le sud aride du Kalahari, se déplaçant vers la rivière Boteti et le lac Xau.
Troupeau de gnous en Afrique du Sud. By Cornstaruk Le gnou est un herbivore qui affectionne les plaines d’herbe courte dans les savanes offrant de l’ombre et de l’eau. Il se régale également des melons riches en eau disséminés dans l’aride Kalahari. Le gnou est un remarquable coureur capable d’atteindre une vitesse de 80 km/h. La course est d’ailleurs son seul moyen de défense contre les prédateurs : lions, guépards ou hyènes
La femelle met au monde généralement un seul petit, plus rarement deux, capable de courir dans les cinq premières minutes de sa vie. L’accouplement est lié aux conditions climatiques et à la saison des pluies qui favorise la reproduction.
Le gnou est un remarquable coureur . By Exfordy Dès que le petit naît, la mère le lèche. Au bout de 5 à 6 minutes, le nouveau-né peut se tenir sur ses pattes. Le gnou est un animal territorial et grégaire. Des petits troupeaux se composent de femelles et de leurs jeunes.
Le gnou est un animal territorial et grégaire. By Rob Inh00d Les jeunes mâles et les jeunes femelles vivent en troupeaux séparés. Quand les mâles atteignent l’âge de 4 ou 5 ans, ils deviennent solitaires et cherchent à s’attribuer un territoire précis. Les troupeaux de jeunes femelles font de fréquentes incursions parmi les célibataires et peuvent ainsi s’accoupler avec plusieurs mâles.
C’est au moment de la saison sèche que les gnous se rassemblent en troupeaux de plusieurs milliers d’individus. La migration la plus célèbre est celle du Serengeti, en Tanzanie. C’est la plus grande migration actuelle qui conduit plus d’un million de gnous et environ 200 000 zèbres et gazelles jusqu’au Masaï-Mara, au Kenya.
Troupeau de gnous dans le Serengeti. © Terra Nova Ce voyage est périlleux et de nombreux animaux meurent d’épuisement ou par noyade. En début d’année, les animaux se dispersent dans les plaines du Serengeti qui offrent d’excellents pâturages. A la fin de mai, quand la saison humide se termine, les troupeaux se déplacent vers l’ouest et le nord en petits groupes jusqu’à une zone de transition, où ils s’accouplent.
La traversée de la Mara est très dangereuse pour les gnous. By Lip Kee En juillet, plusieurs milliers de gnous ont formé un seul grand troupeau qui chemine vers la réserve de Masaï-Mara, où les animaux peuvent se régaler de l’herbe fraîche et boire dans les cours d’eau permanents en saison sèche.
Les crocodiles attaquent les gnous qui traversent la Mara. . By Lip Kee La partie la plus dangereuse de la migration est la traversée de la Mara, qui coupe en deux la savane du Masaï-Mara.
Les survivants doivent ensuite affronter les lions, les guépards et les hyènes sur l’autre rive. Zèbres et gazelles accompagnent les gnous dans leur migration. Environ deux tiers des individus périssent chaque année.
Il est à souligner que pour réparer les erreurs passées, de gros efforts ont été fournis afin de permettre cette migration. De nombreuses clôtures ont été retirées à cet effet.
Les guépards sont suffisamment rapides pour rattraper un gnou. © Terra Nova Cependant, d’une manière globale, les effectifs ont beaucoup diminué. Les fermiers considèrent que les gnous font concurrence au bétail pour les pâturages. Le braconnage fait également beaucoup de dégâts. La stabilisation des troupeaux par l’implantation de points d’eau n’est pas favorable à l’espèce. V.B (14.03.2008)
Règne: Animalia
Mammifères de l’Afrique australe. Gus Mills et Lex Hes. Könemann 1999 Toutes les photos, sauf copyright, sont sous Licence creative commons Attribution paternité Share Alike 3.0 unported |










