L’Extinction
des Dinosaures. Théories et Remise en cause
L’histoire de la Terre est ponctuée
d’extinctions de masse qui, par cinq fois,
ont détruit jusqu’à 95% des
espèces. Je tiens à préciser que ce dossier n'engage que moi. |
On ne peut pas isoler la disparition des dinosaures des autres disparitions d’espèces. Pour comprendre et peut-être un jour trouver les preuves irréfutables des causes de l’extinction des dinosaures, il est indispensable d'analyser cette extinction dans un contexte plus général. On sait qu’au moins à cinq reprises, la majorité
des espèces a été balayée de la
surface terrestre (les cinq grandes extinctions).
Dunkleosteus, un poisson du Dévonien
Goniatites, un mollusque protégé par une coquille
Coquille d'Ecphora, un gastéropode
L’extinction de la fin du Permien est considérée comme la plus importante qui ait jamais existée. On estime que seulement 4% des espèces ont survécu.
Crâne de Dimetrodon, un Pelycosaure
Anteosaurus et Moschops, deux thérapsides
Lystrosaurus, un dicynodonte
Placerias, l'un des derniers dicynodontes
Crâne de Cynognathus un Cynodonte qui mesurait un mètre de long
Outre les dinosaures. de nombreuses autres espèces se sont éteintes. On peut citer par exemple certains mammifères
marsupiaux.
Belemnoteuthis, un bélemmite qui ressemblait aux calmars
Mantelliceras, une ammonite
Xiphactinus, un Téléostéen primitif du Crétacé
Jusqu’à présent, la théorie de la chute d'un astéroïde faisait quasiment l’unanimité, malgré quelques objections périodiques. Des chercheurs américains remettent à nouveau cette hypothèse en cause. En effet, ils viennent de montrer que le cratère, situé au Mexique, serait antérieur de 300 000 ans à la fin de la domination sur Terre des dinosaures, il y a 65 millions d'années. C’est au fin fond du Yucatan (nord-est du Mexique), que se situe le cratère, baptisé Chicxulub, considéré comme étant le lieu d’impact entre notre planète et un astéroïde géant qui aurait provoqué la grande extinction de la fin du Crétacé et entraîné la disparition des dinosaures. Gerta Keller et des collègues de l’université de Princeton dans le New Jersey (Etats-Unis) ont fait des mesures géologiques sur le cratère. Selon leurs estimations, ce dernier se serait formé, il y a environ 300 000 ans avant l'extinction des dinosaures. Les travaux de Gerta Keller, publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences du 2 mars, relancent donc le débat sur la, ou les causes, à l’origine du désastre.
On constate qu’à chaque extinction de masse, les fossiles révèlent un changement climatique important et/ou une dérive des continents très marquée. A la fin du Crétacé, une dérive spectaculaire des continents s’est effectuée. On sait que ces dérives provoquent des tremblements de terre, des éruptions volcaniques, un changement du climat et un changement du niveau des océans. On assiste, dans ce cas précis, à une montée
particulièrement importante du niveau des mers. Quand le niveau des mers monte, des terres entières
se retrouvent submergées.
Personnellement, je penche pour un cycle régulier
entraînant ce qu’on appelle des extinctions de
masse ou non. Cependant, des cycles immuables existent bien : périodes
glaciaires et interglaciaires, formation du super continent
puis dislocation de la Pangée, montée et descente
du niveau des mers …
Il y a un point important mais que l’on oublie trop
souvent : les dinosaures étaient déjà
largement sur le déclin à la fin du Crétacé.
Le nombre de fossiles retrouvés au Jurassique et au
Crétacé est là pour le prouver. Une espèce est d’autant plus fragilisée par les agressions imprévues (changement climatique, éruptions …) qu’elle est déjà sur le déclin. Pourquoi ce déclin ? Pourquoi certaines espèces et pas d'autres ? Les besoins
alimentaires d’un diplodocus ne sont évidemment
pas les mêmes que ceux d’un rongeur. Qui dit changement
de la flore, dit problème pour les animaux qui s’en
nourrissent. Les carnivores, eux, sont tributaires des herbivores. Des troupeaux de gnous, de zèbres ou de gazelles pourraient-ils y survivre ? Certainement pas. C’est toute la chaîne alimentaire qui s’en trouverait perturbée. Effectivement, d’une certaine manière, on peut dire qu’à chaque extinction certaines espèces ont de la malchance mais en aucune façon l’évolution ne choisit volontairement telle ou telle espèce. Toujours est-il que l'on ne peut toujours pas expliqué l'aspect très sélectif de l'extinction de la fin du Crétacé. La taille des espèces est un élément à prendre en compte mais certainement pas l'élément déterminant. V.B(05.2003) M.à.J 03.02.2006
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