Les lépidosauriens forment l’immense
majorité des reptiles actuels (9 espèces
sur 10). Les plus connus sont les lézards
et les serpents ; le plus rare est le sphénodon.
Apparus il y a plus de 200 millions d’années,
le serpent doit sa réussite à ses
formidables capacités d'adaptation.
Le Serpent : un mal-aimé
Le serpent est le mal-aimé du monde animal. On le
croit visqueux et on craint sa morsure. En réalité,
sa peau, dépourvue de glandes, est tout à fait
sèche. Elle est couverte de fines écailles.
Les serpents sont majoritairement carnivores ou insectivores
et sont plutôt timides, surtout vis-à-vis de
l’homme.
Photo Sphénodon
Le serpent: Une évolution surprenante
On sait que les ancêtres des serpents étaient
des lézards à pattes. La perte de ces pattes
a dû se produire vers le milieu du crétacé.
Ce tout nouveau mode de locomotion leur a permis d’occuper
une nouvelle niche écologique.
On ignore ce qui a poussé l’évolution
à favoriser la locomotion par reptation.
Certains chercheurs ont avancé l’hypothèse
que les premiers serpents étaient peut être souterrains
ou marins.
On constate d’ailleurs que les fossiles les plus anciens
ont été découverts dans des gisements
marins ou côtiers.
Vestiges de pattes sur un Boa
Reconstitution d'un Wonambi.
Après avoir été
très répandus, les serpents primitfs ont disparu,
supplantés par des serpents plus évolués.
De multiples adaptations
Les serpents ont conquis de nombreux milieux. La mer, tout
d’abord, avec par exemple le Palaeophis, qui dépassait
5 m.
On les trouve également dans les cimes des arbres.
Certains serpents arboricoles peuvent planer sur une dizaine
de mètres.
Au fil de l’évolution, leur mâchoire s’est
modifiée. C’est ce cinétisme inter crânien
qui permet à certaines espèces d’avaler
des proies bien plus grosses qu’elles.
Le crotale des bambous
de Chine est arboricole. Sa queue préhensile
lui permet de s'agriper aux branches.
Le serpent marin à
ventre jaune est un serpent marin. Il peut nager à
des milliers de kilomètres de la côte. Il peut
plonger jusqu'à 8 m de profondeur.
Danger : Venin
On dénombre environ 10% de serpents venimeux sur les
2 600 espèces recensées.
Chez les serpents venimeux, comme le cobra, les dents et les
os de la mâchoire supérieure se sont modifiées
au cours de l’évolution.
Quelques dents se sont spécialisées pour l’inoculation
du venin.
Aujourd’hui, ces dents fonctionnent comme l’aiguille
d’une seringue.
Le mamba noir qui est, après le cobra royal, le plus
gros des serpents venimeux, est particulièrement mortel.
Une seule morsure suffirait à tuer une demi-douzaine
de personnes.
Les serpents n’utilisent jamais leur appareil venimeux
dans les combats. Ils ne s’infligent pas de blessures.
Bon nombre d’espèces sont très utiles
pour lutter contre les animaux dits « nuisibles ».
On recense environ un million de morsures venimeuses par an
dont la moitié en Asie.
Les crochets de la vipère
aspic
Dernière découverte sur l'évolution
des serpents (Avril 2004)
Les chercheurs Nicolas Vidal et S. Blair Hedges, de l’Université
d’État de la Pennsylvanie prétendent avoir
apporté la preuve définitive que les serpents
sont bien apparus sur terre et non dans l’eau.
En étudiant des gènes de toutes les espèces
connues de lézards, incluant les serpents, les chercheurs
ont dressé leur arbre généalogique génétique
et sont ainsi remontés dans le temps: les serpents
seraient bien nés sur terre voilà environ 150
millions d’années.
Plus intriguant, cette découverte ouvre une piste pour
répondre à une autre énigme: pourquoi
les serpents ont-ils perdu leurs pattes?
Leurs ancêtres en avaient et ce n'est donc pas pour
mieux nager, puisqu'ils sont apparus sur la terre ferme.
La théorie avancée veut que leurs pattes aient
peu à peu disparues parce que cela leur donnait la
possibilité de mieux se faufiler dans de petites failles
pour attraper leurs proies...
Je ne sais pas vous mais moi, cette hypothèse me laisse
perplexe. A suivre ….