Ethnies Aujourd’hui, grâce aux progrès en génétique, nous savons que nous ne pouvons découper la population mondiale en races distinctes mais simplement en ethnies.
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Nous sommes nés dans la savane africaine. Les premiers chasseurs-cueilleurs ont quitté le berceau africain pour coloniser la planète.
Australopithecus. By Ideonexus A partir d’une base commune, les populations inventent de grande diversité de mode de vie et de comportements. Les hommes modernes sont apparus au Proche-Orient. On ne connaît pas leurs caractéristiques physiques externes, ni la couleur de leur peau.
D’après les recherches génétiques qui ont été effectuées, l’homogénéité des gènes au niveau mondial découle d’une seule raison : Nos ancêtres étaient très peu nombreux.
Homo sapiens. By Professor Rogers Notre espèce a donc frôlé l’extinction. Il aurait suffi d’un changement climatique ou d’une épidémie pour que nous disparaissions.
La grande colonisation humaine s’est déroulée en quelques dizaines de milliers d’années à partir d’environ – 100 000 ans. Bien longtemps après Homo erectus, Homo sapiens part à la conquête des continents : Asie, Australie, Europe occidentale, recolonisation de l’Afrique et l’Amérique. Même après la colonisation de la planète, la population mondiale reste restreinte. Le taux de mortalité infantile devait être énorme ainsi que celui des femmes pendant l’accouchement.
Des ethnies différentes mais un même patrimoine génétique. By Pardeshi Les différents groupes emportent avec eux des gènes qui ne sont pas exactement semblables à ceux de la population d’origine. Plus les siècles passent et plus notre patrimoine génétique s’éloigne de celui de nos ancêtres. Les gènes n’expliquent pas tout quant aux différences physiques externes.
Sourire du Gambie. By Ferdinand Reus Un individu blond à la peau blanche est plus sujet au cancer de la peau par fort ensoleillement qu’un individu à peau noire. Notre organisme en fabrique naturellement sous l’influence des rayons ultraviolets du Soleil. Cela signifie qu’une personne à peau noire qui vit dans une zone peu ensoleillée est plus exposée au rachitisme. A partir des recherches génétiques, on peut faire quelques suppositions et penser que lors de la colonisation de la planète, une « sélection » s’est opérée car certaines vulnérabilités provoquaient une plus grande mortalité.
Sadhu en Inde. By Sukanto Debnath Ce dont nous sommes certains c’est que les changements de couleur se sont opérés assez rapidement, pas plus de quelques milliers de générations. Ce qui est intéressant c’est que deux ethnies proches physiquement peuvent avoir un patrimoine génétique assez éloigné. C’est le cas des Papous en Océanie et des Bantous en Afrique.
Fête dans une tribu de Papous. By Crhistian Caron 2000 Pourtant, les Papous sont génétiquement proches des Vietnamiens et des Chinois tandis que les Bantous sont proches des autres Africains.
Jeunes bantous réfugiés. By Barefoot in Florida Depuis la naissance des premiers Hommes modernes, ce qui a changé c’est l’aspect extérieur, les couleurs, les cultures et les religions mais peu les gènes.
On pourrait penser qu’avec la mondialisation, notre espèce tend vers l’uniformisation. Cependant, les migrations ne concernent qu’une toute petite partie de la population, environ 10%. Notre espèce est grégaire et ne migre que contraint et forcé. Par contre, il existe une plus grande diversité d’ethnies dans les métropoles.
Portrait de Chine. By Babasteve Les préjugés pourraient nous faire penser que ce mélange va aboutir à un métissage de notre espèce. Mais, c’est faux. La génétique est là pour le prouver. Par exemple, le mélange du noir et du blanc ne donnera pas au fil des générations des métis à la peau café-au-lait.
Chaque ethnie possède ses spécificités culturelles. Portrait d'Iran By Hamed Saber. Portrait des Etats-Unis by Steph Carter C’est aussi ce qui explique que des jumeaux peuvent avoir une couleur de peau différente. En juillet 2008, des jumeaux de couleur de peau différente sont nés en Allemagne. Ce type de naissance est assez rare mais pas exceptionnel. Le Brésil est un bon exemple. Les Brésiliens possèdent un patrimoine génétique qui combine les gènes amérindiens, africains et européens.
Portraits du Brésil. By Babasteve Le métissage n’uniformise pas et les types originaux ne disparaissent. Au contraire, le métissage augmente la diversité car les gènes s’associent au lieu de se diluer. Ceux qui pensent encore que notre patrimoine génétique est en danger peuvent donc être rassurés.
Physiquement, nous évoluons très lentement. Il faudra compter en millions d’années pour que ces changements soient visibles. L’homme reste soumis aux lois de la biologie et nous sommes sujets à des adaptations.
Enfant du Népal. By Sukanto Debnath Le brassage actuel permanent des gènes rend impossible l’apparition par dérive génétique des caractères récessifs. Nous savons que l’Homme ne pourra pas rester sur Terre plus de 4 milliards d’années. Si nous sommes toujours là, il nous faudra trouver de nouvelles terres à coloniser. L’espace sera alors la seule solution pour préserver notre espèce. Nous savons encore peu de choses sur les conséquences de la vie dans l’espace. Nous savons seulement que les modifications physiques sont importantes en apesanteur. Il est probable qu’après plusieurs millions d’années passées sur d’autres planètes, nos descendants auront un aspect physique différent.
Une note d'humour avec cet alien qui a bien du mal à téléphoner. By Looking Glass Peut-être alors pourrons nous parler de nouvelles races si des mutations génétiques importantes s’effectuent. Je conclus ce dossier avec cette très belle phrase d’Hubert Reeves, astrophysicien à la renommée internationale : Véronique Battaglia (04.03.2009)
Hubert Reeves ; Patience dans l’azur. Seuil 1988 Toutes les photos sont sous Licence creative commons Attribution paternité Share Alike 3.0 unported et proviennent du site FlickR < Histoire |











