Quand les imprimantes laser se transforment en
banque de données
Les utilisateurs d'imprimantes laser sont-ils espionnés
?
Un code secret invisible à l'œil nu serait implémenté
à chaque impression de document pour pister les contrefacteurs,
selon l'Electronic Frontier Foundation.
L’EFF a révélé il y a quelques semaines
que, à la demande du gouvernement américain et notamment
des services secrets, les constructeurs d'imprimantes laser implémentent
un système de code secret qui apparaît sur tous les
documents émis.
Les services secrets américains ont admis que les informations
de pistage font partie d'un accord passé avec une sélection
de constructeurs d'imprimantes laser, en apparence pour identifier
les contrefacteurs.
Cependant, la nature des informations privées encodées
dans chaque document n'était pas connue jusqu'ici.
Selon l'EFF, Brother, Canon, Dell, HP Epson, Lexmark, Ricoh, Kyocera,
Xerox ainsi que tous les grands noms sont concernés.
Ce code, invisible à l'œil nu, est généré
à l'aide de minuscules points jaunes (moins d'un millimètre
de diamètre) lisibles sous une lumière bleue, qu'une
équipe de chercheurs de l'EFF est parvenue à décoder.
Selon Seth David Schœn, le responsable de l'équipe technique,
le code, qui se répète sur chaque page, renferme la
date et l'heure d'impression ainsi que le numéro de série
de l'imprimante.
Bien que cette pratique soit destinée à arrêter
les contrefacteurs, l'EFF s'y oppose car elle craint notamment l'utilisation
de ces codes pour pister des mouvements politiques.
"Cela montre comment le gouvernement et les industriels passent
des accords dans l'ombre pour affaiblir notre vie privée
en compromettant tous les jours les équipements comme des
imprimantes laser", proteste l'EFF. "La question qui se
pose désormais est : quels autres accords ont été
ou sont en train d'être passés pour s'assurer que notre
technologie garde un œil sur nous ?"
Article original sur http://www.vnunet.fr
« Granite Shadow » : le nouveau programme
militaire du Pentagone
Le journaliste William Arkin, chroniqueur militaire réputé
du Washington Post, a récemment révélé
l’existence d’un nouveau programme classifié
du Pentagone, mystérieusement intitulé « Granite
Shadow » (ombre de granit).
« Un porte parole de l’état-major interarmes
(JFHQ-NCR) m’a confirmé l’existence du Granite
Shadow et que ce nom était le terme déclassifié
pour un plan tenu secret ».
Selon William Arkin, ce programme militaire s’inspirerait
du Complan 400, établi après les attentats du 11 septembre,
et généraliserait des opérations militaires
sur le sol américain sans le moindre contrôle civil,
sous couvert de la lutte contre la prolifération des armes
de destruction massive.
Granite Shadow favoriserait l’émergence d’opérations
militaires intérieures, incluant la récolte d’informations
et la surveillance civile, et établirait de nouvelles règles
concernant l’usage d’armes létales et expérimentales.
Le contrôle de zones à risques serait désormais
militaire et fédéral, ce qui est à la limite
de l’illégalité.
Reconnu pour ses analyses et ses anticipations, l’actuel
chroniqueur du Washington Post avait révélé
plusieurs semaines à l’avance la manière dont
les États-Unis avaient planifié économiquement
et militairement l’invasion de l’Irak.
Article original sur http://www.voltairenet.org
Micro-puce d'identification pour chaque citoyen
L'ancien secrétaire de la santé du Président
Bush, Tommy Thompson met la touche finale à un plan qui pourrait
avoir comme conséquence que les citoyens des USA aient une
micro-puce d'identification par radiofréquence (RFID) insérée
sous leur peau, a appris The Business.
Les capsules RFID seraient liées à une base de données
informatisée créée par le département
de la santé afin de stocker et de contrôler les registres
de santé de la nation. Cela pourrait être le précurseur
d'un projet semblable au Royaume-Uni.
Le budget du président pour 2006 continue à soutenir
l'utilisation de la technologie concernant l'information de santé
en augmentant le financement à 125 M $ pour les projets pilotes.
Thompson, qui est à présent un directeur d'Applied
Digital Solutions, la compagnie qui fabrique les micro-puces, a
l'intention de publier la proposition dans les 40 prochains jours;
d'ici là, il projette de se faire insérer une VeriChip
dans son bras. Thompson croit que les capsules pourraient aider
à sauver des milliers de vies chaque année.
Le porte-parole de VeriChip, John Procter, dit qu'environ 98 000
personnes meurent "inutilement" chaque année aux
USA après avoir reçu un traitement inadéquat
parce que leurs antécédents médicaux n'étaient
pas disponibles.
"Il y a une vaste gamme de personnes qui pourrait tirer bénéfice
d'avoir une puce RFID insérée sous la peau en tant
qu'assurance contre un accident.
Les gens qui sont allergiques
à certains médicaments comme la pénicilline,
ceux qui possèdent des pacemakers, ceux qui ont des problèmes cardiaques, seraient plus en sécurité
via un processus qui coûte autour des $200 par personne.
En fait, chacun pourrait retirer un bénéfice
de ce processus."
La compagnie a l'intention de faire pression sur les autorités
britanniques de la santé pour implanter ces puces.
Plusieurs associations aux USA
craignent que le besoin de sécurité accrue suite aux
attaques terroristes puisse agir en tant que catalyseur pour
un usage plus répandu de la VeriChip.
Effectivement, cette puce de « santé » pourrait
fournir bien d’autres informations. Chaque individu se retrouverait
« pucé » mais surtout « pisté ».
Article original sur http://www.pcinpact.com
V.B (26.10.2005)
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