Dugong
Parmi
les 4 espèces de Siréniens, le dugong
(Dugong dugon) se reconnaît à sa
queue échancrée qui rappelle celle
des baleines. Le dugong est à l'origine du nom même de l'ordre et d'une légende que le conteur grec Homère utilisa dans son Odyssée: celle des sirènes, ou nymphes marines. Parmi les Siréniens, on compte également trois espèces de Lamantins.
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Le dugong mesure jusqu’à 4 m pour un poids maximum de 900 kg. Comme tous les siréniens, c’est un herbivore qui broute les fonds marins. Le dugong est extrêmement prudent et passe une grande partie de la journée caché. La nuit, il part en quête de nourriture dans les eaux les moins profondes de son domaine et ne s'interrompt qu'aux premières lueurs du jour. Ses périodes de plongées varient de 1 à 8 minutes, mais à chaque prise d'air, l'animal fait affleurer sa tête et inspecte les environs. S'il aperçoit un intrus, le dugong plonge et s'enfuit rapidement à travers l'épaisse végétation, jusqu'à ce que le danger soit passé.
Lorsqu'il inspire enfin, le dugong émet un « phaaa» très sonore qui peut être entendu à une très grande distance. En cas d'incursion humaine ou animale, le dugong cherche à fuir, mais malheureusement, sa nage est terriblement lente, 10 km/h au maximum. Le dugong peut se féliciter de sa taille qui effraye une grande partie des prédateurs des mers, mais les requins et les orques restent des exceptions mortelles.
Squelette du dugong. By Michel Vuijlsteke Licence Le dugong est le plus sociable de tous les siréniens. Jadis, on pouvait observer des hardes de plusieurs centaines d'individus en Australie orientale, femelles et petits constituant le cœur du clan. Ces rassemblements dans des régions très fréquentées par les requins laissent à penser que le dugong a compris que... l'union fait la force!
Maintenant réduite, son aire de répartition originelle coïncidait avec celle des zostères (herbes marines), sa nourriture principale. Le dugong a aujourd'hui une aire de répartition qui va de la mer Rouge aux îles du Sud-Ouest du Pacifique.
II recherche les eaux côtières n'excédant pas 10 m de profondeur, dont la température est comprise entre 21 et 35 °C. Rendu très discret par les persécutions, et nocturne là où il est chassé, c'est-à-dire un peu partout, il recherche même les eaux turbides. Cette discrétion rend son observation pour le moins malaisée. C'est d'autant plus vrai que sa couleur, allant du gris bleuâtre au brun verdâtre, le fait passer inaperçu au-dessus des herbiers plus ou moins boueux qu'il affectionne.
By Ruth and Dave Licence À ce propos, une très récente étude du National Geographic montre que son principal prédateur, le requin tigre, s'avère un régulateur essentiel des populations de dugongs, et, par contrecoup, un protecteur important des herbiers marins que le Sirénien consomme à raison de 10 à 30 kg par jour. Néanmoins, son principal ennemi est l'Homme, qui ne régule pas ses effectifs, mais les décime ! Le dugong est un sirénien strictement marin. On estime à 70 000 le nombre de dugongs fréquentant les côtes australiennes.
Seule la mère s’occupe du petit, exceptionnellement des jumeaux. Les naissances interviennent notamment de septembre à décembre. Une femelle réceptive laisse des traces odorantes que les mâles suivent. C’est le mâle le plus vigoureux et le plus entêté qui arrivera à ses fins. Les mâles se livrent à de violents combats.
By Frank Gloystein Licence La
gestation dure de 12 à 13 mois. Le petit
tête sa mère pendant un an et le
sevrage n’intervient qu’entre 12 et
18 mois. A
2 ans, le jeune est indépendant. En liberté,
la longévité est d’environ
30 ans. Malheureusement, peu atteignent cet âge. V.B (24.10.2006). M.à.J 12.2007
Règne: Animalia
Les Siréniens, collection Marshall Cavendish 1994
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