Homme Préhistorique: l'Australopithèque La Préhistoire pour les enfants (Juniors - 13 ans) L’Homme est né des suites d’une sécheresse, il y a près de 8 millions d’années.
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Hauts de 1 à 1,50 mètre, les Australopithèques pesaient entre 20 et 50 kg.
Un humain à droite et un gorille à gauche qui marche parfois debout mais ne se maintient pas très longtemps dans cette position car les jambes sont fléchies. (Capture d'écran Documentaire de la BBC) Ils ont franchi une étape de l’évolution tout à fait primordiale pour l’hominisation. Pourtant, les Australopithèques demeurent des primates dont la grande majorité des gènes se retrouvent chez le chimpanzé.
Captures d'écran Documentaire de la BBC Ils vivent en groupes dotés d’une structure sociale. Un mâle dominant règne sur chaque groupe. Ils possèdent de plus petites canines que d’autres singes comme les babouins.
La bipédie (marcher sur deux pattes ou deux pieds) a t-elle été le fait déterminant qui a changé la destinée de nos ancêtres ? En 1972, en Tanzanie, une découverte exceptionnelle a fournit de nouveaux indices sur notre évolution. Ce n'était pas un fossile mais des traces de pas. Ces empreintes étaient celles d'une créature qui avait marché là, il y a plus de trois millions cinq cent mille ans.
Traces de pas d'un australopithèque en Tanzanie. (Capture d'écran Documentaire de la BBC) Ces traces fossilisées prouvent que la bipédie est venue bien avant l'expansion du cerveau et l'usage des outils. L'identité de cette créature fut finalement confirmée quand on découvrit un squelette de la même époque: l'Australopithèque.
Trace de pas d'un australopithèque (Capture d'écran Documentaire de la BBC) Cet individu, bien que ressemblant à un chimpanzé, marchait debout et fait partie de la lignée humaine. La bipédie rapproche l'Australopithèque des hommes modernes (Homo sapiens) dont nous faisons partie.
Captures d'écran Documentaire de la BBC
Dans une caverne, on a retrouvé 240 000 ossements. Notamment des crânes sans corps d'hommes singe. Pour certains scientifiques, c'est la preuve de la cruauté des premiers hominidés.
Captures d'écran Documentaire de la BBC La première explication plausible est que les premiers hommes étaient cannibales; ils auraient décapité les têtes de leurs ennemis pour les ramener comme des trophées. La deuxième explication plus probable est qu’en analysant certains crânes, on constate des traces de morsures correspondant à celles d'un félin comparable à notre léopard actuel.
Traces de morsures sur un crâne d'Australopithèque. (Capture d'écran Documentaire de la BBC) De là, d'autres scientifiques en ont déduit que peut-être cette caverne était tout simplement un antre servant de refuge aux félins de l'époque. Ils tuaient des Australopithèques et les dévoraient à cet endroit. Cette théorie expliquerait que seuls les crânes ont résisté au temps.
Marcher sur deux pieds est pour eux une manière efficace de voyager. C’est grâce à cette bipédie qu’ils sont devenus nomades. Ils dominent le paysage et voient venir les prédateurs comme le Dinofelis de plus loin. Quand le soir tombe, ils s’aménagent dans les arbres des nids fait de branchages pliés. Ils peuvent y dormir en sécurité. Les primates étaient au début des animaux nocturnes. L’évolution a doté certaines espèces de la vision des couleurs et du relief. Mais cela s’est opéré au détriment de la vision nocturne. Pour ces hominidés, la nuit est devenue le royaume du sommeil.
Captures d'écran Documentaire de la BBC Pour renforcer les liens sociaux et en tisser de nouveaux, les australopithèques se livrent à de longs et minutieux soins mutuels. Peut-être l’équivalent de notre conversation.
Captures d'écran Documentaire de la BBC Si les mâles restent dans le même groupe toute leur vie, les femelles en changent à la maturité sexuelle pour éviter la consanguinité. A la différence des autres animaux, ces « premiers Hommes » s’accouplent face à face. La bipédie a changé l’orientation du bassin et donc l’équilibre général des postures. Yves Coppens extrait de Coppens, «père» de Lucy: «L'homme actuel n'est qu'une étape» " Ils étaient nomades. Mais aussi suffisamment sédentaires pour installer des sortes de camps de base, à l'occasion de courtes périodes de chasse ou de cueillette, quelques jours voire quelques semaines. "
Le Dinofelis était un prédateur dangereux pour l'Australopithèque (Sur la terre de nos ancêtres © BBC) " Lucy, la petite Australopithèque, vivait en milieu couvert et découvert, arpentait la savane pour recueillir des racines, grimpait aux arbres pour se nourrir de fruits et de graines. "
Lucy, l'Australopithèque " Il est probable qu'elle dormait dans les arbres, pour des raisons de sécurité. C'est qu'elle partageait son environnement avec toutes sortes de carnivores, genre chacal, hyène, lion ou dinofelis pour lesquels elle était une proie potentielle."
Quand la saison n’est pas aux fruits, le régime alimentaire des Australopithèques s’adapte. Ils creusent le sol à la recherche de racines et de tubercules. Leurs dents sont recouvertes d’émail afin de pouvoir mastiquer des nourritures coriaces. Tous apprennent en imitant leurs aînés. Le régime alimentaire comporte un autre élément important : la viande.
Les ancêtres de la hyène actuelle étaient déjà de terribles prédateurs pour les Australopithèques. © dinosoria.com Quand l’occasion se présente, ils n’hésitent pas à se faire charognards. V.Battaglia (02.2004) M.à.J (14.03.2006)
La vie des hommes de la préhistoire, Brigitte et Gilles Delluc, éditions Ouest-France
L'outil créa l'homme: Homo habilis |







