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Dogue du Tibet

Ce dogue est un chien parmi les plus puissants. A lui seul, le dogue du Tibet défendait un troupeau de cent yacks. Depuis des siècles, le dogue du Tibet garde les maisons et protége les troupeaux des prédateurs sur les contreforts de l’Himalaya.

L’histoire du dogue du Tibet

Ce montagnard est l’un des principaux ancêtres des molossoïdes actuels. C’est dans le Chou-King chinois que l’on trouve les premières traces écrites concernant le dogue du Tibet.
Ce chien est présenté comme un géant dressé à attaquer les intrus.

L’un d’entre eux avait été offert comme présent à l’Empereur de Chine, en 1121 avant notre ère.
Par la suite, de nombreux documents montrent que le dogue du Tibet était très utile à l’homme.

Dès qu’il fallait montrer force, vaillance et instinct de combat, le dogue était présent.

Les caravanes qui traversaient le centre de l’Asie convoyaient de nombreux biens précieux. Les bandits étaient à l’affût. Aussi, les caravanes utilisaient-elles les dogues du Tibet pour se protéger.
Seuls les chiens les plus vaillants étaient sélectionnés. Pour cela, les chiots étaient laissés plusieurs heures dans la neige après leur naissance. Seuls les plus résistants survivaient.

Les Romains, lors de leurs campagnes, amenèrent avec eux ces hercules. Ils les dressaient au guet, aux liaisons et à l’arène.
Ils faisaient partie intégrante des expéditions au même titre que les armes.

Il faut attendre le XVIIIe siècle pour entendre parler de ce chien en Occident. Ce sont les colons, en particulier les Britanniques, qui s’intéressent alors à lui.
Des missions sont envoyées au Tibet pour ouvrir les frontières du pays. Georges Bogle, en 1774, et Samuel Turner en 1783, sont tous deux très impressionnés par la stature et la férocité des chiens tibétains.

Turner raconte avoir vu un troupeau de 300 yacks protégés seulement par deux dogues du Tibet.

Vers 1830, deux dogues sont offerts à la ménagerie de Londres. Ils ne peuvent s’adapter et meurent rapidement.
D’autres importations suivront au XIXe et XXe siècle, notamment par le biais des Anglais installés en Inde.

Ce n’est qu’en 1980 que la race a été enregistrée en Angleterre sous le nom de tibetan mastiff.

Ce sont pourtant les Allemands qui mettent au point le standard en 1982.

En France, l’élevage n’a commencé que dans les années 1990.

Comportement et éducation

L’éleveur a une grande part de responsabilité dans sa socialisation. Cette dernière doit être menée dès son plus jeune âge.
Il doit impérativement savoir quelle est sa place dans la hiérarchie familiale et qui est le chef de meute.
C’est un chien qui a besoin d’exercice et qui n’est absolument pas fait pour la vie citadine.

Le dogue du Tibet est très attaché à sa famille tout en conservant une certaine indépendance. Il fait peut de démonstrations de joie ou d’affectation ce qui ne l’empêche pas d’être hyper- protecteur.

C’est un excellent chien de garde doté d’un courage à toutes épreuves.

Attention car en cas de réel danger, il n’hésite pas à attaquer. De ce fait, ce n’est pas un chien à mettre entre toutes les mains, surtout les mâles.
Il doit être tenu fermement.

C’est un chien robuste qui n’a pas de problèmes particuliers de santé. Il bénéficie d’une bonne longévité pour un molosse.

Dimensions

Morphologie : crâne large et corps massif. Queue en panache. Oreilles tombantes.
Taille : 66 cm minimum au garrot pour un mâle ; 61 cm pour une femelle
Couleur : noir intense, noir et feu (fauve), marron, doré ou gris. On accepte une étoile blanche sur le poitrail.
Poids : 55 à 80 kg selon le sexe
Longévité : 10 à 15 ans

V.Battaglia (09.12.2005)

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