Dogue
du Tibet
Ce dogue est un chien parmi les plus puissants. A lui seul, le dogue du Tibet défendait un troupeau de cent yacks. Depuis des siècles, le dogue du Tibet garde les maisons et protége les troupeaux des prédateurs sur les contreforts de l’Himalaya. |
Ce montagnard
est l’un des principaux ancêtres des
molossoïdes actuels. C’est dans le
Chou-King chinois que l’on trouve les premières
traces écrites concernant le dogue du Tibet. L’un
d’entre eux avait été offert
comme présent à l’Empereur
de Chine, en 1121 avant notre ère. Dès qu’il fallait montrer force, vaillance et instinct de combat, le dogue était présent.
Les caravanes
qui traversaient le centre de l’Asie convoyaient
de nombreux biens précieux. Les bandits
étaient à l’affût. Aussi,
les caravanes utilisaient-elles les dogues du
Tibet pour se protéger. Les
Romains, lors de leurs campagnes, amenèrent
avec eux ces hercules. Ils les dressaient au guet,
aux liaisons et à l’arène. Il
faut attendre le XVIIIe siècle pour entendre
parler de ce chien en Occident. Ce sont les colons,
en particulier les Britanniques, qui s’intéressent
alors à lui.
Turner raconte avoir vu un troupeau de 300 yacks protégés seulement par deux dogues du Tibet. Vers
1830, deux dogues sont offerts à la ménagerie
de Londres. Ils ne peuvent s’adapter et
meurent rapidement. Ce n’est qu’en 1980 que la race a été enregistrée en Angleterre sous le nom de tibetan mastiff. Ce sont pourtant les Allemands qui mettent au point le standard en 1982. En France, l’élevage n’a commencé que dans les années 1990.
L’éleveur
a une grande part de responsabilité dans
sa socialisation. Cette dernière doit être
menée dès son plus jeune âge. Le dogue du Tibet est très attaché à sa famille tout en conservant une certaine indépendance. Il fait peut de démonstrations de joie ou d’affectation ce qui ne l’empêche pas d’être hyper- protecteur.
C’est un excellent chien de garde doté d’un courage à toutes épreuves. Attention
car en cas de réel danger, il n’hésite
pas à attaquer. De ce fait, ce n’est
pas un chien à mettre entre toutes les
mains, surtout les mâles. C’est un chien robuste qui n’a pas de problèmes particuliers de santé. Il bénéficie d’une bonne longévité pour un molosse.
Morphologie
: crâne large et corps massif. Queue en
panache. Oreilles tombantes. V.B (09.12.2005) |


