Morphologie de Diplodocus
Ce sauropode pesait au maximum 20 tonnes ce qui est peu par rapport à la longueur de l’animal. Les vertèbres allégées limitent le poids du squelette. Le poids exact de l'animal n'est pas connu et varie selon les auteurs de 10 à 20 tonnes.
Le corps par lui-même est relativement court par rapport à la longueur du cou (environ 9 m) et de la queue (environ 14 m). La tête semble minuscule.
Plusieurs théories ont été émises concernant la flexibilité du cou. Son cou, exceptionnellement long, se compose de 15 vertèbres individuelles. Entre ces os, les articulations permettent des mouvements souples.

Squelette de Diplodocus. By Dinornis
D'après R.Mc Neill Alexander, spécialiste en biomécanique, les muscles du cou n'étaient pas capables de le lever. De ce fait, il devait se tenir à l'horizontale et fourrager à 4 ou 5 mètres du sol en balançant son cou.
Cependant, les reconstitutions par ordinateur et des études sur des vertèbres cervicales ont démontré que le cou était flexible.
Diplodocus pouvait le soulever sur une durée très courte. Cette hypothèse signifie qu'il pouvait supporter un manque d'oxygène pendant ces quelques minutes.
Mais, cette position ne pouvait être tolérée par l’organisme que très peu de temps sous peine d’une véritable explosion du système cardio-vasculaire. En effet, le cœur pour continuer à irriguer le cerveau aurait été obligé de refouler le sang à une pression phénoménale. Pour cela, il aurait fallu que le coeur soit énorme.
Le cou de Diplodocus est sujet à controverse. Là encore, il ne s'agit que d'hypothèses. En réalité, les paléontologues ne savent pas vraiment quelle était la posture exacte de Diplodocus.

Reconstitution Diplodocus par la BBC
Les pattes antérieures sont beaucoup plus courtes que les pattes postérieures. L’avant du corps était donc plus proche du sol.
Peut-être se redressait-il sur ses pattes postérieures pour atteindre les feuillages les plus hauts.
C’est une hypothèse assez probable car les os du bassin sont massifs et peuvent supporter les muscles puissants qui entraînent les pattes postérieures.

Photo amusante qui montre le gigantisme du Diplodocus. By Herbert Spencer
Sa longue queue, constituée de 80 vertèbres, ressemble à un fouet. Cette queue était l’unique arme contre les prédateurs comme Allosaurus.
Cette queue était actionnée par des muscles puissants. Un violent coup pouvait facilement assommer ses prédateurs.

Zoom sur la queue d'un Diplodocus (Natural History Museum, London). By The Swedish Experience
Les narines de Diplodocus forment une ouverture entre les yeux et non au bout du museau ce qui est étrange. En 2001, des études menées par Lawrence Witmer, ont indiqué que les ouvertures nasales sont placées haut sur la tête mais que les narines étaient en fait placées beaucoup plus bas sur le museau.
Sur le dos, la colonne vertébrale est formée de vertèbres portant de hautes épines. Ces "épines" pourraient ressembler à celles des iguanes.
Alimentation et reproduction de Diplodocus
Les dents de Diplodocus, grandes et minces, ressemblaient à des crayons. Elles n'occupaient pas toute la longueur de la mâchoire. Situées à l'avant de la bouche, elles formaient une sorte de peigne.

Gros plan sur la tête d'un Diplodocus. By The Swedish Experience
Ses dents ne lui permettaient pas de mastiquer les plantes trop résistantes. Ce dinosaure ne pouvait pas couper les tiges, ni les feuilles. Après de nombreux débats sur la manière dont Diplodocus s'alimentait, actuellement, la théorie officielle est qu'il ratissait les feuilles sur les branches.
Il mangeait également des fougères et d’autres végétaux au près du sol. Il pouvait donc sans doute s'alimenter à des niveaux différents et cela jusqu'à environ 10 m du sol.
On a évalué que Diplodocus avait besoin d’environ 300 kg de feuilles par jour. Au vu de l’importance de leur ration journalière, on peut en déduire que ces dinosaures pratiquaient la transhumance.

Diplodocus exposé au Musée de Denver. By Terra Nova
De vastes troupeaux devaient se déplacer lentement et continuellement pour trouver suffisamment de nourriture.
Chaque individu ingérait plusieurs kilos de pierres (gastrolithes) qui servaient de meules pour broyer les aliments.
On ne connaît pas le mode de reproduction du Diplodocus. Cependant, on a découvert des sites de pontes appartenant à des Titanosaures.
Ces dinosaures pondaient des œufs de manière collective.
Il est possible que Diplodocus agissait de même mais pour le moment il n’y a aucune preuve.
V.B (11.2003) M.à.J 08.03.2008
Classification : Saurischia Sauropodomorpha Sauropoda Diplodocidae Diplodocinae
Video (Reconstitution BBC)
Un
Allosaurus attaque un Diplodocus
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Diplodocidae
Dicraeosaurinae
Références et crédit photographique
Lawrence M. Witmer et al., "Nostril Position in Dinosaurs and other Vertebrates and its Significance for Nasal Function." Science 293, 850 (2001)
Grellet-Tinner, Chiappe, & Coria, "Eggs of titanosaurid sauropods from the Upper Cretaceous of Auca Mahuevo (Argentina)", Can. J. Earth Sci. 41(8): 949–960 (2004)
Paul Barrett, How Dinosaurs lived , Firecrest Bokks Ltd 2006
The Marshall Illustrated Encyclopedia of Dinosaurs and Prehistoric Animals, Marshall Editions Ltd 1999
Les photos, sauf BBC, sont sous Licence Creative commons
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