Le Déluge expliqué par la science Ce qui frappe le plus dans le mythe du Déluge c’est l’homogénéité de tous les récits. Que ce soient les Sumériens, les Africains, les Européens ou les Chinois, tous semblent avoir en mémoire une catastrophe planétaire qui aurait dévasté la planète plusieurs millénaires avant notre ère.
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Les chapitres 6, 7, 8 de la Genèse, dans l’Ancien Testament, contiennent l’histoire du Déluge.
Mosaïque de la basilique Saint-Marc, à Venise, qui illustre le Déluge Quand les eaux baissèrent, Noé et les siens furent déposés sur le Mont Ararat, à partir duquel ils repeuplèrent la Terre.
Plusieurs mythes indiens relatent les mêmes faits. Le récit biblique a lui-même des origines sumériennes.
Onzième tablette de l'Epopée de Gilgamesh sur laquelle Utnapishtim relate son expérience au héros Tous ces récits s’accordent sur un point : le Déluge aurait eu lieu entre – 3 500 et – 3 300 avant notre ère.
En 1929, des fouilles archéologiques sur le site de l’antique ville sumérienne d’Our, révèlent une couche argileuse de plus de 2 m.
A Our, dans l'ancien pays de Sumer, les couches statigraphiques indiquent de très fortes précipitations Cette couche est en quelque sorte une rupture brutale dans l’histoire. Son épaisseur indique que l’inondation a été hors du commun. D’autres fouilles effectuées à Babylone, Shourouppak, Ourour, Kish, Tello, Ninive et Fara ont mis à jour la même couche sédimentaire.
En 1998, deux géologues américains publient un livre « Noah’s flood ». Leur conclusion est la suivante : « ce que les textes anciens qualifient de « Déluge » n’a pas été la conséquence de précipitations d’une abondance et d’une durée exceptionnelles. Il ne se situerait pas entre le Tigre et l’Euphrate, et il serait plus ancien que l’on croyait ». Toujours en 1998, une expédition franco-roumaine établit une image des fonds de la Mer Noire. Cette étude montre l’existence de dunes de type « aérien », vieilles de 7 100 ans. Il y a 7 500 ans, des coquillages d’eau salée ont remplacé ceux d’eau douce dans toute la mer Noire.
Dans leur livre publié en 1998, Ryan et Pitman formulent l’hypothèse suivante : Il y a environ 12 000 ans, un réchauffement de la planète mettait fin à l’âge glaciaire. La fonte des glaces provoqua une montée du niveau de la mer.
Les deux auteurs vont encore plus loin. Après les découvertes de vestiges _ céramiques, amphores, des restes de construction dont certains sont datés de 3 500 ans_, il est clair que la révolution néolithique ne provient pas de Mésopotamie. De là, les chercheurs tentent d’expliquer le bond en avant de l’humanité il y a quelques millénaires. Pour eux, ce peuple aurait fui les territoires de l’actuelle mer Noire pour créer les grandes civilisations, des Egyptiens pré-dynastiques aux Pro Indo-Européens. Jusqu’en 1998, les scientifiques étaient convaincus que ce « Déluge » s’était étalé sur plusieurs siècles. Ryan et Pitman avancent, eux, une période d’un an.
Nous appartenons à la période appelée « holocène » depuis 12 000 ans. C’est à ce moment là que l’homme franchit une étape déterminante dans son évolution. De nombreuses inventions apparaissent alors :
Outillage en pierre polie du Néolithique
Meule et pilon de pierre
Statuette en terre cuite du Néolithique qui est peut-être une image de la fertilité et des moissons
Céramique du Néolithique
On ne peut nier qu’un bond en avant a été effectué au néolithique. Cette grande transition a abouti aux civilisations modernes. Cependant, il serait précipité d’en arriver aux mêmes conclusions que les deux scientifiques américains. En effet, si la période comprise entre 10 000 et 4 000 av.J.C témoigne du progrès le plus important de l’humanité, elle correspond également à la fin de la dernière période glaciaire.
Oui, il s’est bien passé un bouleversement important, il y a environ 7 500 ans. Rien pour l’instant ne prouve que cette montée des eaux se soit effectuée en seulement un an. Les différents vestiges de ce cataclysme n’ont pas été tous datés de la même période. Donc, selon les lieux, il n’y aurait pas eu « un » mais « des » Déluges. Difficile d’imaginer un seul cataclysme submergeant toute la planète.
La question qui se pose est de savoir ce qui a provoqué ces cataclysmes en chaîne. Si la notion de « Déluge » est aujourd’hui admise par tous, de nombreuses zones d’ombres subsistent.
Il y a un premier point que personne n’a su expliquer pour l’instant. Les textes qui racontent le mythe du Déluge remontent à moins de 5 000 ans puisque avant cette date, l’écriture n’est pas sensée avoir existée. Selon la bible, Noé a été déposé en haut du mont Ararat. Cette montagne existe bien, elle est située en Anatolie, dans l’actuelle Turquie.
Le Mont Ararat aujourd'hui La présence d’un navire avait déjà été signalée, notamment par des ouvriers turcs en 1839. Il est scientifiquement impossible que le niveau de la mer ait pu s’élever à 4 500 m d’altitude. Pourtant, on ne peut nier que les restes d’une construction en bois reposent en haut du glacier. Quoi qu'il y ait pu avoir en-haut de cette montagne, il semble qu'aujourd'hui, les scientifiques n'y ont rien trouvé. En effet, un groupe de scientifiques russes a annoncé : » Ce que l’on pensait être les vestiges de l’arche de Noé sur les pentes du mont Ararat en Turquie se révèlent être des formations naturelles ». L’expédition s’est rendue sur la pente ouest en automne 2004. Elle a rapporté des bandes vidéos et des échantillons d’objets. V.Battaglia (03.2004). M.à.J 05.2005 |







