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La datation relative
Pour replacer un fossile dans son contexte, les paléontologues
doivent le comparer aux roches et fossiles environnants.
Certains fossiles dits « fossiles caractéristiques
ou guides » sont de précieux outils de datation.
Ces changements de fossiles permettent donc de diviser les temps
géologiques en trois grandes ères, subdivisées
en périodes.
Ces fossiles guides sont des marqueurs stratigraphiques. Les temps
géologiques sont découpés en : éons,
ères, périodes, époques, âges et zones.
Les marqueurs interviennent surtout pour définir les zones
qui sont de petites unités de temps. C’est l’histoire
évolutive de ces organismes à la durée de vie
relativement courte qui permet de définir ces zones. Exemples
de marqueurs stratigraphiques : ammonites, brachiopodes, trilobites,
bélemnites.

Bélemnite du Crétacé
Les marqueurs sont utilisés pour dater les roches dans le
monde entier. Par exemple, les trilobites servent à repérer
les roches du Cambrien, les graptolites celles de l’Ordovicien
et du Silurien.

Datation relative par les microfossiles.
Ici, microfossiles de nummulite du Paléocène
Il faut que les sédiments marins soient importants sur une
période pour que cette méthode fonctionne. Ce n’est
pas le cas, par exemple pour le Trias.
La datation absolue
Synthèse simplifiée de cette méthode de datation
:
Un corps radioactif émet à partir de sa consolidation,
à vitesse constante, une série de radiations ce qui
le transforme peu à peu en un élément stable.
A chaque élément radioactif correspond un temps au
bout duquel la moitié de sa masse se désintègre.
Cette méthode de datation chronométrique convertit
la séquence de formation des roches, telle qu’elle
a été établie par la stratigraphie et la datation
relative, en échelle absolue mesurée en millions d’années.
D’autres méthodes viennent en complément comme
la datation radiométrique qui mesure les proportions d’isotopes
dans les éléments radioactifs. La datation au Carbone
14 est l’une des meilleures techniques de datation radiométrique.
Cette technique se fonde sur la désintégration de
l’isotope radioactif carbone 14 (C 14).
Mais, cette technique a ses limites et ne peut servir à dater
des organismes vieux de plus de 70 000 ans.
En résumé, dans une roche, on peut évaluer
le pourcentage de corps radioactif non transformé et celui
de l’élément stable qui résulte de sa
transformation. Une simple règle de trois permet alors de
dater la consolidation de cette roche.
Le paléomagnétisme complète ces techniques.
Tout au long de son histoire, le champ magnétique terrestre
s’est inversé. Le nord magnétique est devenu
périodiquement le sud magnétique. L’étude
des roches volcaniques sur les dorsales océaniques permet
de reconstituer ces inversions et donc de dater ces périodes.

Roche basaltique qui a conservé
la trace de l'orientation du magnétisme terrestre
Les résultats obtenus avec ces différentes techniques
sont d’une grande précision.
V.B (02.2005)
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