Mystérieuse
disparition : Le bataillon de Norfolk
L’un des cas les plus
mystérieux de disparition s’est produit
au cours de la Première Guerre mondiale.
Cette énigme est d’autant plus étrange
qu’elle concerne un bataillon entier de
soldats. |
Entre mars et décembre 1915, l’Angleterre et la France
tentent de se rendre maîtresse des Dardanelles, point stratégique
contrôlant les communications entre la Méditerranée
et les ports russes de la mer Noire.
1915. Gallipoli. Photo d'archives L’histoire de la disparition des Norfolk est connue par le
récit des soldats du Commonwealth qui ont assisté
à l’évènement.
1915. Gallipoli. Photo d'archives Alors qu’ils se trouvent dans le lit d’un
cours d’eau asséché, les soldats du Norfolk
entrent dans un étrange nuage.
Ce récit repose sur un témoignage fait 50 ans après les faits. Rédigé lors d’une rencontre commémorative des ANZAC par trois des soldats néo-zélandais, ce témoignage se présente sous forme d’un appel à déposer, destiné aux éventuelles personnes encore vivantes qui auraient assisté au phénomène. Cependant, le témoignage comporte plusieurs contradictions. Ainsi, le 4e Norfolk évoqué par les témoins
n’est pas un régiment mais un bataillon. Celui-ci a
d’ailleurs terminé la campagne des Dardanelles. Par contre, il existe un autre document qui évoque un épisode similaire et écrit peu après la campagne. Cette fois-ci, on ne peut y relever aucune contradiction. Ce témoignage très frais paraît nettement plus fiable.
Le rapport effectué juste après la campagne «
Final of the Dardanelles Commission » a été
publié en 1917.
Vallée de Gallipoli Il existe donc des similitudes entre le document officiel et le
témoignage tardif des soldats néo-zélandais.
Le témoignage semble mélanger deux évènements.
Il est vrai que sur le Rapport Final, les deux faits sont relatés
sur deux pages en face l’une de l’autre. Il faut rajouter à cela que, du 5e Norfolk porté
disparu, 122 cadavres membres de ce bataillon, ont été
retrouvés dès le 23 septembre 1919.
1915. Gallipoli. Photo d'archives Enfin, rappelons que le rapport officiel parle d’une brume de très grande superficie et non d’un nuage de 250 mètres de long posé au sol, selon la description des témoins. Tous ces éléments rendent douteux le témoignage des soldats néo-zélandais. Il n’en reste pas moins que certains auteurs accros de mystère continuent à voir dans cet évènement tragique de la Première Guerre mondiale une énigme dans laquelle la participation des petits hommes verts est bien sûr au premier plan.
En 1707, au cours de la guerre de la Succession d’Espagne, 4 000 hommes de l’archiduc Charles de Habsbourg engagés contre les armées de Philippe V se mettent en route un matin vers le col des Pyrénées. Nul ne sait, en dépit des recherches, ce qu’ils sont devenus. Ils ont disparu avec armes et bagages. En 1858, lors de l’attaque des Français contre le
royaume vietnamien, 650 zouaves du corps expéditionnaire
avancent vers Saigon dont ils ne sont plus éloignés
que de 20 km. En décembre 1937, le Japon a déjà envahi une
bonne partie de la Chine, et ses armées avancent vers Nankin,
la capitale chinoise. V.B (20.09.2005)
Disparitions mystérieuses, Patrice Gaston 1973. Mémoire de l’humanité Editions Larousse 1992 |





