Cryptozoologie
Depuis
déjà plusieurs années, les
médias se sont emparés de la cryptozoologie
afin d’orchestrer des émissions à
grand spectacle où le mot « monstre
» revient régulièrement. Il
est vrai qu’un bon gros monstre que l’on
jette en pâture au grand public a de grandes
chances de faire monter l’audimat.
|
C’est
littéralement l’étude des
animaux cachés. Qui dit caché, dit
inconnu de la science.
Okapi. © dinosoria.com Les
témoignages des populations locales ne
sont jamais prises en compte par les scientifiques.
Qui pourrait croire qu’un dinosaure hanterait
encore le bassin du Congo ? Il ne s’agit forcement que de mythes pour attirer les touristes. La
communauté scientifique a longtemps souri
aux histoires des marins et de leur soi-disant
« monstres marins ». Le calmar géant
existe pourtant bel et bien.
Coelacanthe. Licence Cependant, il faut aussi parfois de la fantaisie et de l’imagination pour sortir des schémas traditionnels et faire avancer la science en empruntant des chemins différents.
Ce sont ces chemins qui ont permis à des scientifiques et des non-scientifiques de faire de belles découvertes.
L’histoire
du saola est celle de toutes les espèces
qui ne sont pas censées exister. La légende
se situe au Vietnam et a été colporté
par quelques aventuriers pendant longtemps.
L’animal est rare et craintif et se cache dans les forets difficilement accessibles. Quel
beau mythe ! Un animal aussi bizarre qui n’aurait
pas été découvert dans un
pays comme le Vietnam, colonisé par les
Français ! Seulement
voilà, la légende s’est avérée
vraie. En 1993, la très sérieuse
revue scientifique Nature fit un article sur cette
affaire.
Saola. © WWF-Canon / David Hube Ce
n’est qu’en 1994 qu’un chasseur
de tortues a finalement capturé par hasard
une jeune femelle. Le soala a été chassé par les indigènes à raison d’une cinquantaine de spécimens par an. C’est énorme quand on sait que la population est estimée à quelques centaines.
Suite
aux premières découvertes, le soala
a été étudié et répertorié
sous le nom de Pseudoryx nghetinhensis.
Les
océans recouvrent les ¾ de notre
planète. Nous avons effectués des
vols vers la Lune ou Mars. Peut-on pour autant
prétendre que nous connaissons parfaitement
l’univers ? Voire même notre système
solaire ?
Requin grande gueule. U.S. National Archives Le
coelacanthe, pêché depuis bien longtemps
par les habitants des îles Comores, a été
officiellement répertorié par la
science en 1938. Il est évident que les plus belles découvertes qui nous restent à faire proviendront sans doute des profondeurs marines.
Cependant, sur terre, nous sommes loin d’avoir exploré chaque recoin. L’okapi,
qui mesure 1,80 m au garrot, n’a été
découvert qu’en 1901. L’animal
n’était officiellement qu’une
légende colportée par les pygmées
du Congo belge.
Bernard Heuvelmans a souvent été décrié par les scientifiques et les sceptiques. Il est vrai qu’il a commis de nombreux excès et n’a pas toujours apporté les preuves de ce qu’il avançait. Cependant, sa démarche peu orthodoxe s’est également parfois avérée juste. Il
avait raison, par exemple, quand il prétendait
que des varans géants vivaient dans les
marais du sud de la Nouvelle-Guinée.
Okapi. © dinosoria.com Chaque
année, on découvre des centaines
de nouvelles espèces mais cela concerne
des insectes, des poissons et des petits oiseaux. Il
est certain que le dragon de Komodo découvert
en 1912 a eu plus de succès auprès
des foules.
Dragon de Komodo. © dinosoria.com Il reste de nombreuses créatures à découvrir. Parmi celles qui font fantasmer, le serpent de mer n’est certainement pas une légende si l’on en juge par les tonnes de rapports le concernant. Dans l’immensité des océans, des créatures étranges peuvent évoluer sans avoir une chance sur mille d’être repérées. Si
nous voulons vraiment faire avancer la science,
il nous faut ouvrir notre esprit sans préjugés. V.Battaglia (19.12.2006) |






